‹ Études sur la maladie des vers à soie 1870 v. 2Chapitre 41 sur 79 · NOUVELLES ÉTUDES EXPÉRIMENTALES SUR LA MALADIE · texte numérisé non relu

NOUVELLES ÉTUDES EXPÉRIMENTALES SUR LA MALADIE

DES VERS A SOIE (i).

(Complément à ma Communication du 33 juillet dernier.)

Dans la lecture concernant la maladie des vers à soie, que j'ai eu l'honneur de £adre à la Commission impériale de sériciculture et à l'Académie au mois de juillet dernier, j'ai présenté le résultat d'expériences tendant à établir que l'on peut provoquer une grande mortalité dans les éducations de vers nourris avec des feuilles que l'on a recouvertes de poussières sèches ou fraîches, à la condition que ces poussières renferment des débris empruntés à la substance de vers ou de papillons chargés des petits corps désignés sous les noms de corpuscules vibrants, corpuscules de Cornalia, . , . J'ajoutais qu'ayant désiré mettre sous les yeux de l'Académie l'une des expériences dont je parle, j'ai prié notre confrère, M. Peligot, qui élève chaque année de petits lots de graines, dans le but de se procurer les éléments de ses importantes recherches sur la composition du précieux insecte et de la feuille du mûrier, de vouloir bien me remettre quelques centaines de ses vers. Ceux-ci se trouvaient avoir déjà dépassé la quatrième mue.

J'en élevai une partie que je séparai sans choix en trois portions égales de

(0 Extrait des Comptes rendus de V Académie des Sciences, t. LXIII, séance du i6 novembre i866.

5o vers chacune. A l'une d'elles je continuai les repas de feuille ordinaire. A la deuxième je distribuai des repas de feuille ordinaire , alternant avec des repas de feuille humectée par de l'eau tenant en suspension des débris du corps de papillons non corpusculeux. Le troisième lot de vers fut élevé de la même façon , avec cette différence essentielle que les papillons dont je viens de parler étaient au contraire choisis corpusculeux.

J'ai déjà dit à l'Académie qu'en opposition aux résultats d'expériences que j'avais faites à Alais, les vers du troisième lot ne périrent pas, et firent leurs cocons à peu près aussi bien que ceux du premier et du deuxième lot. La seule difiTérence a été que les vers étaient un peu plus petits, un peu retardés à la montée, de deux jours environ, et les cocons un peu plus faibles que ceux des deux autres lots. Dans le premier lot la montée fut terminée le 20 juillet. Le 25 j'examinai au microscope dix chrysalides de chacun des lots. Voici le résultat de cette étude :

Page 1