‹ Études sur la infusoires et les rhizopodes;Chapitre 98 sur 108 · Monalsl). d. lierl. AUad., 184(1, p · texte numérisé non relu

Monalsl). d. lierl. AUad., 184(1, p

3. Diilter Nachlrag zur liifiisorioiikunde Riisslands. Mnscaii, 1852, p. 92.

3. Ueber deii Organisiiien der Poljllialaniieii von Max Sii'ginund Scliidlze. Leipzig, )85i, p. 8, PL Vil, Fig. 18.

Quant à VAnmba fjlo/Mlaris Schullze', elle ne nous est pas ajnnue ; mais nous ne serions pas éloignés de croire qu'elle doit former, dans la famille des Amœbéens, un genre à part.

2' Genre. — F' 0 I) 0 S T 0 M A.

Nous croyons devoir fonder un genre particulier pour une Amœba, obsenée à Berlin par M. Lachmann, et qui s'écarte singulièrement des Amo;ba proprement dites par la présence d'organes prébensibles spéciaux. Cette espèce, à laquelle nous donnons le nom de Podostoma fiUyerum CV. PI. XXI, Fig. 4-Gj, peut se présenter sous une forme tout-à-fait amœbéenne, et il n'est pas possible alors de la distinguer d'Amœba proprement dites. Elle change sa forme avec rapidité ; on la voit pa.s.ser d'une forme spliérique, et presque complètement dépourvue d'expansions, à une forme étoilée comme VAmœl/a radiosa, ou laminaire comme l'yl. diffluens. Mais le Podostome est susceptible de développer des expansions toutes particulières, qui ne servent point à la progression. Ce sont des prolongements larges, courts et épais, se terminant en un long filament ou fouet qui s'agite dans l'eau en tous sens, comme le flagellurn d'un infusoire flagellé. Ce fouet se courbe, s'agite en tous sens et avec vivacité. Parfoi.s, l'animal le retire subitement à lui, et, dans ce cas, on voit l'organe se contracter en spirale (Fig. 6;. On voit les corpuscules étrangers qui arrivent au contact du fouet, tourner autour de lui, sans qu'il ait éU; possible de constater si ce mouvement provient de l'agitation même du fouet ou d'une autre cause. Le fouet se raccourcit alors en entraînant un corpuscule, et finit par disparaître complètement dans l'expansion qui le porte. Le corpuscule se trouve à ce moment en contact avec l'extrémité arrondie de l'expansion, dans laquelle on voit se former une excavation en forme de cuiller. Le corpuscule pénètre dans l'excavation, et, de là, dans un canal qui se prolonge à l'intérieur de l'expansion; puis celle-ci se relire, se contracte, et le corpuscule est amené dans l'in-

t. Ujc. cil., l'I. vn, Fig. 20.

térieur du corps. La figure 6A représente cette absorption de nourriture à un fort grossissement.

Le Podostoma filigerum s'est trouvé en grande abondance dans un verre renfermant des algues et des infusoires. Son nucléus est identique à celui de la plupart des autres Amœbéens : il est circulaire et bordé à la périphérie d'une zone plus transparente que le ventre. La vésicule contractile est unique. Sa taille est extrêmement variable.

S' Genre. - PETALOPUS.

Le genre Petalopus est formé par des Rhizopodes qui, à certain point de vue, se rapprochent des Actinophryens. En effet, leurs pseudopodes sont filiformes, et comme d'autre part, ces pseudopodes ne partent que d'un seul point de la surface, ces animaux ont une ressemblance frappante avec les Plagiophrys. Ils s'en distinguent toutefois, parce que ces pseudopodes sont susceptibles de s'étaler à leur extrémité en une nappe mince, à peu près comme s'étalerait une Amœba de la forme de VA. diffliiens. Puis, cette nappe peut se ramonceler sur elle-même en un globule à apparence sarcodique, et le pseudopode est retiré à l'intérieur du corps. Si donc les pseudopodes des Petalopus ont, par leur forme, de l'analogie avec ceux des Actinophryens, ils se modifient pendant la reptation d'une manière qui rappelle tout-à-fait les pseudopodes des Amœbéens. Nous n'avons, du reste, pas remarqué à leur surface la circulation de granules qu'on voit chez les Actinophrys. Nous ne connaissons jusqu'ici qu'une seule espèce de ce genre.

Petalopus diffliiens. (V. PI. XXI, Fig. 3.)

Le corps de cette espèce est arrondi en arrière et brusquement tronqué en avant. Sa forme est assez constante, bien qu'il n'y ait pas de carapace. Les psevidopodes naissent parfois en grand nombre de la partie tronquée, parfois aussi il n'existe qu'un seul pseudopode qui se ramifie en plusieurs branches. Nous n'avons pas observé de nucléus.

Cette espèce a été observée à Berlin par M. Lachmann.

KT LES UIIIZOPODES. 443

4' Genre. - PSEUDOCHLAMYS.

Les Pseudochlamys forment le passage entre les Amœbéens nus et les Amœbéens cuirassés. Ce sont des Amœba revêtues d'un bouclier mol qui protège leur surface dorsale, à peu près comme la coquille d'une Patelle ou le bouclier d'une Gasside protègent l'animal placé dessous. Ce bouclier a l'apparence d'une membrane dure et résistante, mais il suftit de poursuivre un moment les mouvements extrêmement lents de l'animal pour s'apercevoir qu'il n'en est rien et que le bouclier se plie avec la plus grande facilité à toutes les exigences du corps et change sa forme de toutes les manières possibles. Nous n'en cormaissons qu'une seule espèce.

Pseudoch/amjs Patdla. (V. PI. XXll, Fig. 5.)

Chez cette espèce, le bouclier présente une couleur brune qui rajtpelle la teinte ordinaire de la substance à laquelle M. Naegeli a donné le nom de diatomine. Le corps lui-même est incolore et affecte le plus souvent une forme discoïdale. Des vésicules contractiles, en général au nombre de six à dix, sont distribuées à intervalles réguliers sur tout le pourtour; le nucléus est unique. Les pseudopodes sont des expansions larges, arrondies et peu allongées.

Une fois nous avons rencontré une Pseudochlamys qui émettait du centre de sa face inférieure . trois longs pseudopodes rubanaircs parfaitement semblables à ceux d'une Arcelle ou d'une Difflugie (V. PI. XXII, Fig. 6). Elle possédait jusqu'à quinze vésicules contractiles. Peut-être était-ce là une espèce différente de la P. Patella qui, dans les circonstances habituelles, ne paraît émettre de pseudopodes que sur son pourtour. Il est toutefois à remarquer que l'individu en question était renversé sur le dos, et qu'il allongeait ses trois pseudopodes en les agitant en tous sens pour chercher à se retourner. Peut-être que le développement excessif de ces organes n'était qu'un état momentané provenant de la position anormale.

La Pseudochlamys Patella est commune aux environs de Berlin, surtout dans les étangs de la Jungfernhaide. Sa grosseur est très-variable. Son diamètre le plus habituel paraît être d'environ 0"i'",04.

5' Genre.— ARC ELLA.

Les Arcelles sont des Rhizopodes à coque solide, et nous les distinguons des Echinopyxis et des Difïlugies par la circonstance que cette coque n'est jamais incrustée par des substances étrangères. M. Ehrenberg s'est servi d'un autre caractère distinctif. Les Arcelles ont pour lui une coque déprimée en bouclier, tandis que le têt des Difflugies est sphérique ou oblong. Cette différence de forme n'est point suffisante pour servir de critère générique. En effet, la coque de l'espèce typique du genre Arcelle {A. vulgaris) varie beaucoup de forme, et s'il est vrai que cette coque soit en général déprimée en bouclier, il n'en est pas moins certain qu'on rencontre çà et là des individus appartenant à la même espèce, dont la coque est plus haute que large. M. Dujardin, qui s'est servi du même caractère que M. Ehrenberg pour distinguer les Arcelles desDifflugies, essaie de trouver une seconde différence dans la forme des pseudopodes qu'il représente comme aplatis chez les premières et comme cylindriques chez les secondes. Ce second caractère a encore moins de valeur que le premier, car il est impossible de trouver une dilférence constante dans la forme de ces expansions, qui sont, en général, aplaties chez les deux genres.

ESPÈCES

i" Arcella vulgaris. Ehr. Inf., p. 133, PI. IX, Fig. V.

DiAGNOSE. Coque Irès-finemenl facettée, aplatie sur sa face ventrale, qui otfie une ouverture circulaire en son centre.

Cette espèce est trop bien connue pour que nous entrions dans une étude détaillée de tous ses caractères. Nous appuierons cependant sur quelques détails anatomiques qui ont été peu remarqués jusqu'ici, et sur les variations de forme nombreuses auxquelles est sujette cette espèce. — Le nombre des vésicules contractiles est chez cette Arcella très-variable, et paraît être d'autant plus grand que l'individu atteint une taille plus grosse. Ces vésicules sont disposées sur toute la périphérie. Les nucléus sont dans le même cas et forment un cercle intérieur à celui des vésicules contractiles. Souvent on trouve des individus qui ne possèdent qu'un seul nucléus ; mais il n'est pas rare de

ET LES RIIIZOPODES. 445

voir les nucléus au nombre égal à celui des vésicules contractiles, parfois jusqu'à douze ou quinze. M. Auerbacli a été le premier à constater celte multiplicité des nucléus chez les Arcelles. Du reste, ces nucléus sont parfaitement semblables à ceux de la plupart des autres rhizopodes amœbéens. Ce sont des disques transparents portant au centre un nucléole plus obscur.

La coque varie beaucoup de forme. Souvent elle représente une calotte hémisphérique parfaitement régulière, fermée par un plan horizontal percé d'un trou en son centre; mais, plus souvent encore, elle est ornée d'une ou de plusieurs ceintures de dépressions concaves, qui lui donnent un aspect très-élégant. Parfois ces dépressions forment de larges facettes sur toute la surface de la calotte hémisphérique. Ces variétés ont été séparées de VA. vulgaris , par M. Ehrenberg, sous le nom d'^. dentata (V. Inf., p. 134, PI. IX, Fig. \1I). M. Perty s'est emparé de cette prétendue espèce et l'a, à son tour, divisée en trois, sous les noms d'i. Okeni, A. angulosa et A. dentata (V. Perty. Zur Kenntniss, etc., p. 186), et il a, en outre, créé deux noms nouveaux, A. hemisphœrica et A. viridis, pour deux variétés, de la même espèce, à calotte dépourvue de dépressions concaves. — Il est certain que toutes ces formes ne sont que des variétés d'une seule et même espèce. Les passages nombreux d'une forme à l'autre sont déjà une preuve convaincante, mais nous pouvons en donner une plus positive encore. Les Arcelles changent plusieurs fois de coque durant le cours de leur vie. Lorsqu'elles sont devenues trop grosses pour la coque qu'elles habitent, elles s'en construisent une nouvelle. On voit alors l'Arcelle sortir presqu'entièrement de sa coque ancienne et former une grosse masse à apparence sarcodique devant l'ouverture, tandis que la surface de son corps sécrète la coque nouvelle. On voit, dans ce cas, deux coques d'Arcelles appliquées l'une contre l'autre par leur face ventrale, ouverture contre ouverture. L'une est épaisse et obscure, l'autre est mince; d'abord parfaitement incolore, plus tard légèrement jaunâtre. La première est la coque ancienne, l'autre la coque nouvelle. L'Arcelle passe alternativement de l'une des coques dans l'autre, laissant cependant toujours une partie de son corps dans la coque ancienne. Enfin, lorsque l'habitation nouvelle a pris assez de consistance, l'Arcelle y passe tout entière, et, dans

I. M. Weisse avait déjà donné précédemment à celle variété .le nom d"^. uncinala. (V. Bull, de PAcad. de St-Pétersboiirg, Tome IV, N» 8 et 9.;

la séparation violente qui s'opère en ce moment entre les deux coques, la coque ancienne se fend le plus souvent. Nous avons constaté qu'une Arcelle de la forme que M. Elirenberg appelle A. vulgaris, se construit parfois une coque nouvelle de l'une des formes auxquelles M. Perty donne les nomsd'i. angvlosa, A. dmlata et A. Okeni. Il ne peut donc régner aucun doute sur l'identité spécifique de ces différentes formes. L'apparence granuleuse du têt de VA. vulf/aris est due, comme M. Ehrenberg l'a déjà recorinu, à la présence d'une multitude de petites facettes hexagonales très-régulières. C'est à dessein que nous disons des facettes et non pas des pores. En effet, la coque, bien qu'amincie dans ces champs hexagonaux, n'est point percée. Dans les coques abandonnées qui ont longtemps macéré dans l'eau, il arrive fréquemment que les facettes sont transformées en véritables pores, par la destruction des parties amincies. Le têt forme alors un réseau à jour très-élégant.

g» Arcella patens. (V. PI. XXII, Fig. 7.)

UiAGNOSE. Coiiue lii''niis|)li(''ii(iue, incolore, ouverte dans lonle la largeur de sa base. »

La coque de cette espèce représente exactement un verre de montre très-convexe, sous lequel le corps de l'Arcelle est abrité comme sous un bouclier. Le corps est fixé à la coque par des pseudopodes en forme de brides minces, comme chez VA. vulgaris. La vésicule contractile et le nucléus sont uniques. Le diamètre de la coque est d'environ 0'"'",C5. Nous avons trouvé cette espèce dans la Sprée, près de Berlin.

Nous ne savons si l'espèce décrite par M. Ehrenberg, sous le nom àWrcella? hya^ lina (V. Inf., p. 134, PI. IX, Fig. VIII) est bien réellement une Arcelle. Nous avons observé, à Berlin, un Bhizopode dont la coque est tout-à-fait semblable, mais qui paraîtdevoir rentrerplutôt dans la famille des Actinophryens '. Quant à V Arcella aculeata Ehr. , elle appartient à notre genre Echinopyxis".

1. IJi()uis la rc:daolioi] de ces lignes, M. Krcsenins a éludié en détail (et animal (Abhandiuiigen der Senckeiibergischen Gesellscliaft. Franlifurl a. M. I8.")8, p. 210. Tab. Xll, fig. l-2i) et il ressort clairement de celte étude que V.ircella hyalina Tlir. doit appartenir à noire groupe des Actinophryens, et être par cnnsétpient exclue du genre Arcella-

2. M. lilirenberg lie parait pas avoir jamais donné de diagnose de l'espèce qu'il mentionne sous le nom fi' Arcella (lisphmra, du Labrador. (V. Mon:ls!). .1. lii'il. Akad. d. Wiss., 18tl, p. 20o.)

6' Genre. — ECIIINOPYXIS.

Le genre Echinopyxis est caractérisé par une coque qui est munie non seulement d'une ouverture ronde donnant passage aux pseudopodes locomoteurs, mais encore de prolongements lubuleux ouverts à leur extrémité. Par chacun de ces prolongements peut saillir un pseudopode mince, qui ne paraît cependant pas pouvoir être d'aucune utilité pour la locomotion.

ESPÈCE

Echinopyxis aculeata.

Stn. Arcella aculeata. Ehr. Inf., p. 133. PI. IX, Fig. 6. DilJlugia aculcala. Perty, zur Kenutoiss, etc., p. 186.

UiAGNOSE. Coque obloiigiie. Ouverture esccntrique comme la bouche d'un Spatangue.

Cette espèce est suffisamment connue. M. Ehrenberg remarque que son têt est formé par des libres courtes ressemblant à de la paille menue. Cette apparence est en général due à des Scenodesmes agglutinés à la coque. Vésicule contractile et nucléus sont uniques.

Il n'est pas impossible que l'animal décrit par M. Perty, sous le nom de Difflugia Bacillariarum i^Zur Kenntniss, etc., p. 187), doive rentrer dans ce genre.

T Genre. — DIFFLUGIA.

Nous limitons ce genre aux espèces dont la coque est incrustée par des substances étrangères, comme M. Perty paraît l'avoir déjà fait tacitement. Les Difflugies se distinguent des Echinopyxis par l'absence des prolongements tubuleux. Les espèces de ce genre sont caractérisées par la forme de leur coque et sont par suite faciles à distinguer. Nous n'avons rien à ajouter relativement aux espèces déjà décrites. La D. proteiformis Ehr. (Inf., p. 131, PI. IX, Fig. I), la D. acuminata Ehr. (Inf , p. 131,

PI. IX, Fig. III) et la D. pyriformis Perty (Zur Kenntniss etc., p. 187, PI. IX ob. Abth. f. 9) sont communes aux environs de Berlin. Probablement que la D. oblonga Ehr. (Inf., p. 431, PI. IX, Fig. II) n'est qu'une D. pyriformis Perty, dépouillée de substances incrustantes. — La D. Hélix Cohn (Zeitsch.f. wiss.Zool.,Bd.IV, p. 26) ne nous est pas connue, mais il est probable qu'elle ne diffère pas de la D. spiralis\ dont M. Ehrenberg s'est contenté de donner une diagnose (Monatsb. d. Berl. Akad. d. Wiss. 1840, p. 199), et qu'elle-même est peut-être identique avec l'espèce pour laquelle M. Bailey a créé le même nom de D. spiralis (Microsc. Obs. made in South-Carolina, etc. Smilhson. Contr. to Knowl. 1850, p. 41). — La D. Bacillariarum Perty ne nous est pas connue non plus. La D. depressa et la D. (jigantea Sch. (Scblumberger. Sur les Rhizopodes. Ann. des Se. nat., 1845, p. 255) sont caractérisées d'une manière trop insuffisante pour pouvoir être reconnues. La D. Ampulla, à en juger par la simple diagnose qu'en a donnée M. Ehrenberg (Monatsb. d. Borl. Akad., 1840, p. 198), pourrait bien être une Euglypha. Enfin, la D. Enchelys Ehr. est un Trinema\

ovD-aBS^

II" Famslle. — ACTIIVOPIIRYIIVA.

Les Actmophryens ne sont susceptibles que d'une progression excessivement lente, et on peut dire que les plus lents des Amœbérens changent rapidement de place, comp arativement aux Actinopbryens. On a souvent voulu dénier toute locomobilité à certains genres de cette famille, aux Actinophrys, par exemple. Cependant, il suffit de considérer attentivement ces animaux pendant quelque temps pour constatei' chez eux des déplacements qu'on ne peut regarder comme purement passifs. Les Urnula seules ne peuvent changer de place, leur coque étant fixée à des objets étrangers. Il

1 . Telle est aussi ropinion de M. Freseniiis dans son Mémoire récent, intitulé : Beitrâge zur Kenntniss mieroscopischer Organisinen. Loc. cit., p. iH.

2. Quant à la D. Lagcna Elir. (Monalsb. d. Berl. Akad. d. Wiss., 1841, p. 205) nous ne croyons pas que M. Ehrenhei'g en ait jamais donné de diagnose.

paraît probable que la locomotion a lieu au moyen de la fixation de l'extrémité de quelques pseudopodes à des objets étrangers, suivie d'un raccourcissement de ces pseudopodes.

Le mode d'absorption de la nourriture chez les Actinophryens, en particulier chez le genre Actinophrys, est sullisamment connu aujourd'hui, grâce aux observations de M. Kolliker', aux nôtres' et àcellesde M. Lieberkûhn^ Nous avons si fréquemment observé le phénomène de l'absorption de la nourriture chez ces animaux, qu'il est incontestable que toute partie de la surface d'un Actinophryen de laquelle naissent des pseudopodes est susceptible de se transformer en une bouche provisoire.

Réparlilinn (les Actinophryens en genres.

1 I , Pseudopodes naissant de tous les points de la surface 1 • ACTINOPHRYS.

g l Pus de coque. ) Pseudopodes ne naissant pas de , disposés en ceinture sur le pourtour 2. TRICHODISCUS. ^1 ( tous les points de la surlace j naissant en faisceaux d'un seul côté 3. PLAGIOPHRYS.

^ / - f incrustée de substances étrangères i- PLEUROPHUYS.

g j \ Coque libre ] non incrustée ; j Ouverture latérale 5. TRINEMA.

eu

Une coque

<; 1 ^ Coque fixée à des objets étrangers 7. URNULA

forme oblon"ue. 1 Ouverture terminale 6. EUGLYPHA.

/" Genre. — ACTINOPHRYS.

Les Actinophrys sont des Actinophryens nus qui sont susceptibles d'émettre des pseudopodes de tous les points de la surface de leur corps. La plupart des espèces ont la forme d'un sphéroïde aplati ; mais elles peuvent modifier beaucoup leur forme et même prendre, dans certaines circonstances, surtout au moment où elles mangent, une forme extrêmement irrégulière. On voit des granules continuellement en mouvement sur leurs pseudopodes, comme sur ceux des Gromides et des Polythalames; toutefois, leur circulation est beaucoup plus lente et ne peut être reconnue qu'à l'aide

1. Ueber Actinophrys Sol. Zeitschrift fiir wiss. Zoologie, 1849.

i. Ueber Actinophrys Eichhornii. Miillcr's Arcliiv, 1834-, p. 398.

3. Ueber Protozocn. Zeitschrift fiir wiss. Zoologie, VHl. Ed., 1856, p. 508.

d'une attention soutenue et de forts grossissements. Nous nous contenterons de donner une courte diagnose des espèces jusqu'ici décrites, et d'exposer leur synonymie assez embrouillée.

ESPÈCES

i" Actiitoplmjs Sol. Elir. Inf., p. 303, PI. XXXI. Fig. VI.

Svis. Acliiinphtys dilformis. Elir. Inf., p. 304, PI. XXXI, Fig. VIU.

Aclinuplirys Kichhornii. Clap. Miiller's Arcliiv, 1854, p. 398-418. Aclinophrys Sol. Clap. Miiller's .\rcliiv, I8.Ï4, p. 419.

Diagnose. Une ou deux vésiciilus eonlractilos faisant fortement saillie à la surface du corps. Parenchyme n'offrant pas d'apparence celluleuse régulière.

Nous renvoyons, pour l'étude spéciale de cette espèce, au Mémoire que nous avons publié en 1854, sous le titre : Ueber Actinophrys Eichhornii (Mueller's Archiv, 1854, p. 398j.

M. Stein a confondu cette espèce, comme nous avons déjà eu l'occasion de le dire, avec une Podophrya.

^'^ Actinophrys Eichhornii. Ehr. Monatsb. d. Berl. Akad., 1840, p. 197.

Syn. Actinophrys Soi. Kœllikcr. Zeitsclir. f. wiss. Zool., 1849.

Actinophrys Eichhornii. Stein. Die Infusionstliierclien, p. 148. Aclinophrys Eichhornii. Clap. Miiller's Archiv, 1854, p. 41».

Diagnose. Une ou deux vésicules couliactiles faisant fortement saillie à la surface du corps. Parenchyme oflrant une apparence celluleuse plus ou moins régulière.

Cette espèce a été étudiée avec soin par M. Kolliker et M. Stein. Cependant, le premier a complètement méconnu les vésicules contractiles, et le second les a prises poui- des organes destinés à faciliter l'introduction de la nourriture. — UActinophrys Eichhornii est extrêmement commune aux environs de Berlin, où elle atteint souvent une taille de 0™'",5, et au-dessus.

3° Actinophrys hrevicirrhis . Perly. Zur Kenntn., p. 157, Pi. VIII, Fig. 7.

Diagnose. Une seule vésicule contr.iclile ne faisant pas saillie à la surface; parenchyme à structure non celluleuse ; pseudopodes en général fort courts et fort nombreux.

Notre diagnose se rapporte à une espèce assez fréquente aux environ de Berlin, et qui pourrait fort bien être identique avec VAct. brevicirrhis de M. Perty. Ses pseudo-

ET LES RHIZOPODES. 45i

podes sont extrêmement nombreux, mais n'atteignent pas en général la moitié de la longueur ilu corps. A des intervalles assez réguliers sont cependant placés des pseudopodes très-minces, dont la longueur est au moins double de celle des autres. Chez l'un des exemplaires figurés par M. Perty, on voit aussi des pseudopodes de deux longueurs. Souvent cette Actinophrys est incolore ; souvent aussi elle est colorée en vert et en rosaire, comme l'indique M. Perty. La vésicule contractile est petite et ne fait pas saillie à la surface ; elle se trouve située plus près du centre que du bord, lorsque l'animal tourne son côté large du côté de l'observateur, tandis que chez les deux espèces précédentes elle apparaît toujours sur le bord môme lorsque l'animal est placé de celte manière.

Son diamètre est de 0""",03 environ.

4° Actinophrys teniiipes. (V. PI. XXII, Fig. 4.)

Duc>osE. Pas de vésicule contrailile faisant saillie à la surface; pareiicliyuio à struclurc non celluleuse ; pseudopodes rares, minces et en gcnéral furl longs.

Cette petite espèce renferme constamment une espèce d'écaillé de la couleur brunàlre de la diatomine, qui rappelle tout-à-fait la fausse carapace de la Pscudochlamys Patella. Cette écaille, bien qu'offrant l'apparence d'une certaine consistance, n'est point solide, mais change de forme en même temps que la partie hicolore du parenchyme. Le nucléus est un gros disque toujours fort distinct. Jamais nous n'avons réussi à reconnaître de vésicule contractile. La plupart des exemplaires présentaient bien une vésicule sphérique pleine de liquide, mais dans laquelle nous n'avons jamais . vu trace de contractions. — Nous avons trouvé 1'^. tenuipes par myriades dans le Thiergarten de Berlin, au printemps de 1856. Son diamètre est seulement de 0"i»%02 environ.

VAct. oculata Stein (Die Inf., p. 157) pourrait fort bien être tout simplement VAct. Sol, bien que M. Stein n'ait pas constaté l'existence de la vésicule contractile. Il est cependant à remarquer que son nucléus est, au dire de M. Stein, très-facile à voir, tandis que chez VAct. Sol nous n'avons jamais réussi à le reconnaître avec cer-

titude'. L'Act. oculata Stein est une forme marine, mais nous avons observé, dans la mer du Nord, par myriades, une Actinophrys que nous ne savons pas distinguer clairement de VÀct. Sol des eaux douces, et qui coïncide tout-à-fait avec la figure que M. Stein donne de son Act. oculata. — VAct. viridis Ehr. (Inf., p. 304, PI. XXXI, Fig. VII) n'est peut-être qu'un Act. brevicirrhis colorée par de la chlorophylle. — M. Dujardin donne le nom à' Act. marina à une forme marine parfaitement semblable à VAct. Sol, mais un peu plus petite et un peu plus rapide dans ses mouvements. Il n'est pas probable que ce soit une espèce particulière. Nous avons observé nousmêmes en grande abondance dans le fjord de Christiania, près de Valliie, une Actinophrys d'une petitesse extrême (0""",010) que nous n'osons séparer de VAct. Sol, dont elle ne diffère que par la taille, et par la circonstance que la vésicule contractile peut s'enfler au point d'atteindre un diamètre à peu près égal à celui du corps. Une autre Actinophrys, de taille aussi petite, a été trouvée par nous dans le fjord de Bergen; sa vésicule contractile se comportait exactement comme celle de VA. brevicirrhis ; en revanche, les pseudopodes étaient rares et fort longs. L'Act.digitata Duj. (Inf., p. 264, PI. I, Fig. 19, et PI. III, Fig. 4) ne nous est pas connue, mais paraît bien être un Rhizopode. Par contre, VAct. pedicellata Duj. est une Podophrya (P. fixa), et nous ne sommes pas éloignés de croire que VA. Stella Perty {Zur Kennt., PI. VIII, Fig. 5) est un œuf de rotateur !

2' Genre. — T R I C H 0 D I S C U S.

Les Trichodiscus ne se distinguent des Actinophrys que par la circonstance que les pseudopodes, au lieu de naître de tous les points de la surface, forment uue seule rangée ou ceinture sur l'équateur du sphéroïde aplati. Nous ne connaissons qu'une seule espèce appartenant à ce genre, le Trichodiscus Sol Ehr. (Inf., p. 305, PI. XXXI, Fig. IX), qui a reçu de M. Dujardin le nom cV Actinophrys discus. Les individus ob-

1. M. Ueberkulin n'a pas été plus heureux que nous à cet égard. Chez VAct. Ekhliornii le nucléus est au contraire toujours facile à reconnaître.

ET LES RIIIZOPODES. 453

serves par nous à Bcilin concordent parfaitement avec les figures IX,, IX„ et IX3 de M. Ehrenberg. Nous n'avons pas réussi à reconnaître chez eux de vésicule contractile. Les Fig. 1X( et ^ de M. Ehrenberg paraissent se rapporter à un animai différent, à une Actinophrys dont tous les pseudopodes n'étaient pas étendus, ou peut-être à une Pleurophrys. En 1830, M. Ehrenberg disait qu'on peut suivre les pseudopodes du T. Sol dans l'intérieur du corps, jusqu'auprès du centre. Cette particularité se rapporte sans doute à ces individus, dont la parenté ave le T. Sol nous paraît douteux. Les Trichodiscus sont en tous cas encore trop imparfaitement étudiés pour que ce genre puisse être considéré comme définitif.

J« Genre. — PLAGIOPHRYS.

Les Plagiophrys sont des Actinophryens non cuirassés, munis de nombreux pseudopodes, qui naissent en faisceau d'un seul et même point de la surface du corps. Ces Rhizopodes sont aussi lents dans leurs mouvements que les Actinophrys proprement dites. Les pseudopodes laissent voir à leur surface la circulation de granules caractéristique, qui est toutefois fort lente.

P Plagiophrys cylindrica {y. PI. XXII, Fig. 4.)

DlAG.NOSE. Cor(is cylindrique, à peu près trois fois aussi long que large.

Le corps de la Plagiophrys cylindrica est recouvert d'une peau à deux contours bien distincts, qu'il n'est cependant pas possible de confondre avec une carapace adhérente. En effet, cette peau est extrêmement flexible, et, par son aspect, rappelle encore plus l'enveloppe externe de la Corycia de M. Dujardin {Amœba bilimbosa Auerb.) que la cuticule des infusoires. A la base du cylindre cette peau s'amincit et disparaît même complètement, si bien que cette base paraît tout aussi dépourvue de membrane limitante que la surface d'un Actinophrys. Elle est mamelonnée, et c'est d'elle seulement que naissent les pseudopodes. Malgré un examen très-attentif, nous n'avons

réussi à reconnaître ni vésicule contractile, ni nucléus. Si cette absence complète de vésicule contractile se confirme, la P. culindrica formerait un passage évident des Actinophryens aux Echinocystidées.

Nous avons vu cette espèce prendre de la nourriture, et cela pi'écisément de la même manière que le ferait une Actinophrys. Une Astasie (Tracheliiis Irichop/iorus Ehr.) s'étant approchée imprudemment des pseudopodes y resta agglutinée. Les pseudopodes se raccourcir'ent, tout en s'étalant de manière à former une enveloppe autour de la proie, tandis qu'une partie de la substance du Rhizopode venait au-devant d'elle pour l'envelopper d'une manière plus intime encore, et l'Astasie finit par être attirée dans l'intérieur même du corps. La proie continua à s'agiter, pleine de vie, pendant près d'une heure, à l'intérieur de la Plagiophrys. L'individu que nous avons représenté renferme à son intérieur une Astasie et une Chroococcacée.

La. PL cylindrica atteint une longueur d'environ 0""",13. Nous u'en avons rencontré qu'une seule fois quelques exemplaires, à Berlin, dans une petite bouteille renfermant de l'eau et des algues de provenance inconnue.

2° Plagiophrys sphœrica. (V. PI. XXII, Fig. 2.)

DiAGNOSE. Plagioplirjs à corps exaclcMiienl sphérique.

Cette espèce est suHisamment caractérisée par la diagnose. C'est une boule d'un point de laquelle naît un faisceau de pseudopodes. Ceux-ci sont beaucoup moins nombreux que dans l'espèce précédente ; nous avons constaté chez eux la possibilité de se souder les uns aux autres. Nous avons reconnu l'existence d'une vésicule contractile. — Diamètre du corps, 0">™,03-0""",04. Observée dans la Sprée, à l'Unterbaum (Berlin).

4« Genre. — PLEUROPHRYS.

Les Pleurophrys sont chez les Actinophryens ce que sont les Difflugies chez les Amœbéens. Elles sont revêtues d'une coque munie d'une seule ouverture et formée par des substances étrangères agglutinées au moyen d'un ciment organique.

ET LES RniZOPODES. 455

ESPÈCE

Plcurophrijs spkœrica. (V. PI. XXII, Fig. 3.)

DiAGNOSE. Coque spliûrique, focinée par des particules siliceuses.

La Pleuropkrijs sphœrica ne se distingue de la Plagiophrys sph(Brica que par la présence de la coque. La forme de ces deux Rhizopodes est parfaitement la même. Le peu de transparence de la coque ne nous a pas permis de reconnaître l'organisation intérieure. Diamètre, 0"''",02. Dans les tourbières de la Bruyère aux Jeunes-Filles (Jungfernhaide), près de Berlin.

5' Genre. — TRINEMA.

Le genre Trinema a été établi, par M. Dujardin, pour des Actinophryens sécrétant une coque membraneuse, diaphane, ovoïde, allongée ; plus étroite en avant, où elle présente, sur le côté, une large ouverture oblique par laquelle sortent des expansions filiformes aussi longues que la coque, au nombre de deux ou trois. — Cette caractéristique est excellente ; seulement, le nombre des pseudopodes est très-variable.

ESPÈCE

Trinema Admis. Duj. Ann. des Se. nat.,t836.

SïN. Difpugia Enchelys. Elir. Inf., p. 13-2. PI. IX. Kig. IV.

Euglypha pleurostoma. Carier, Aiinals and Mag. of Nat. Hist. July 1857.

DiAGNOSE. Trinema munie de trois vésicules contractiles formant une rangée transversale à l'équateur de l'animal, en avant du nucléus.

Nous pensons devoir rendre à cette espèce le nom spécifique qui lui avait été donné par M. Dujardin, et qui a la priorité sur les noms proposés par M. Ehrenberg et par M. Carter. Ce dernier est le seul qui jusqu'ici ait reconnu le nucléus et les vésicules contractiles. Il se contente d'indiquer celles-ci en nombre multiple ; le fait est

qu'elles sont constamment au nombre de trois, comme l'indique du reste la figure de M. Carter. De tous les dessins publiés jusqu'ici de cette espèce, celui de M. Carter est de beaucoup le meilleur'.

Il est à remarquer que l'ouverture n'est latérale que chez les individus adultes. Tant que l'animal n'a pas atteint sa taille définitive, elle est terminale et aussi large que la coque elle-même.

L'animal chez lequel M. Schneider a étudié un prétendu bourgeonnement, et qu'il désigne sous le nom de Di/fhigia Enchehjs" , n'est point le Trinema Admis, puisque le caractère du genre, l'ouverture latérale de la coque lui fait défaut. Cet animal est peut-être le même que M. Ehrenberg a décrit sous le nom iVArcella hyalina.

6' Genre. — EU G LYP HA.

Les Euglypha sont des Actinophryens à coque membraneuse oblongue et munie d'une ouverture terminale, même chez l'adulte. M. Dujardin a donné à ce genre le nom d'EuglypIia, parce que les espèces à lui connues avaient une coque élégamment sculptée. — Il est possible que les genres décrits par M. Schlumberger sous les noms de Cyphoderia et de Pseudo diffltigia' soient basés sur des espèces d'Euglypha'. Malheureusement. M. Schlumberger n'a pas donné de figures des Rhizopodes observés par lui, et il est bien difficile de déterminer d'une manière positive, d'après ses seules descriptions, ce qu'il a eu sous les yeux.

Nous ne connaissons qu'une seule espèce d'Euglypha, savoir VE. tuberculata Duj. (Inf. , p. 251, PI. 2, Fig. 7-8), sur laquelle nous n'avons pas grand'chose à remar-

1. V. On llie Slruclurc of Spongilla :inil aJiliUiinal Noies on Fresliwalcr iiiriisoria, b\ H. J. Cailor, Esq. liombay. Aiinals and Mag. ofNat. Hist. July 18ri7, Vol. XX.

2. Beilrâge ziir Natui-geschielite der liilïisoi'icii. Miillei-'s Airliiv, 1854, p. 204, ! I. M, Fig. 17-21. ".. Sur les Rhizopodes. Annales des sciences naliirelles, 111. 5. 1815, p- 255.

4. Depuis la rédaction de ces lignes M. Fresenins a décril et figuré (loc. cit., p. 225. PI. XII, lig. 28-ôB) un fort beau rliizopude qu'il rapporte à la Cyphoderia margarilacca Schl. Nous ne pouvons toutefois séparer cet animal du genre Euglypha. Quant à la Lagynis ballica Schull/.e (loc. cit., p. 56. Tab. I, fig. 7-8), elle ne paraît se distinguer générùiuenient des Euglypha que par rabsencc de l'acottes à lacoquc, à moins qu'elle n'appai tienne décidément au groupe des (iromides.

ET LES miIZOPODES. 457

quer, sinon qu'elle est munie d'un nucléus situé au sommet de l'animal, et d'une seule vésicule contractile placée immédiatement au-dessous. Nous avons de la peine à croire que VE. alvcolata Duj., VE. lœvis Pertyctri?. scligcra Perty soient réellement des espèces distinctes de 1'^^. tuberculata.— Quant à VE.? ciirvata Perty (Zur Kennl., p. 187, PI. VIII, Fig. 21), elle nous est tout-à-fait inconnue. C'est peut-être le même animal que M. Scldumberger a décrit sous le nom de Lecquerensia jurassica (Ann. des Se. nat. 1845, p. 255), et qui est peut-être un Rhizopode du groupe des Gromies, puisque M. Schlumberger remarque que les pseudopodes se ramifient en se contractant. — Il ne ressort du reste aucunement de la description de M. Perty que la coque de son Etiglyp/ia? curvata appartienne réellement à un Rhizopode. Quant à VE.? minima Perty (Zur Kenntniss, p. 187, PI. VIII, Fig. 20), nous croyons devoir doubler le point d'interrogation dont M. Perty a fait précéder son nom.

7«Ge«n'. — URNULA.

Les Urnula sont des Rliizopodes habitant une coque membraneuse qui n'est point libre comme celle des espèces précédentes, mais fixée par sa partie postérieure sur des objets étrangers. Nous n'en connaissons jusqu'ici qu'une seule espèce.

ESPÈCE

Urnula EpisUjUdis.

DiACNOSE. Coque iircéolée, réliécie soil à s;i partie postérieure, soit près de son ouverture. Animal librement suspendu dans sa coque.

Cette espèce, qui n'est pas rare à Berlin dans la Sprée, vit en parasite sur les colonies d'Epistylis plicatilis qui recouvrent les Paludines vivipares. — Nous l'étudierons en détail dans la 3« partie de ce Mémoire.

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