‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes;Chapitre 87 sur 108 · Monatsbcriolit der Berliner Akademie. 1854. |i · texte numérisé non relu

Monatsbcriolit der Berliner Akademie. 1854. |i

2. Al)hanilluni<en der Akademie dei' Wisscnscliaflen zii b'erliii. 1811. l'I. li. V'v'. 1.

voisin du C. divei'gei>s et du C. MichacUs, mais dont ce savant n'a pas publié jusqu'ici de fiiiuro.

2" Genre. — l'E li 1 DI N 1 U M.

Les Pcridiaium sont constitués exactement comme les Ceratium, dont ils ne se distinguentque par l'absence des prolongements en forme de corne. Nous restreignons donc le genre Peridinium tel que l'avait conçu M. Ehrenberg, en en excluant les Ceratium, mais, en revanche, nous lui rendons de l'étendue en lui restituant les espèces que M. Ehrenberg plaçait dans son genre Glenodium. Ce genre était en effet basé uniquement sur la présence d'une tache rolige, c'est-à-dire d'un prétendu point oculaire. Or, ce caractère ne pouvant suffire môme à caractériser des espèces, ne peut, a fortiori, avoir aucune valeur générique. L'œil des Glenodinium n'est qu'une goutte d'huile colorée, qui varie infiniment d'un individu à l'autre, soit par la position, soit par la forme, soit par la grosseur, soit même par le nombre. La même espèce peut ou bien être munie de l'œil prétendu, ou en être dépourvue. Aussi est-il fort probable que l'espèce décrite par M. Ehrenberg sous le nom de Peridinium cinctum, n'est qu'un Glenodinium tahulalum dépourvu de tache rouge. C'est, du reste, là un point que nous reprendrons plus en détail dans la troisième partie de ce travail.

ESPÈCES

i" Peridinium (nindalum.

Syn. Glenodinium tabulutiim. Elir. lui., p. 237, PI. XXU, l'ig. XXIII. Peridinium cinclum. Klii'. Inf., p. 233, PI. XXll, Fig. XIII.

DiAfiNOSE. Peiidiiiimn ovale, comprima, à tsiapace composée de grandes pièces polygonales à slnicUiie léluulée. Sillon tiansvcisal peu oblique à Faxe. Pas d'épines, ni de soies.

M. Ehrenberg parle, il est vrai, de deux pointes au front de son Gl. tahulatum, mais il suflit de considérer ses figures pour voir qu'il n'entend par là que la saillie formée parles bords de l'échancrure. Cette espèce est, du reste, parfaitement caracté-

risée par la forme de la partie inférieure de l'échancrure ventrale. Cette partie inférieure est une lacune rectangulaire du bord de la moitié postérieure de la carapace, lacune comprise entre trois des pièces polygonales dont se compose celle-ci. Le bord gauche de cette lacune est plus long que le bord droit. — M. Ehrenberg remarque déjà lui-même qu'il existe des individus dépourvus de tache rouge, ce qui le conduit à supposer qu'il existe un Peridinium tabulatum différent du Glenodinium labidatum. Nous sommes aussi fort portés à croire que son Pcrid. ciiictum doit être réuni à cette espèce. Si l'on s'en tient exclusivement au texte, la réunion de ce Perul. cinctutn au Glenodinium cinctutn semblerait encore plus justifiée. Toutefois, l'examen des planches nous fait supposer qu'il s'agissait plutôt d'un Peridinium tabulatum anophthalme, chez lequel le peu de transparence a empêché de reconnaître la structure de la carapace. Cette espèce est abondante aux environs de Berlin.

2° Peridinium, apiculatum.

SïN. Glenodinium apiculatum. Elu-. Inf., p. 238, PI. XXII, Fig. XXIV.

DiAGNOSE. Peridiniiini ovale, comprimé, à carapace composée de grandes pièces polygonales à structure réticulée, à bord hérissés de petites soies roides, et séparées les unes des autres par des intervalles lisses.

Cette espèce, que nous avons rencontrée çà et là aux environs de Berlin, est trop bien caractérisée pour que nous ayons besoin de nous arrêter à elle.

3" Peridinium cinctum. (Non Ehrenberg.)

Stn. Glenodinium cinctum. Ehr. Inf., p. 2S7, PI. XXII, Fig. XXII.

DiAGNOSE. Peridinium ovoïde, ;i carapace parfaitement lisse, homogène, non composée de pièces distinctes, complètement mutitpie.

Ce Peridinium est une des espèces les plus communes aux environs de Berlin. Sa taille est un peu plus petite que celle des espèces précédentes, et sa carapace se compose de deux moitiés parfaitement lisses. Nous l'avons trouvé le plus souvent dépourvu de la tache rouge que M. Ehrenberg lui attribue comme un caractère constant.

4° Peridiniîini acuminatum. Ehr. Inf., p. 25.i, PI. XXII, Fig. XVI.

DiAGNOSE. Peridinium ovoïde, à carapace lisse, homogène, terminée en pointe en ariière.

Ce Peridinium a été représenté assez exactement par M. Ehrenberg, qui l'avait observé dans la Baltique. Nous l'avons retrouvé dans le fjord de Bergen, et M. Chr.

ET LKS RHIZOPODES.

Boeck nous a communiqué le dessin d'un individu de la môme espèce trouvé par lui à Sondefjord. Les individus que nous avons observés étaient fort petits, ne dépassant guère On'^jOS à 0,04 en longueur.

5" Peridinium retimlatmn. (V. PI. XX, Fi g. 3.)

UlACNOSE. Pcridiniiiin ovoïde, à carapace formée par des champs polygonaux fort petits. Sillon transversal, trftsobliiiue à l'axe ; pas de pointes.

La petitesse et la régularité des pièces polygonales dont se compose la carapace chez cette espèce, lui donnent l'apparence d'une enveloppe de tulle. L'obliquité du sillon spiral transversal est plus grande que chez aucune des espèces précédentes, et ce sillon décrit un peu plus d'un tour complet. L'échancrure ventrale est très-étroite. Le parenchyme est coloré en brun, comme chez la plupart des autres espèces.

Le P. reticulatum est marin. Nous l'avons observé dans le fjord de Bergen. Sa longueur est de 0""",03.

6° Peridiniiim spinifencm. (V. PI. XX, Fig. 4-5.)

DiAGNOSE. Peridinium ovoïde, un peu atténué a l'extrémité postérieure. Caparace composée de grandes pièces polygonales. Sillon transversal, formant une spire à pas allongé. Deux épines en avant.

Le sillon transversal présente chez cette espèce une obliquité à l'axe beaucoup plus grande que chez aucune des espèces précédentes. Chez le P. reticulatum, le sillon est, il est vrai, très-oblique ; mais cette obliquité est comparable à celle de i'écliptique sur la sphère céleste, et, au premier abord, on serait tenté de prendre le sillon non pas pour une hélice, mais pour un cercle. Chez le P. spinifcrum, au contraire, la marche hélicoïdale du sillon est beaucoup plus accusée, car le sillon transversal, après être parti du bas de l'échancrure ventrale, fait le tour de l'animal et reparaît sur la face ventrale, bien en arrière de son point de départ. Ce sillon fait un peu plus d'un tour complet, et ses deux extrémités sont réunies l'une à l'autre par une fente étroite et oblique de la carapace, qui garde partout une largeur égale.

Le Peridinium spiniferum a une longueur d'environ 0""",04. Nous l'avons observé dans la mer du Nord, près de Glesnaesholm, sur la côte occidentale de Norwége.

Le p. fuscum Ehr. (Inf., p. 254. PI. XXII, Fig.XV) ne nous est pas connu. Quant au P.Pulvisculus Ehr. (Inf., p. 253. PI. XXII, Fig. XIV), au P. Monas Ehr. (Monatsb. • d. Berl. Akad. 1840, p. 201) et aux espèces que M. Perty décrit sous les noms de P. Corpusadîim, P. planuhim, P. oculatum, P. nionadicum, ce sont ou des Peridinum fort petits, ou des Peridinium nus, sur la valeur spécifique desquels il n'est pas encore possible de se prononcer maintenant. Il est fort probable qu'ils appartiennent au cycle de développement d'autres espèces. Nous reviendrons d'ailleurs sur les Peridinium nus dans la troisième partie de ce Mémoire. — Le Glenodinimn cinctum de M. Perty est sans doute une simple variété du V. tahulatimi. — Quant au Gl. triquetriwi Ehr., il nous est impossible de nous en faire une idée d'après la simple diagnose que M. Ehrenberg en a donnée (Monatsber., 1840, p. 200').

S'^ Genre. — DINOPHYSIS.

Le genre Dinophysis a été établi en 1839 par M. Ehrenberg, qui crut d'abord devoir le placer parmi les Ophrydiens, mais qui ne tarda pas à reconnaître ses véritables allinités en lui assignant une place dans sa famille des Péridiniens^. L'analogie avec les Péridiniens ne saute, il est vrai, pas aux yeux, mais elle ne peut échapper à un examen approfondi. Les Dinophysis sont en effet organisés précisément comme les Peridinium. La forme normale de ces animaux peut être comparée à celle d'un pot à lait, muni de son anse et d'un couvercle. Reste à démontrer dans celte forme les caractères essentiels des Péridiniens, savoir le sillon transversal et l'échancrure ventrale. Chez les genres que nous avons considérés jusqu'ici, le sillon transversal était placé à peu près dans la région équatoriale de l'animal. Ici, il est, au contraire, repoussé jusqu'auprès de l'une des extrémités. C'est, en effet, ce sillon qui sépare le corps du pot k lait

1. Depuis la rcdaetiim de ces lignes, M Carter a décrit, sous le nom de P. sanguineum , un Péridinien marin de Bombaj. V. Aimais and Mag. of Nat. Hislorj. April \K6S, p. 258.

2. Ueber noch jetzt lebende Tliierarten der Krcidebildung. — Denkschriften der Berliner AKadcniie der Wisscuscliaften. 1859.

de son couvercle. Les deux moitiés de la carapace des Péridiniens se retrouvent donc chez les Dinophysis, mais elles sont fort inégales ; l'une d'elles est réduite à un simple rudiment. Quant à l'échancrure ventrale, elle trouve son analogue dans l'anse du pot. En efl'et, la carapace présente à cette place une fente longitudinale dont les bords, se relevant perpendiculairement à la surface du pot, simulent l'anse. L'anse se compose donc de deux lames parallèles, entre lesquelles se trouve comprise l'échancrure ventrale. On voit déjà par là que le corps du pot correspond à la moitié antérieure des autres Péridiniens, et le couvercle à la moitié postérieure. Cette homologie est confirmée par l'examen de la position du flagellum et des cils. Les cils sont, en effet, placés dans le sillon qui sépare le pot du couvercle, mais immédiatement sur le bord du pot ; de même que chez les autres Péridiniens, ils sont implantés tout le long du bord supérieur soit antérieur du sillon. Quant au flagellum, il sort de la fente comprise entre les deux lames de l'anse, et sa pointe est dirigée du côté opposé au couvercle.

On ne remarque chez les Dinophysis pas plus de vésicule contractile que chez les autres Péridiniens. On distingue à leur intérieur des granules très-variables et des gouttes à apparence huileuse, ainsi qu'une substance colorante qui leur donne en général une couleur brunâtre. Dans nos dessins, nous avons en général néghgé ces détails afin de rendre plus visibles les détails de la carapace.

La position des Dinophysis, dans le système, est maintenant aussi nettement fixée que possible, grâce à l'observation positive des cils et du llagellum, organes dont M. Ehrenberg admettait déjà l'existence par suite des mouvements de ces animaux, mais qu'il n'avait pas observés directement.

ESPÈCES

i° Dinophysis nonvegica. (V. PI. XX, Fig. 20.)

DiAGNOSE. Chagrin de la carapace très-grossier. Moitié postérieure réduite à l'état d'une simple plaque concave. Corps comprimé, bordé par un limbe strié.

Cette espèce varie peu de forme : elle présente toujours son maximum de largeur en son milieu, et sa moitié antérieure (le fond du pot) se termine en faîte pointu. En revanche, le chagrin, toujours fort régulier de la surface, varie beaucoup de grosseur

suivant les individus, tout en restant toujours fort grossier. Le limbe qui entoure le corps du pot sur son arête décompression, est moins large du côté qui porte l'anse que du côté opposé. Souvent il est dentelé sur son bord. Les deux lames parallèles qui forment l'anse présentent chacune trois places épaissies. Ces trois places épaissies, qui ressemblent à des contreforts destinés à donner plus de solidité aux lames minces, se retrouvent, du reste, chez toutes les espèces suivantes.

La longueur de la D. norwegica est d'environ 0'"'",06. Nous l'avons rencontrée soit dans le fjord de Bergen, soit dans la mer, près de Glesnsesholm (environs de Sartoroe).

2° Diuophysis ventricosa. (V. PI. XX, Fig. 18-19.)

DiAGNOSE. Chagrin de la carapace très-grossier. Moitié postérieure réduite à l'état d'une simple plaque concave. Corps comprimé, dépourvu de limbe.

Cette espèce est très-voisine de la précédente, dont elle a exactement la forme, mais elle est dépourvue du limbe qui caractérise celle-ci. Çà et là on rencontre des individus qui se terminent en pointe beaucoup plus aiguë que les autres (V. PI. XX, Fig. 48). C'est la forme la plus fréquente dans la mer du Nord, aux environs de Bergen et de Glesnœsholm. Elle atteint, comme la précédente, une longueur d'environ 0""",06

5" Dinophysis acuminata. (V. PI. XX, Fig. 17.)

DiAGNOSE. Chagrin de la carapace très-lin. Moitié postérieure réduite à l'état d'une simple plaque concave. Pas de limbe. Sommet de la uioitié autéricurc armé d'une dent.

Chez cette espèce, le bord ventral, c'est-à-dire celui qui porte l'anse, est beaucoup moins bombé que le bord dorsal, et la moitié antérieure (le corps du pot), au lieu de se terminer en un faîte pointu situé dans l'axe du corps, est arrondie à son. sommet, mais munie d'une dent qui est plus rapprochée de la région ventrale que de la région dorsale. En outre, la moitié postérieure ou rudimentaire est beaucoup plus étroite que chez les espèces précédentes.

Nous avons observé la D. acuminata dans la mer du Nord, près de Glesnœs (côte occidentale deNorwége). Sa longueur est d'environ 0""°,044.

4" Diiiop/njsis rotmdata. (V. PI. XX, Fig. 16.)

DiACNOSE. Chagrin de la carapace grossier. Moitié postérieure développée en une calotte bombée. Pas de dents.

Celte Dinophysis est comprimée, comme les précédentes; mais, vue de face, elle a la forme d'un ovale parfait. Le sillon transversal n'est pas repoussé tout-à-fait aussi en arrière que chez les trois espèces ci-dessus, d'où résulte une disproportion moins considéi'able entre les deux moitiés de la carapace.

Longueur : 0"i'",052. Observée dans la mer du Nord, près de Glesnœsholm.

5° Diiwp/iysis ovata. (V. PI. XX, Fig. 14-15.)

DiAGNOSE. Cbagric de la carapace tr(>s-lin. Moitié postérieure développée en une calotte bombée. Sommet armé de deux dents.

Celte espèce a identiquement la même forme que la précédente , mais s'en dislingue facilement par la finesse de son chagrin et par la présence de petites dents ou épines, qui sont placées sur le sommet de la moitié antérieure. Sa longueur est de 0'"'",04. Nous l'avons observée dans la mer du Nord, près de Glesnaisholm.

6° Dinophysis lœvis. (V. PI. XX, Fig. 13.)

DiAGNOSE. Carapace lisse, sans trace de cbagrin. Moitié postérieure développée en une calotte légèrement bombée. Pas de dents.

Cette Dinophysis a exactement la forme des deux espèces précédentes, mais sa carapace est parfaitement lisse. La disproportion entre les deux moitiés de la carapace est en outre un peu plus grande, et les lèvres qui comprennent le sillon transversal sont un peu plus développées que chez la D. ovata et la D. rotimdata. Nous avons rencontré cette espèce, soit dans le fjord de Bergen, soit dans la mer près de Glesfiœsholm. Sa taille est variable. Les plus grands individus atteignaient une longueur de 0'n'",06.

Les deux espèces que M. Ehrenberg a décrites sous les noms de D. acuta (Lebende Thierarten der Kreidbildung, 1839, p. 125, PI. IV, Fig. XIV) et D. Michaelis (synonyme de la D. limbala du même auteur) ne nous sont pas connues. Il ne nous est du

moins pas possible des identifier avec aucune des espèces précédentes, d'après les seules figures de M. Ehrenberg.

4' Genre. — A M P H I D IN I U M.

Les Amphidinium présentent, comme les Dinophysis, une inégalité excessive entre la moitié antérieure et la moitié postérieure de la carapace, et c'est aussi la moitié postérieure qui est chez eux, pour ainsi dire, atrophiée. Le sillon transversal est repoussé presque à l'extrême limite postérieure. La forme typique du genre est celle d'un vase comprimé et fermé par un couvercle (le vase étant la moitié antérieure, et le couvercle la moitié postérieure), et non plus celle d'un pot à lait. En effet, l'anse des Dinophysis manque totalement. L'échancrure qui donne issue au flagellum existe bien, comme chez les autres Péridiniens, mais sa position est difficile à reconnaître, parce que ses limites ne sont accusées par aucun changement de niveau de la surface. Les Amphidinium se différencient donc des Dinophysis, parce que la carapace ne forme pas de lame saillante à droite et à gauche de l'échancrure ventrale.

Les Amphidinium sont très-comprimés, et l'échancrure de la carapace est située sur l'une des deux larges faces produites par la compression. Elle est placée, non pas au miheu de cette face, mais près de l'un des bords, et ne paraît pas s'étendre jusqu'au sillon transversal, comme cela a lieu chez tous les genres précédents.

ESPÈCE

Amphidirdum operculatum. (V. PI. XX, Fig. 9-10.)

DiAGNOSE. Moitié antérieure ovalaire, un peu aplatie d'un côté. Moitié postérieure réduite à l'état d'une plaque mince, comparable à un opercule.

L'A. opercîdatum est coloré d'un brun assez foncé. Son centre est en général occupé par un corpuscule arrondi plus foncé, d'où rayonnement des raies in'égulières

également foncées. L'une des arêtes latérales de compression est fortement convexe. L'autre l'est à peine. Le sillon qui sépare le corps proprement dit (l'analogue de la moitié antérieure des Peridinium) de l'opercule porte une rangée de cils placée immédiatement sur le bord antérieur. Ces cils sont beaucoup plus faciles à percevoir que le llagellum placé à l'extrémité opposée. Aussi avons-nous pendant longtemps méconnu ce dernier.

UA. operculahim est long d'environ 0™'",05. C'est un animal marin que nous avons rencontré en assez grande abondance sur divers points de la côte de Norwége (Valloe, Christiansand, fjord de Bergen, Glesvœr).

La mer du Nord nous a fourni d'autres formes d'Amphidinium qu'on devra peutêtre rapporter à des espèces différentes. Il se pourrait cependant qu'il ne s'agisse que de phases de développement d'une seule et même espèce. Nous avons représenté deux de ces formes différentes du type normal. L'une (Fig. 12) est à peu près discoïdale, et mesure 0"™, 047 en diamètre; l'autre (Fig. 11) est beaucoup plus petite (0""»,024), et munie d'une échancrure grande et marquée. Toutes deux sont à peu près incolores.

5= Ge«re. — PROROCENTRUM.

Les Prorocentrum s'éloignent des autres infusoires flagellés par l'absence du sillon transversal. Aussi devra-t-on peut-être former pour eux une famille spéciale, distincte de celle des Péridiniens. M. Ehrenberg les a placés dans sa famille des Thécamonadines, tout en remarquant qu'ils seraient peut-être mieux à leur place parmi les Péridiniens. Ce savant ne connaissait chez ces animaux qu'un seul organe moteur, le flagellum. Mais l'existence de cils vibratiles, que nous avons constatée depuis lors, nous a décidés à séparer complètement ces animaux des Thécamonadiens. M. Ehrenberg assure que les Prorocentrum luisent dans l'obscurité. Nous n'avons rien observé de relatif à cette particularité.

ESPÈCE

Prorocentruni micans. Ehr. Inf., p. 44. V\. II. Fig. XXIII. (V. PI. XX, Fig. 6-8.) f

DiACNOSE. Corps très-comprimé, tronqué et armé d'iiiiu dent en avant ; terminé en pointe en arrière.

Nous considérons l'animal observé par nous comme identique avec le P. micans de M. Ehrenberg, bien que ce savant donne à la dent caractéristique une position un peu différente de celle que nous lui avons trouvée. Le corps est très-fortement comprimé. Vu par son côté large, il présente un bord presque rectiligne et l'autre trèsconvexe. La dent est placée sur la troncature antérieure, à l'angle que celle-ci forme avec le bord convexe. Peut-être pourrait-on considérer cette dent comme étant morphologiquement identique avec la moitié postérieure de la carapace des Péridiniens, déjà si rudimentaire chez les Dinophysis et les Amphidinium; et, dans ce cas, l'anomalie que présentent les Prorocentrum relativement à la disposition des cils vibratiles, disparaîtrait.

On voit à l'intérieur du P. micans de gros granules et des vésicules, mais nous n'avons pas constaté de vésicules contractiles. M. Ehrenberg indique la cuirasse comme étant parfaitement lisse. Toutefois les cuirasses isolées par la macération présentent des stries de points élégantes et très-distinctes (Fig. 8).

Le Prorocentrum micans est long de 0'""\032. Nous l'avons trouvé dans le fjord de Bergen et près de Glenœsholm. M. Werneck (Monatsb. der Berl. Akad. d. Wiss., 4841, p. 409) dit l'avoir trouvé, à Salzbourg, dans de l'eau douce. MM. Michaëlis et Ehrenberg l'ont observé dans la Baltique.

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ET LES RHIZOrODES. 41 3

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