GRAINAGE DE COCONS VERTS JAPONAIS
PAPILLONS
NOMBRE
soumis
l'expérience.
ÉTAT DES AILES
de cor> pascales
par champ.
Papillon de premier choix.
Id,
Id.
Id,
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Paptll- plus ou moins Ucbé. !
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
3oo
Id.
PAPILLONS
soumis
l'expérience.
ÉTAT DES AILES
NOMBRE
de corposcoles
par champ.
Belles ailes sans taches.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Ailes plus ou moins tachées et pilssées.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Que résulte- il de ces observations? Comparez-les à celles des papillons venant du Japon et élevés également dans ce pays en i866, et vous verrez que nous avons ici des résultats du même ordre et quelquefois meilleurs qu'au Japon. Mais il n'en est pas toujours ainsi à beaucoup près. Vcici, par exemple, un autre grainage du même Comice d'Alais au Pont-Gisquet : carton d'importation directe. (/^o/> tableau n° 23.)
Nous retombons ici sur des papillons aussi mauvais que des papillons de races indigènes, sans nul doute, parce que la graine de ces cartons est arrivée malade du Japon, car, dans l'éducation de ces divers cartons , tout a été égal, la chambrée, la feuille et les soins. En effet, le résultat de l'examen de la graine indique qu'elle était très-suspecte : sur l'i œufs examinés, i ont été trouvés corpusculeux. Vous voyez en outre combien ces faits sont peu favorables aux idées fort répandues d'influence de mauvaises conditions clirna-
âOI
8, de sol épuisé de tels et tels principes, do feuille malade, de piiys , de miasmes épidémiques, etc.... Qualité de la graine et conditions res plus ou moins favorables des éducations, vc.ili\ ce qui importe, ('.e it se présenter souvent, ce sont des chambrées infectées, \)&t exemple les fois que l'on place sous le même toit une graine détestable auprès praine saine, circonstance qui a eu lieu fnkiuemment, et chez tous les 3urs, depuis quinze et vingt ans.
PAPILLONS
tonmli
ÉTAT DBS AILES.
NOMBRE decor-
POMUIM
à r«xpériMic«.
|Mr chasp.
B«1lMallMtans lacliM
Id.
Id.
5oo
Id.
Id.
5oo
7 AllM pIlMéM Ucbéet.
3oo
4oo
Id.
5oo
Id.
6co
elques centaines de mètres du Pont-Gisquet, sur la montagne, dans une lerie isolée, on a élevé un demi-carton japonais ne renfermant pas du 3 corpuscules, ni dans les œufs de belle apparence, ni dans les œufs ouge déprimés.... Les vers ont très-bien marché, pas un ne s'est monpusculeux pendant toute Féducation, et pourtant l'examen des papilprouvé qu'ils étaient tous très-corpusculeux, et les œufs issus de ces is sont également corpusculeux en grand nombre, le a été la cause d'une si grande infection? Provient-elle des jiapillons dent produit la graine au Japon? Je ne puis le croire, parce que l'édun'aurait pas été aussi bien à beaucoup près. Sans une cause d'infection ilière et directe, on ne voit pas le mal prendre cette intensité dans les os japonais issus de vers qui se sont conservés beaux jus(]u'à l'époque wtntée; mais au-dessus des vers de ce demi-carton et à côté d'eux, i même chambrée, on élevait les plus mauvaises graines indigènes, dont ^res renfermaient considérablement de corpuscules. Je ne puis douter magnanier n'ait réalisé à son insu, sur une grande échelle, les effets
de contagion que j'ai décrits dans ma Note du 26 novembre 1866 à l'Académie des Sciences. Visitez de telles chambrées, assistez à de tels résultats, et vous direz peut-être que Fair malfaisant qui infecte le Gard pendant les éducations a soufflé sur ces chambrées. 11 n'en est rien, pourtant. L'infection a été produite par le magnanier lui-môme, qui a eu le tort d'élever une graine issue de papillons très-corpusculeux à côté d'une bonne graine japonaise.
Une objection s'offre sans doute à votre esprit ; je viens de prouver qu'en ce qui concerne les graines du Japon, beaucoup de nos chambrées ne sont pas inférieures à celles de ce pays, lorsque les cartons qu'il nous envoie nous le permettent; mais à l'égard çies graines indigènes nous sommes peut-être dans l'impossibilité de réparer le mal, puisque les quatorze éducations d'une seule localité dont j'ai parlé, pour la plupart de races indigènes, n'ont pas offert un seul papillon qui ne fût très-corpusculeux. Certainement nos graines indigènes sont beaucoup plus affaiblies que celles du Japon ; mais vous allez reconnaître qu'il existe des grainages offrant des papillons non moins bons que ceux de ce lointain pays parmi nos races françaises.
grainage de cocons blancs (race sina).
grainage de beaux cocons jacnes (indigènes).
PAPILLONS
NOMBRE
PAPILLONS
NOMBRE
soumis
reipérloDce.
ÉTAT DES AILES
de corpuscules
par champ.
soumis è
rexpérieoce.
ÉTAT DES AILES
de corpuscules
par champ.
Belles ailes sans ta-
Belles ailes sans ta-
ches, f
ches.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id,
Id.
Id.
"7 1 Plusieurs taches.
Id.
Ailes peUtas, atro-
Id.
9 Ailes très-pet., plis-
sées. °
Id.
iQ Allespltssées, grosse |
tache. i ^
11 Ailes plissées, tombantes.
Id.
M n t Ailes plissées . sans
j taches. °
Id.
giiai>(A(;e de beaux coco:*» iNDir.ti!(F.s
(bLA!ICS).
PAPILLO?(S
NOMBRE
de cor-
ioomis
ÉTAT DES AILES
puscules
par
l'expérience.
champ
Belles ailes sans Urbes.
Id.
Id,
Id.
Id.
Ailes courbes et ta-
chées.
Bellesailes, a petites Uches.
Belles atles, 5 ou G taches.
Petites atles. 3 pe-
tites taches.
Ailes courbes, sans taches.
Id.
e donc chez nous, en races du Japon et en races indigènes, des chamapillons privés de corpuscules. Voici seulement la grande différence apon et la France : tandis qu'en France, sur loo chambrées à graine la majorité offre des papillons pour la plupart privés de corpuscules, légalement, nous venons d'en avoir la preuve, la situation du Japon, ec un certain avantage pour ce dernier pays, on trouverait peut- 95, et même plus, dans certaines localités, de chambrées à papillons usculeux pour nos races indigènes. Mais qu'importe ! Il est clair que, mbreuses que soient les exceptions, elles peuvent devenir pour nous ) de salut.
•vous élever des races japonaises? il vous sera très-facile de rencon- ;rainages à papillons sans corpuscules. Voulez -vous élever des races , et c'est le but qu'il faut atteindre, à cause de leur grande supério- B pouvez encore trouver des grainages à papillons privés de corpusla est, je ne dirai pas facile, mais possible. U faudra seulement mul- ^antage vos recherches au moment du grainage, et quand vous aurez te graine, veillez sur elle, évitez de la corrompre par votre faute^
faites une petite éducation plus soignée pour graine. Le microscope vous dira, par l'examen des papillons, si vous pouvez compter sur elle. Dans le cas de la négative , renouvelez vos recherches pour vous procurer un bon grainage.
Je viens d'avoir l'occasion de constater qu'il est plus facile que je n'osais le prévoir, de rencontrer des grainages de races indigènes tout à fait exempts de la maladie des corpiiscides.
Le '25 juin dernier, j'avais prié les chefs d'une grande filature du Vigan, MM. Brouilhet et Baumier, d'écrire d'urgence à quelques personnes qui avaient été dans l'Aveyron et ailleurs pour faire de la graine, afin qu'elles voulussent bien placer dans l'esprit-de-vin quelques centaines des papillons de leurs différents grainages. Tout récemment, MM. Brouilhet et Baumier m'ont envoyé quatre bouteilles pleines de papillons prélevés dans quatre grainages différents, de races de pays. Or, sur 200 papillons, 3 seulement se sont montrés corpusculeux, et trois lots n'en ont pas offert du tout qui fussent atteints.
Vous devez comprendre dès lors combien il y aura peu de difficultés à appliquer le procédé de grainage que je préconise et à multiplier la graine exempte des germes de la maladie qui est caractérisée par la présence des corpuscules.
Est-ce toute la maladie que la maladie des corpuscules? Nous le verrons bien ultérieurement; mais, sans nul doute, c'en est une des plus répandues et des plus dangereuses. Comment ne pas admettre que nous Téloignerons à volonté par le moyen que j'indique, et qu'il est si simple d'appliquer et de propager?
Laissez-moi revenir encore sur l'infection possible des chambrées. Je vous ai dit tout à l'heure qu'à quelques centaines de mètres du Pont-Gisquet, un éducateur avait échoué complètement dans l'éducation de graines indigènes trèsmauvaises. La magnanerie dont il s'agit ici n'était pas nettoyée encore à mon arrivée cette année, c'est-à-dire que le tas de crottins, des poussières et des débris les plus menus de toutes sortes que l'on enlève des tables à la fin de l'éducation et que l'on met dans un coin pour en nourrir les bestiaux, les porcs, etc., se trouvait encore intact. J'en ai tamisé une portion, afin de recueillir les poussières les plus fines, conformément aux indications de ma Note du 23 juillet 1866. Or, je ne saurais vous dire la quantité extraordinaire de corpuscules que contiennent ces poussières. Il y a, comme bien vous pensez, une multitude infinie de spores de moisissures dans ces poussières , car vous savez ce que sont les litières à l'époque de la montée. Eh bien, le nombre des spores n'est rien auprès de celui des corpuscules. Par un calcul approximatif assurément fort grossier, je trouve que si l'on répandait uniformément dans l'atmosphère, au-dessus du département du Gard, la totalité des corpuscules du tas de poussières de cette seule magnanerie, et qu'ils vinssent à tomber sur le sol , chaque mètre carré du département en recevrait un certain nombre.
Supposez que cette magnanerie ne soit pas lavée et nettoyée à fond, blan-
chie à la chaux partout, lo plancher lavé et rclavé, combien de germes de contagion ne vont pas s'y trouver si vous vous reportez aux résultats des expériences exposées dans ma Note du 26 novembre 1866?
En résumé, si rien ne me fait illusion, si les recherches que je vais poursuivre ne m'obligent pas à modifier profondément ma manière de voir, il me semble que nous sommes conduits, par toutes les observations qui précèdent, à envisager les choses beaucoup moins en noir qu'on ne l'a fait jusqu'ici, et que le salut est entre nos mains et sous nos yeux.
Surtout qu'à notre époque, en présence de cette diffusion incessante des lumières, on ne vienne pas dire qu'il faudrait trouver quelque chose de plus simple qu'un remède préventif qui consiste à placer l'œil sur l'oculaire d'un microscope, après avoir broyé un papillon dans un mortier avec quelques gouttes d'eau, véritable jeu d'enfant et qui demande un apprentissage d'une lieure ou deux î Une pareille un de non-recevoir ne serait que ridicule, surtout quand on songe qu'il s'agit ici d'intérêts qui se traduisent, pour la France »eule, par une perte annuelle s'élevant à 3o, 40 <>t 5o millions de francs, et, [)0ur chaque propriétaire sériciculteur , par celle de la meilleure et souvent ie la seule part de son revenu.
J'examinerai dans la seconde partie de ma lettre les résultats que j'ai obtenus d'éducations de graines issues de papillons corpusculeux , les uns très- [)eu, les autres beaucoup. Comment se comportent de telles graines? Les vers auxquels elles donnent naissance deviennent-ils tous de mauvaises chrysaides et celles-ci de mauvais papillons? Le vice héréditaire qu'elles possèdent Jurement (nous en aurons des preuves tout à l'heure) est-il irrémédiable et tel, par exemple, que, si les vers arrivent à faire des cocons, les papillons sortis de ces derniers seront corpusculeux comme l'étaient ceux qui ont fourni la graine? La solution de cette question importe extrêmement au sujet qui nous occupe, de la possibilité ou de l'impossibilité d'une régénération graduelle des races des vers à soie et de la prospérité future des chambrées. En d'autres termes, que peut-on attendre d'une graine quelconque en très-petites éducations, avec des soins et des précautions de l'ordre de celles que chacun peut prendre, le cultivateur ordinaire aussi bien que le praticien le plus éclairé?
Dès la fin de i865 je préparai, pour mes études de l'année suivante, des pontes isolées appartenant à des couples dont j'avais étudié les papillons au microscpe. Malheureusement, l'invitation de me livrer à des recherches ne m'ayant été suggérée par M. Dumas que dans les derniers jours de mai, lorsque j'arrivai, après quelques semaines d'études, à l'idée de déterminer la valeur des graines par l'examen, non de celles-ci, mais des i)apillons qui les fournissent, il n'y avait plus de papillons ni de grainage à Alais. La campagne séricicole était achevée. Pourtant je pus me procurer quelques couples et leurs pontes dans les conditions que je viens d'indiquer. J'élevai ces pontes en 1866. ^ tableau suivant fait connaître quelques-uns de leurs résultats.
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1 lui ilîfi 1 IÎ il
-s m Ii ii Mil n 1 II Hl ; 1 ■ 1 Mî jîif ii i 1 = n II l ii i i
A l'exception des papillons des couples n*** 6 et 24, pres(|iie tous les papillons, mâles et femelles, étaient donc très-corpusculeux. A l'époque où je faisais ces observations, je n'avais pas encore pris l'habitude de noter le nombre approximatif des corpuscules par champ du microscope. Les expressions que j'emploie dans ce tableau : foule de corpuscules^ corpuscules à profusion^ devaient correspondre probablement à plusieurs centaines par champ ; celhMîi : corpuscules à profusion à des places restreintes, à lo, ao ou 5o corpuscules par champ. Autrefois je détachais un fragment des tissus du corps pour rechercher la présence ou l'absence des corpuscules.
Le fait de l'existence des corpuscules dans certains œufs des pontes n** 12, 22, 15 et 2, prouve assez que les papillons de ces pontes étaient chargés d'une quantité énorme de corpuscules, puisque nous voyons les pontes 21 et 23 no pas offrir d'œufs corpusculeux, malgré l'abondance des corpuscules chez les papillons correspondants. De la graine corpusculeuse au degré de celle des n"* 12^ 22, 2, devrait être sacrifiée s'il s'agissait d'éducations en chambrées.
Or, quel a été le résultat des éducations de ces couples? Les meilleures de ces éducations, celles qui ont offert le plus d'égalité dans les vers et le plus grand nombre de cocons sont les pontes 6 et 24, ainsi que le montre le tableau suivant :
DESIGNATION des