‹ Études sur la littérature et les moeurs des Anglo-Américains au XIXe siècle [microforme]Chapitre 96 sur 138 · BAYANT · texte numérisé non relu

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la corruption redoutahle ait détruit mn du doigt divla ! |

» Celai-ci n'a connu, vivant, ni les grandes villes, ni les arts qui les embelliment, La main qui créa notre race la forma d'éléments primitifs et d'une fraiche argile; ses rapporte avec la nature furent plus intimes; sa sympathie avec la terre, le ciel et les eaux (ut plus profonde et plus naïve que les nôtres, La froidure et la chaleur n'exerçaient pas sur lui l'influence tyranniqne qu'elles exercent sur nous. I défait l'orage qui nous fait trembler ;. il bravait lo cataracte et se confiait à ses lou bouillonnents,

N aimait cette ssuvage et bienfaisante nature qui donne à l’homme rouge 68 richesse, son bonheur, ses aliments et ses abris! Le rameau des vieux arbres lui, Livrait son repas; le ciel semé d’éteiles lui montrait sa route; le 201 Dre “ra En e OR MP race qui a disparu avec ses forêts vierges; — et We r la cendre de ses générations entassées nous avons had vos demeures. Les domaines usorpés nous obéissent ; la des Indiens est nntre patrie, leurs Sep choses ee

| Les Age, poëme:éerit duns le style du Childe-Harold de lord Byron, eee ln, remarquable

te weben trre des gras, .des cataractes ot des

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se déroulait la nappé:

29h WILLIAM: CULLEN

bois: épais! Amérique ! nourrice des sources immenses, mere de ces montagnes qui n'ont pas de cime accessible À pour nous; l'antique nuit qui te couvrait s'est done dissipee! Une aurôre inatiendue t'est venus de l'Occident civi- À lisé ! il y'a peu de temps encore la toupole mobile des forêts était la seule que l'œil aperçüt au loin sur tes plages. Là hurlait le Joup féroce, In se précipitait le bison: plus loin ; les bras nus et branzés de T Indien guidaient la barque sur le lac immense. Son collier et sa. ceiuture ronge jouaient aux rayons du soleil, ee 5 7 Tonde, comme l'oiseau dans les ara.

“x Ah!. était alors un paradis de we dare une sé dur séntiers inerplores, ‘que protégenit. de son; rempart sans | bornes Timmmenelte des forêt: Vallées, collines, montagnes; tout dispartimalt sous cette dréperie de feuillage | que personne n'avait soulevés, où'jamais rayon d'automne n'ait plongé, ob l'ourégan: péaétrait seul, tors dans | sa colère: il abauait les viéux géants des bois et fracassait | leurs troncs bur écorces-grisés, brunies par les siècles. Ces | retraites: sombçes (qui le croirait ) avaient aussi leurs dé- | lices; it y avait, sous bes fouillagés des Sbrh pleins de charmes, des sies ‘d'une révissante et douce beauté. Id ps ble dei eaux du hae; on voyait le

castor industrieux se plonger dans cette onde, le daim | sauvage 8 désaltérer, mille rames ohélésantes faire voler l'écume loin d'elles. 14 brise agitait le mals aux tiges urgontées ; Je hamead indien s'éjevait dans cet endroit charmant, séjour de paix, d'innocence, de solitude et de grâce | naive : et pourtant c'était In que Indien attachait bon @ cap-

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| incendié par l'ennemi, n'était plus qu'un amas de ruines, détrempées de sang; l'enfant au sein de la nourtice, la | jeune mère et le vieux guerrier tombaient sous le tomahawk. Une mer de flamme roulait dans le vallon ; murs détruits, arbres brisés, ossements épars, tel était le village indien; plus de fumée couronnant de sa guirlande de | vapeurs la hutte sauvage; plus de canot sur le lac; plus de rame agitant ses flots. Le silence envahissait le vallon désert; cette civilisation si faible encore s’évanouissait un moment, 1 » Voyageur, regarde maintenant! Là flottait le canot du | sauvage ; des milliers de voiles blanches, que le vent gonfle | et agite, se pressent aujourd'hui au sein de la même baie | qui renferme le commerce du monde entier. Une race | nouvelle peuple ces contrées ; la forêt recule ; la civilisation | avance ; les villes éclosent ; les moissons naissent de toutes | parts. De toutes parts se découvrent des sources nouvelles | et des fleuves nouveaux; sous l'abri des feuillages, leurs eaux cachées depuis des siècles n'avaient jamais reflété le ciel; ces sources vierges abreuvent les colonies vierges. Chaque jour leur domaine s'agrandit ; la civilisation dévoile et envahit toute la contrée, comme l'incendie rapide devore les arbres d'automne.

» tombent les dernières chaînes de l'humanité ; là le génie de notre race se déploie enfin, libre et sans entraves. Qui musèlera le géant; qui le forcera, coursier indomptable, d'accepter le mors et les rênes; qui pourra modérer sa force et suspendre son élan ?

» Personne, Dans la profondeur de l’avenir, je vois cet élan s'accroître; la comète jetée à travers l'espace, suit une route moins Cerlaine et moins lumineuse. Le voilà, visible et merveilleux, indomptable et gigantesque, ce progrès des

— dm

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