‹ Études sur la langue séchuanaChapitre 22 sur 43 · CONJONCTIONS · texte numérisé non relu

CONJONCTIONS

Vf

Le Me ,

Le ,

Ha , Ereha ,

Leha,

’Mpa,

Kanti,

Ha e si.

Le ha,

Ka,

Goba ne, )

Gonne , ) .

Ki gona s

L’adverbe pourquoi n’existe pas; l’ interrogation se fait en mettant le verbe à l’espèce relative et en le faisant suivre du pronom ang , « quoi ? » U rekehi ng, « Pourquoi achètes-tu P » proprement : «lu achètes, pour quoi?»

Et.

Aussi.

Si. :

Soit que.

Mais . 1

Tandis que.

Si non.

Quoique.

Car.

Parce que.

r> . ; rO

C est pourquoi.

SYNTAXE

Nom. — 1. On a déjà vil que la langue séchuana n’a point de cas; la place que le nom occupe dans la phrase est donc la seule marque à laquelle on puisse connaître s’il est sujet ou régime. Lorsqu’il est sujet, il précède le verbe; il le suit dans les cas opposes. Ex. Morèna oa boka sechaba, «le roi loue le peuple. » On intervertit quelquefois cet ordre pour donner de la variété au discours ; le régime se place alors devant le sujet; mais sa préfixe est répétée pour prévenir toute confusion. Ex. SEchaba Morèna oa se boka, «le peuple, le roi le loue. »

2. L’emploi du nominatif absolu, si fréquent en hébreu, l’est presqu’autant en séchuana. Ex. Tau bogale ba ona bo bogolu , «le lion, sa férocité est grande. »

3. Le génitif se forme ordinairement au moyen de la préposition oa, «de; » mais, dans certains cas, la préposition se supprime, et le nom régissant passe à l’état construit. Ra-sechaba, «père-peuple,» pour Rara o‘a sechaba, «le père du peuple.»

4. L’espèce relative du verbe dispense le plus souvent d’avoir recours à la préposition go,«h, »pour former le datif. Kia neiA moenaka, «je donne à mon frère. » Lorsque la préposition s’emploie, elle précède immédiatement le nom , et le verbe reste à l’espèce Kal. Kia nca go nvoenaka.

SYNTAXE. 43

5. L’ablatif est le seul cas où le substantif soit modifié par les prépositions; elles lui font prendre la terminaison ’ng. Ex. Pela , «cœur;» nw pclang, «dans le « cœur. »

6. La répétition du nom sans conjonction exprime l’idée de maltitude. Ex. Bata , lata, a hommes, hommes, » pour beaucoup de gens.

Adjectif. — 7. L’adjectif se place dans la phrase immédiatement après le substantif auquel il se rapporte. Il ne peut précéder le nom que lorsque celui-ci sert à lui donner une signification plus précise et plus déterminée; le nom se met alors à l’ablatif. Ex. Botlale pelung , « sage dans le cœur , » pour « au cœur sage ; » mosa polelong, «doux dans la parole,» pour «à la parole douce. »

Pronoms. — 8. Le pronom personnel , comme on l’a déjà remarqué, détermine les personnes du verbe et le précède toujours. Ex. Kia bala , «Je lis.» Il ne disparaît pas, lorsque le sujet est exprimé; on dit mota oa bala y «l’homme il lit , ■» et non «l’homme lit.» S’il est régime y il se place, comme en français, entre le sujet et le verbe. Ex. Kia mo rata , «je le aime. »

9. Le pronom démonstratif se met invariablement après le nom. Ex. Tituba ena, «montagne cette.» La même remarque s’applique au pronom possessif ou suffixe.

10. La préfixe du nom tient lieu de pronom relatif, et le verbe dont elle est suivie passe au participe.

Ex. Bogobe bo korisang, « le pain le rassasiant, » pour ale pain gui rassasie;» Bogobe bo ki bo yang, «le pain je le mangeant , » pour « le pain gue je mange. » La suffixe , n’étant pas susceptible de s’allier aux prépositions, ne peut remplir l’office de pronom relatif que pour le nominatif et l'accusatif; les autres cas s’expriment au moyen du pronom personnel. Ex. Motu ki lemileng serapa sa gae, «l’homme j’ai pioché le jardin de lui, » pour «dont j’ai, etc... » Motu ki bolelang go ena, « l’homme je parle à lui, » pour « auquel je parle. »

Tl. La répétition du pronom personnel équivaut à notre pronom même, le même. Ex. Ki ona ena, «c’est lui lui, » pour « c’est lui-même. »

12. Le pronom interrogatif se place au commencement de la phrase , lorsque le verbe est à la voix active ; on le met à la fin , si le verbe est au passif : Ki mang a gu rata ? « qui t’aime ? » Va ratoa ki mang ? « tu es aimé par (pii?» Cette dernière manière d’interroger est la plus commune et la plus élégante.

Verbe. — 13. Les temps du verbe ont une signification fixe et déterminée; ils s’emploient de la même ma-

J ■ ' ' 1 - • ; , ‘'lia •*,*-£ 1

nière et dans les mêmes cas nue les temps du verbe

que les temps du verbe

français qui leur correspondent; seulement, dans la narration soutenue, le présent est généralement préféré au prétérit défini comflrié plus animé. , ‘ ^

14. L'infinitif, considéré comme substantif verbal, eSf d’un Usagé très-fréquent; il peut être sujet au régime et entrer dans la phrase comme un vrai nom; mais il ne saurait avoir de pluriel. Lès mots abstraits de la

SYNTAXE

langue sont presque tous des infinitifs. Ex. Go bolela ga

lona go lukile, «le parler de vous est juste; » Kui rata go tsamaia ga pitsi , «j’aime le marcher du cheval; » Rea bona mosa oa Yehofa ka go bopega ga rona , « nous voyons la

bonté de Dieu dans le ctre créé de nous» (dans notre création ). - ' . .

L’infmitif est aussi fort souvent employé d’une manière absolue , pour donner de l’énergie et de la vivacité au style. Dans la description d’un orage omde tout, autre phénonème ou fait frappant , le Mochuana dédaigne la froide régularité des temps ; il dit « souiller le vent , «s’obscurcir le ciel, gronder le tonnerre, tremble^, les «hommes, etc...» Il y a, dans cette succession d’infi^ nitifs, une rapidité qui égale presque celle de la pensée.

Le môme mode est susceptible de prendre la voyelle, terminale e caractéristique du subjonctif : il devient alors Fimpératif le plus noble et le plus absolu. Ex* Yehofp a re : go tlage leseri, «Dieu dit : paraître lumière, » popv «Dieu dit : que ia lumière paraisse..», f> , h

Les locutions on marche, on voit, etc. s’expriment,

en séchuana, au moyen de l’infinitif passif. Go UqvfW-pa , qo bonoa «être marché, être vu.» y - {Uiti

•* . .. f . , | i TT • < <'>' : n iiminoien Jû

ainsi la valeur dun adverbe.. Ex. Oa Viii

vi ; lym lu .rn-)I7noiî‘Jg itü liiyreoiq ol rnTmrnn^TFjntri

cherche, il meurt, » pour « il es ^preygi^ mq$\ n^aatisai

a sebetsa, «il multiplie, il travaille,» pour «il travaille

*omin > orTuTdifOO r » \Tiïiii\ra j .vr

beaucoup;» Oa boela a bolela , «il re vient y S parle,,» pçur « il parle de nouveau. » . r i W)ur lA

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