‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 111 sur 138 · ARCHÉOLOGUES · texte numérisé non relu

ARCHÉOLOGUES

singulières. Elles ont pour titre: Pas de nuit, et offrent la contre-partie de cette création effrayante de lord Byron, Darkness (ténèbres). Dans l'œuvre de l'ouvrière américaine c'est le soleil qui ne se couche jamais, c'est le monde fatigué de splendeur, demandant à Dieu du repos, de l'obscurité et du silence.

L'archéologie locale a donné quelques produits en Amérique comme en Angleterre. Il n'y a pas si petite fraction des États-Unis qui ne possède son historien, pas de petite ville qui ne veuille se présenter au monde dans un volume in-8° ou in-4° avec gravures. Le chef-d'œuvre de ce genre moléculaire est une Histoire de Beverly (1), petite ville de la Nouvelle-Angleterre, avec gravures, plans, cartes, biographies, etc. On ne se serait guère douté que cette honnête petite ville eût possédé denx cent trois grands hommes inconnus, Les États-Unis, qui manquent de souvenirs féodaux et par conséquent d' histoire, dont l'âge héroïque est d'avant-hier, prêtent de l'intérêt à des minuties qui n'ont pas même le douteux prestige des curiosités antiques et le charme mélancolique qui s'attache aux débris du passé.

Plus loin encore que Beverly, Halifax, capitale de la Nouvelle-Écosse, ville complétement étrangère aux-hakis tudes littéraires, s'est piquée d'honneur. L'horloger Samuel Slick (2) s'est constitué P Addison de cette partie obscure et lointaine des domaines britanniques. I Ameérique anglaise commence à élever des prétentions, Trois volumes intitulés Littérature coloniale, par G. E. Young (Halifax), témoignent de ces désirs. M. Young répète ce

(1) History of Beverly, civil and ecclesiastical, from its settle ment, by Edwin M. Stone; 1842.

(2) Voyez plus bas, le Mancnanb b'tHOnLOdkE,

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