ENFANCE FT AVENIR
civilisation nouvelle. II ne faudra pas un siètle pour que téus leb cblons de ces région; partant l'idiôine anglais, sentent qu'il y a entre eux et les habitants de Boston, de Washington ou de Philadelphie, plus d'affinités de voisinage, de commercb, dé hécessité et de githtion, qu entre eux et les habitants de Londres. Tout ira se confondre, même les républiques du Midi, zu sein du faisceau gigantesque dont Washington est aujourd'hui le centre. Les deux nations colonisatrices s’y trouveront représentées : l'Éspagne catholique et l'Angleterre protestante ; la France n'y aura point de représentant, si te n'est peut-être dans un
coin a du continent, vers Montréal et Quebec. Voilà le châtiment de celte légèreté foudroyante et dé
cette impétuosité sans arrêt qui nous a fait négliger nos colonies. II y a même eu, quoi qu'on en dise, une faute politique grave dans l'appui que nous avons prêté aux Améticains insurgés contre leur rhétropole. Les hommes d'État de cette époque ne songesient qu'à se venger de leur enneimie et à satisfaire leurs rancunes anti-britanniques. IIs he voyaient pas ce que l'on aperçoit à peine aujourd’hui : é'est que l'Europe elle-même commençait à être en queston; et qu’il s'agissait bien plus (contre l'opinion universelle) d’un nouveau continent qui marchait à la prépondéraneb que d'une rébellion partielle contre une métropole injuste. Par son adhésion à la cause de l'Amérique, la France désertait la eanse de l’Europe elle-même; et en jütiant le second rôle dans la lutte ; elle perdait ses colonies âtéritoines, sans recueillir d'avantage personnel. Cet enchamement singalier des choses humaines, que personne ns peut nier et dont la Providence s'est réserté l'intellidende complète, v fait que cette meme guerre d'Amérique; sonnaët la première fanfare de victoire pour le continent
n siètle pour que l'idiôine anglais, tants de Boston, d'affinités de voituâtion, qu'entre ra se. confondre, u faisceau gigancentre. Les deux te; la France n'y ut-être dans un al et Quebec.
oudfoyante et dé fait négliger nos n dise, une faute us prêté aux Amées hommes d’État nger de leur en- -britanniques. Ils iné aujourd'hui :
it à être en quesl'opinion univerait à la prépondére une métropole e l'Amérique; la elle-même ; et en erdait ses colonies ersonnel, Cet enes ; que personne t réserté l'intellierre d'Amérique; pour le continent
nouveau; sonna le premier glas de mort pour le eonunent ancien; On vit aussitôt les anciennes institutlons do l’Europe crouler, les trônes sc briser, sans que les peuples avec ces débris pussent se faire une habitation duruble; toutes les idées et les systemes vaguer au hasard: et un homme de génie; à force de coërcion et de conqustes, parvenir à peine à resserrer quelque temps de faisceau rompu.
Ce qui est encore plus étrange, et ce qui prouvé sans réplique la future et inévitable domination de cette Amérique. pour laquelle nous serons un jour ce que l'Égypte palissante fut pour la Grèce radieusé, c'est que les idées américaines nous envahissent; nous pressent et usurpent chaque jour plus d'espaté et de pouvoir. Elles ne nous vont guère. Elles sont sans analogie avec nos souvenirs, avec notre vie, avec l'entassemérit de nos populations et de nos cupidités rivales Peu importe : nous cédôns à la logique des choses et des antécédents ; terrible añanké dont on ne brise pas lé joug. C’est au moyen des idées alnéricaines que nous éspérons nous raviver, comme les Romains espérèrent un moment revivre par une infusion orientale qui acheva de les abattre: Ces réflexions, qui ne s'adressent qu'à l'avenir et qui ne pourraient chan ger le présent; n’empêchent pas que la résolution du gouvernement abglais et ses efforts pour peupler de famitles pautres le Canada supérieut, la nouvelle-Écosse, le cap Breton; le nouveau Brunswick, ne soient d'une très-bonne et utile politique: II y a place dans ces régions; dont
quelques-unes sont très-fertites, pour quelques millions
de tawilleurm La seule ville de Toronté entretient aujourd'hai quiune mille travailleurs qui reçéivent 2 livres ster- Ling (4% francs) par mois, et tal sont nodtris II ſoht