Monatsberichl der Berliner Akadeniie. 18. Fehruar 18il
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l'emporte considérablement sur la gauclie. Sur le dos de l'animal, on voit un sillon profond, partant de l'intervalle qui sépare les deux cornes, descendre directement sur la moitié postérieure en coupant à angle droit le sillon transversal.
Le C. biceps a la taille du C. Furca environ. Nous l'avons observé à Valliic, dans le fjord de Christiania.
6° Ceraiiumdivergens.
Sï.N. Peridiniiim dirognis. Elir. Monatsbcr. d. P.erl. Akad. 1840, p. 201.
? Pcridinitim drprcssum. Bailey. Suiillis. Conlrib. to Knowledge. 1853, p. 12, Fig. Zô-ôi.
DiACNOSE. Ceraliuiu à trois cornes courtes, dont doux portées par la partie antérieure, droites, pointues et armées à leur l)ase d"une forte dent, placée du coté iutcrno.
Cette espèce s'éloigne tout-à-fait des précédentes par la largeur excessive qu'elle présente dans sa région équatoriale. Les cornes dont elle est ornée n'atteignent plus un aussi grand développement en longueur; en revanche, elles sont fort larges à leur base et se terminent en pointe. La grande prépondérance que prenait, chez la plupart des autres espèces, la corne antérieure droite sur la corne antérieure gauche, subsiste encore ici, mais à un degré à peine sensible. La corne droite est, en effet, en général légèrement plus longue que la gauche, et surtout un peu plus large sur ses bases. La dent dont elle est armée à sa base est aussi en général un peu plus forte. — L'échancrure ventrale est réduite à une fente étroite, dont la largeur reste à peu près partout la même, et qui affecte à peine la moitié postérieure de la carapace. Celle-ci forme un rebord très-proéminent de chaque côté du sillon transversal, et ce rebord est orné de soies raides ou d'épines courtes. On trouve cependant des variétés entièrement dépourvues de ces épines. La coupe équatoriale de ce Ceratium est exactement réniforme.
Cette espèce est très-voisine du Peridinitm Michaelis observé par M. Ehrenberg dans l'eau de la Baltique (Inf., p. 256. PI. XXII, Fig. XIX). Cepeadant, M. Ehrenberg ne parle pas des dents caractéristiques placées à la base des cornes, et, de plus, il représente ces dernières comme des cylindres épais et tronqués, tandis que chez tous les Ceratium divergens observés par nous, ces cornes sont pointues. Toutefois, il est à remarquer que M. Ehrenberg n'a eu qu'un petit nombre d'exemplaires de son P. Michaelis sous les yeux, puisqu'il déclare lui-même n'avoir pu décider quelle était la
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partie antérieure de l'animal, et qu'il dessine les cils vibratiles précisément sur celui des bords du sillon transversal où ils ne sont pas. La diagnose que M. Ehrenberg donne de son Peridinium divergens, et le dessin qu'il en a publié dans sa Microgéologie, concordent, par contre, lout-à-fait avec notre Ceratium. Du reste, il est certain que le Ceratium divergens est soumis à de nombreuses variations, ainsi que nous avons pu nous en assurer soit par nos propres observations, soit par l'examen de nombreux dessins relatifs à cette espèce qui nous ont été communiqués par M. le professeur Chr. Boeck, de Christiania. Quant à la structure de la carapace, M. Ehrenberg la fait consister, sur la moitié antérieure de la carapace de son Pcrid. divergens, en une simple rugosité produite par de petits points élevés, tandis que sur la moitié postérieure il constate en outre l'existence de veines longitudinales lâchement réticulées qui convergent vers la corne postérieure'. Ces veines sont les lignes de juxta-position des diflérentes pièces polygonales dont se compose la cuirasse, mais elles existent aussi bien dans la moitié antérieure que dans la moitié postérieure.
Le Peridinium figuré par M. Joh. Mueller dans son Mémoire sur le Pentacrimis Medusœ' esl\e Cer. divergens. Il en est fort probablement de même du Peridinium depressum de M. Bailey, qui n'en dilfère que par une obliquité probablement toute individuelle.
Le Ceratium divergens est abondant dans la mer du Nord, sur la côte de Norwége.
Le Ceratium que M. Perty décrit sous le nom de Ceratium mucroccras (Zur Kenntniss, etc., p. 161. PI. VII, Fig. 13), et auquel il avait donné antérieurement le nom de C. longicorne (Mittheil. d. Bern, naturf. Gesells. 1849, p. 27), est une fort belle espèce que nous n'avons pas eu l'occasion de rencontrer jusqu'ici. Elle n'a rien à faire avec le Peridinium macroceros Ehr., et il faut lui conserver le nom de Ceratium longicorne Perty. — Sous le nom de Peridinium tridens (Monatsb. d. Berl. Akad. d. Wiss. 1840, p. "^Ol), M. Ehrenberg donne une diagnose d'un Ceratium qui doit être très-