RECOLTE
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io56
Il résulte des nombres inscrits dans ce tableau que 22 y onces de graine ont donné i o56 kilogrammes de cocons jaunes d'une excellente qualité et qui ont été jugés par les filateurs très-supérieurs à tous ceux de la même race récoltés également dans les Hautes et Basses-Alpes (1). C'est un rendement moyen de 47 kilogrammes environ par once de 26 grammes.
Comme exemple du rendement de ces mêmes graines pour de grandes chambrées, je citerai celui des chambrées de MM. Henri et Léon Mares, de Montpellier, faites aux environs de cette ville, dans des directions dififérentes éloignées de 25 kilomètres. La première était de 26 onces (626 grammes), la seconde de i5 onces (SyS grammes). Elles ont produit, l'une 910 kilogrammes de cocons marchands, l'autre 676 kilogrammes, soit i485 kilogrammes pour 40 onces, ou 87 kilogrammes à l'once. Ces faits ont été consignés par M. Henri
(1) Je tiens ce renseignement du représentant de la maison Sérusclat, de Valence, chargé de Tachât des cocons, dans la petite ville des Mces, en 1868.
Mares dans une Communication que ce savant agriculteur a faite à FAcadémie des Sciences dans sa séance du 29 juin dernier. Je puis ajouter que M. Mares, par suite de la maladie qui frappe les vers à soie, avait abandonné toute éducation depuis plusieurs années.
Quelques personnes avaient craint qu'en prévenant la maladie des corpuscules chez les vers à soie, on ne les prédisposât à la maladie des morts-flats. Non-seulement il n'en est rien, mais c'est l'inverse qui est vrai. Car, dans tous les départements où les graines de M. Raybaud-Lange ont eu un succès général sans atteinte de la maladie des morts-flats, beaucoup d'autres graines ont péri de cette maladie. Les échecs par les morts-flats comme par la gattine ont été nombreux dans les Hautes et Basses-Alpes, dans le Var, dans l'Hérault
§ YI. — Preuves de non-rAussites par la maladie des corpuscules