‹ Études sur la maladie des vers à soie 1870 v. 2Chapitre 20 sur 79 · ESPÈCES · texte numérisé non relu

ESPÈCES

M. de Bobson

Sauve il cocons jaunes....

srsDivisiONS

ta édacationt différeotet.

DiTen lotf donnés par M. Ptttanr.

M"* de Boisson

M-« Beau

m"® de Bonnafous

M"*« Louis Destrem

M"« Daniel

M"« Crousat

M"« de Firmas

M"* Renaud de Laharéze.

M'^* de Lachadenède. . .

Masel blancs purs

Idem

Idem

Maxel jaunes purs

Idem

Sauve blancs purs

Idem

Sauvo jaunes purs

Sauve jaunes et blancs purs

DiTen lotf donnés par M. Gemes.

M. Arbousset.. .

Idem

M"« de Maubec M. Antoine.

Idem

M"< Malinowska M»« deCambis.

M. Agniel

M. Ribot

M. Despeyroux. .

Sauve

Caladroy . .

Idem .

Idem .

Gnchens . .

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Julia-Bélla.

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REMDEME!IT

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AéclHHié.

A échooé.

8,5oo

Le rendement moyen de ces trois derniers tableaux est :

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Pour le premier de 30,730 par once.

Pour le second de 33 , 5oo •

Pour le dernier de 33 ,4oo •

J*aurais voulu , Monsieur , joindre à ces renseignements le rendement des graines de même provenance élevées dans l'arrondissement; mais je n'ai pu suivre exactement les graines distribuées par d'autres personnes. J'ignore même le nom des éducateurs qui les ont élevées. Je ne connais que par ouï-

dire, pour une partie seulement, les résultats qu'elles ont donnés et les diverses circonstances de leur éducation : voilà pourquoi je n'en parle pas.

Mais les chiffres ci-dessus sont assez significatifs. Ils prouvent de la manière la plus évidente la supériorité du procédé de grainage que vous nous avez si souvent recommandé.

Malheureusement, comme pour toutes les grandes découvertes de la science, il s'écoulera beaucoup de temps avant que la masse des éducateurs comprenne et adopte cette manière simple d'opérer. Longtemps encore parmi eux il s'en trouvera qui, procédant imparfaitement, éprouveront des échecs, et, plutôt que de s'accuser eux-mêmes, ils se poseront en détracteurs. Mais, dans le nombre, il s'en trouvera d'assez intelligents qui mettront à profit vos précieux conseils. Les succès qu'ils obtiendront éclaireront les autres, et bientôt ils auront des imitateurs

DE LACHADENÈDE, Préftident du Comice agricole d'Alais.

RAPPORT DE M. DUCROT (i),

RÉPÉTITECR à l'école impériale d' agriculture de la 6AULSA1B (Ain).

Les essais de sériciculture que je fais à l'École de la Saulsaie datent de 1866. Os sont une preuve de l'infaillibilité des moyens proposés par M. Pasteur pour obtenir de la graine saine, et de la nécessité de ne confier la production de cette graine qu'à de petites éducations d'une demi-once au plus, les seules qui puissent recevoir les soins nécessaires pour une réussite complète.

J'élevai en 1866 quelques graines du Japon; les vers devinrent fort beaux, furent exempts de maladie et firent tous leurs cocons ; mais le faible produit obtenu (trois cocons ne pesaient guère plus de i gramme), et le faible prix qu'on en offrit à Lyon, 4 francs le kilogramme, me décidèrent à abandonner cette éducation et à m'occuper exclusivement de la race jaune du pays, plus délicate, dit-on, mais donnant des cocons pesant près de 2 grammes chacun, et valant 7, 8 et 9 francs le kilogramme.

Cette race fut introduite dans la commune de Reynost (vallée du Rhône), il y a une douzaine d'années ; les nombreux petits propriétaires qui habitent cette commune firent d'abord chacun de petites éducations de 5, 8, 10 grammes au plus : la réussite fut complète : leurs produits acquirent bientôt une réputation bien méritée; chaque récolte était achetée pour graine, sur place

(1) Extrait du Moniteur des soies , numéro du 20 juillet 1868.

même, à des prix exorbitants, la, i5 et jusqu'à 18 francs le kilogramme. Cet état de choses dura cinq ou six années : Tambition des éleveurs y mit bientôt un terme. Tel propriétaire qui faisait 5 grammes en fit successivement 10 grammes, ao grammes, 2 onces et jusqu'à 6 onces : qu'en résulta-t-il? l'éducation fîit de plus en plus négligée, les maladies survinrent, la race de Beynost perdit sa réputation, le peu de produits obtenus ne purent se vendre que pour la filature à prix réduits; les éleveurs se découragèrent, de telle sorte, qu'en 1866 je pus à peine trouver, dans cette commune, quelques grammes de graines pour faire mes expériences.

Aujourd'hui, cette éducation est complètement abandonnée. Il en est de même à Trévoux, qui se livrait, il y a quelques années, à l'éducation de la même race avec le même succès, et qui a échoué par la même cause. J'ai visité dernièrement ces deux localités ; pas une feuille n'a été cueillie cette année sur leurs nombreux et beaux mûriers, qui, cependant, sont encore tous debout. Un découragement si prompt est extraordinaire, car il y a cinq ans à peine, les éducateurs de ces communes, Trévoux et Beynost, les seules de l'arrondissement où l'éducation se faisait sur une large échelle, allaient chercher à une distance de 10, et même i5 kilomètres, la feuille des mûriers assez communs et très-beaux sur tout le territoire de l'arrondissement. Revenons à mon éducation.

Au printemps de 1866, je pris à Beynost, chez M. Meillard, 5 grammes de graine provenant d'une éducation des plus infectées par la pébrine. Je fis éclore celte graine au commencement de mai, et je choisis dans la masse, à leur naissance, les vers qui me parurent les plus noirs et les plus vigoureux ; je les enlevai avec précaution, au moyen déjeunes feuilles de mûrier; je recueillis ainsi environ sept cents vers et je jetai le reste. Ces sept cents vers furent élevés sans chaleur artificielle et dans toutes les conditions de propreté et d'aération désirables. A chaque sommeil, je réservais seulement les vers qui s'endormaient durant les huit premières heures du sommeil ; le reste, levé au filet, était jeté. Au réveil, tous les vers qui n'étaient pas de même réveillés huit heures après le réveil des plus hfttifs, étaient aussi impitoyablement jetés ; je parvins ainsi à n'avoir plus, au commencement du cinquième âge, que trente<[uatre vers, très-beaux, paraissant sains, et qui tous montèrent presque en même temps, le trente-cinquième jour après leur naissance. Cette éducation, ainsi que celles de 1867 et de 1868, se fit dans une grande salle, pourvue de trois fenêtres exposées à l'est, au sud et à l'ouest. En ouvrant ces fenêtres à propos et sans avoir recours au chauffage, je parvins, tout en maintenant mon éducation par&itement aérée, à obtenir, pendant toute sa durée, une température assez constante de 17 à 22 degrés centigrades. Les trente-quatre cocons obtenus étaient de toute beauté; ils me donnèrent quinze papillons mâles et dix-neuf femelles; je jetai deux mâles et cinq femelles qui présentaient quelques défouts à vue d'œil. 11 me restait ainsi treize mâles et quatorze femelles qui furent séparés par couple au fur et à mesure de leur éclosion et

placés couple par couple dans des cadres numérotés. L'accouplement durd vingt-quatre heures environ : j'ai pris pour règle de laisser les papillons se séparer d'eux-mêmes ; doux femelles cependant ont dû recevoir le môme mâle chacune douze heures, et leurs œufs ont tous été parfaitement fécondés. L'accouplement terminé, je laissai la ponte s'effectuer pendant soixante-douze heures, au bout desquelles chaque couple fut examiné au microscope avec le plus grand soin. Six observations furent faites pour chaque papillon écrasé dans un mortier avec quelques gouttes d'eau distillée; le nombre de corpuscules observés dans le foyer de la lunette chez les papillons malades a varii' entre un et dix pour chaque observation.

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... saine.

Les couples 2, 3, 5, 6, 8, 9, 11 et 13 ayant été trouvés exempts de corpuscules, les œufs do leurs neuf femelles furent gardés ; les œufs des autres femelles furent jetés.

En 1867, réclusion a eu lieu le 6 mai; la température a été relativement basse pendant toute la durée de l'éducation, elle a varié entre 1 5 et 20 degrés centigrades; il en est résulté que les vers ne sont montés que le quarante et unième jour après leur naissance. Pour ce qui concerne l'exclusion des retardataires, j'ai été moins sévère que l'année précédenie. En 1866, comme en 1867, j'ai agi comme il suit à l'époquecritique du sommeil. Je donne douze repas en vingt-quatre heures pendant les deux premiers 9ges et huit repas pendant les trois derniers ; or, à chaque sommeil, je supprime dès son début quatre repas ; il y a donc jeûne pendant huit heures aux deux premiers sommeils, et pendant douze heures aux deux derniers. Plaçant le filet après ce jeûne, j'enlève tous les vers qui ne dorment pas pour former une nouvelle laUe. De celle manière, les vers dorment découverts, la tète élevée, et se réveillent tous à la fois, ce qui n'est pas lorsqu'on les enfouit sous des monceaux de leuillea. A partir du moment où le réveil commence, j'attends sii heuice avant de placer le filet qui doit recueillir les vers éveillés ; six heure» après la pose de ce dernier, je renlé\'e, et tous les paresseux sont alors jetés.

En agissant ainsi, j'ai obtenu, en 1867, au cinquième âge, des vers d'une égalité parfaite. La montée s'est faite dans un très-court espace de temps, et j'ai récolté deux mille cinq cents cocons magni6ques. J'en ai gardé cent cinquante pour graine; le reste, soit deux mille trois cent cinquante cocons pesant 4 kilogrammes, a été vendu pour la filature au prix de 7 francs 5o centimes le kilogramme. Sur les cent cinquante papillons réservés, onze ont été jetés comme incomplets. Parmi les autres, vingt couples ont été examinés au microscope, comme l'année précédente, et pas un seul corpuscule n'a été trouvé, d'où j'ai conclu qu'il était inutile de pousser l'examen plus loin. J'ai gardé toute la graine obtenue.

Cette année (1868) Téclosion a eu lieu le i3 mai ; l'éducation s'est faite dans les conditions les plus favorables. La température, pendant toute sa durée, n'est pas descendue au-dessous de ao degrés centigrades et a varié entre 20 et 14. Les vers ont marché avec une grande régularité. J'ai dédoublé seulement au premier et au deuxième sommeil ; les retardataires ont été si peu nombreux aux deux derniers sommeils que j'ai pu les réunir à la table suivante sans être obligé d'en faire de nouvelles. La montée a commencé le vingthuitième jour après la naissance, soit le 10 juin; le i4} tout était monté. J'ai commencé la récolte le 19; le ao, elle était terminée, et j'ai pu constater le résultat obtenu ; quatorze mille quatre cents cocons ont été récoltés et ont pesé a4''*,68o grammes. Je puis assurer que je n'ai pas eu de vers malades de pébrine, et pas un mort-flat ; a4 kilogrammes ont été vendus pour graine à M. Chabot, épicier, rue Saint-Dominique, à Lyon, au prix de 10 francs le kilogramme. J'ai gardé pour ma graine, comme l'ann^ précédente, cent cinquante cocons, et je n'en garderai jamais davantage, bien que les mûriers de l'École, que M. le directeur veut bien mettre à ma disposition, me permettent d'en élever une quantité plus considérable. L'éclosion des papillons a commencé le 3o juin et s'est terminée le 4 juillet. Vingt couples examinés au microscope ont été, comme en 1867, trouvés exempts de corpuscules.

J'ajouterai que le délitement, pendant chaque éducation, a eu lieu régulièrement chaque jour ; que les vers ont été maintenus toujours espacés entre eux, ce qui nécessite, il est vrai, une plus grande quantité de nourriture; que pendant les deux premiers âges il a été donné de la feuille de mûriers non greffés, et que les vers ont constamment reçu de la feuille fraîchement récoltée, parfaitement sèche, exempte de taches et prise sur les mûriers les plus vigoureux.

Que conclure de ce résultat? que par une sélection bien entendue, pratiquée sur de petites éducations, les seules qui puissent être parfaitement soignées, et en s'aidant du microscope, il est possible d'améliorer en peu d'années nos races indigènes.

EXTRAIT D'UNE LETTRE DE M. LE MARÉCHAL VAILLANT, PUBLIÉE DANS LE N*» DU 5 SEPTEMBRE 1868 DU MONITEUR DES SOIES [i],

Paris, i5 août i868.

Je suis peiné de vous voir en dissidence avec M. Pasteur, peiné aussi de l'espèce de reproche que vous me faites de rapporter tout le succès de mes éducations au procédé de grainage par le microscope. Je vous ai cité des faits, voilà tout. Je crois volontiers avec vous que bien d'autres circonstances fortuites ont influé sur ces faits et peuvent diminuer la part du grainage cellulaire et de Texamen microscopique ; mais cette part reste inattaquable. Permettez-moi de vous rappeler sommairement ici comment les choses se sont passées.

(i) Cette lettre relate des faits très-intéressants. Ils le deviendront davantage encore si j'ajoute que, parmi les œufs des couples dont le mâle et la femelle étaient corpusculeux, un très-petit nombre étaient eux-mêmes corpusculeux, preuve certaine que des chrysalides n'avaient été envahies que fort tard par les corpuscules. Je ne les avais pas examinées. M. le Maréchal n*avait pu me remettre que les papillons morts naturellement après la ponte.

Néanmoins, M. le Maréchal accuse 25 pour loo de non-valeur, et pour une éducation en petit, à Vincennes, loin des centres de grande culture. 11 est bien probable qu'en grande éducation il y aurait eu échec.

J'avais emporté à Alais quelques œufs des pontes réunies des couples malades par le màlc et la femelle. Le i3 mars je les ai mis à l'incubation. On a examiné un à un les vers à l'éclosion; sur un groupe de 126 vers ou œufs étudiés, on en a trouvé 4 seulement qui fussent corpusculeux.

On remarquera la similitude de l'opinion de M. le Maréchal et de celle que j'ai émise moi-même au sujet de la maladie des morts-flats. Je croirais volontiers que cette maladie est aux vers à soie ce que la métcorisation est aux bestiaux.

Nous verrons bien, l'an prochain, si le doute soulevé par M. le Maréchal au sujet de la signification que j'attribue au ferment en petits chapelets de grains sphériques ou légèrement ovoïdes est fondé. Pour moi, j'attache à sa présence une grande importance comme témoin du mal, et je crois, en outre, que si l'on pouvait prévenir son développement, on préviendrait peut-être la maladie qui me parait être caractérisée par une fermentation anormale de la feuille dans le canal intestinal, identique h celle que la feuille subit en dehors de ce canal quand elle est broyée avec de l'eau ; tout comme la météorisation est constituée par une fermentation de la feuille de luzerne, pareille à celle que cette même plante, broyée avec de l'eau, subit en dehors du canal intestinal et avec formation des mêmes organismes.

J'avais fait en 1866 une petite éducation d'œufs provenant de la Transylvanie, elle réussit bien; en 1867, j'élevai de nouveau une partie de ma graine obtenue, je réussis encore. M. Pasteur, qui était venu voir mes vers au printemps de 1 867, me dit : « Si vous voulez suivre mes indications, nous aurons avec vos vers de la graine parfoitement exempte de corpuscules, que vous pourrez donner à des éducateurs fort embarrassés pour s'en procurer. » De là, le grainage cellulaire et l'examen des papillons au microscope. De là aussi trois catégories d'auiis ou de graines : les œufs provenant de parents irréprochables; les œufs provenant de parents ayant tous deux des corpuscules; enfin, les œufs dont un des parents était sain et dont Tautre était malade des corpuscules.

Eb bien ! l'éducation faite avec les œufs de la première catégorie n*a pas eu un malade, pas même un indisposé; celle de la troisième catégorie a eu 5 pour 100, si je me rappelle bien, de morts, soit avec des taches noires, soit de toute autre maladie. En6n, une troisième et bien plus nombreuse éducation faite à Vinoennes, composée d'œufs provenant de parents tous deux corpusculeux, le mâle et la femelle, ont présenté un déchet de aS pour 100, savoir des morts-flats, des petits, d'autres qui n'ont pas monté à la bruyère, ou qui ont fait des cocons dans lesquels le ver à soie était visible. N'attachez pas trop d'importance aux nombres 5 et %5 pour 100; j'ai des notes précises, mais elles ne sont pas sous mes yeux. Ce qu'il faut tenir pour assuré (et c'est à quoi j'attache une grande importance), c'est que la première éducation n'a pas offert un mort, non plus qu'une éducation &œufs sains que m'avait envoyés du Midi M. Pasteur, et qui ont été élevés à Vincennes dans la même chambre, avec la même absence de soins , avec les mêmes feuilles , sur les mêmes planches ou claies où ont été élevés les vers qui ont donné %5 pour 100 de non-valeurs, à trois ou quatre repas par jour, pas davantage

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