PORTION DE GANCLION NERVEUX, CHARGÉ DE CORPUSCULES
LA PÉBRINE. 65
Les observations consignées dans ce tableau nous montrent : 1° que des papillons peuvent être corpusculeux, et leurs œufs ne l'être pas; 2° que le nômbre des œufs corpusculeux augmente généralement avec l’abondance plus ou moins grande des corpuscules dans les papillons pour une éducation déterminée; 3° que les graines jaunàtres, brunes, déprimées, de mauvais aspect renferment beaucoup plus de corpuscules que les graines de belle apparence.
Considérons maintenant des pontes isolées dont nous mettrons en comparaison l'examen du màle et de la femelle qui les auront produites, et celui des œufs. Je prendrai de préférence, parmi le nombre considérable de mes observations relatives à ce sujet, celles que j'ai faites dès le début de mes recherches, en 1865 et 1806.
Au mois de juin 1865, j'ai fait un grainage cellulaire avec des papillons provenant d’une graine japonaise d'importation directe, livrée par la Société d’Acclimatation, et élevée à Salindres, près Alais. L’examen microscopique n'avait pas été pratiqué suivant les indications données précédemment. Je découpais avee des ciseaux fins, sur le papillon, une portion de peau que je renversais sur la lame de verre pour en séparer le tissu adipeux et musculaire. C’est celui-ci que j’examinais au microscope. Lorsque J'apercevais çà et là, dans les tissus, des amas de corpuscules, ou que ceux-ci nageaient très-nombreux dans les liquides de linsecte, je notais : corpuscules à profusion. Si j'étais obligé de chercher les corpuscules en parcourant un grand nombre de champs, je notais : {rès-peu de corpuscules..….. Ces indications sont assurément très-vagues; mais je débutais dans ce genre d’études, marchant un peu à l'aventure, et sans autre but que de me procurer des éléments de recherches pour l’année suivante, en faisant porter celles-ci particulièrement, ainsi que je lai expliqué ailleurs, sur des graines appartenant, les unes à des papillons privés de corpuscules, les autres à des papillons plus ou moins corpusculeux.
NOMBRE NOMBRE DÉSIGNATION DES COUPLES. de graines | des vers examinés un à un de la ponte. à l'éclosion.
Mâle. Corpuscules à profusion, 12) | peu partout. 608 (12, le premier jour.
É | Femelle. Corpuscules à des places res- | 166, les jours suivants. treintes. | ; | | 27, le 27 février.
( Mâle. Très-rares corpuscules. | 19 | de À Re 1 d'a | 120 22, le28 »
| Femelle. Corpuscules à profusion. | | | 30, le 1°T mars.
, Mäle. Corpuscules à des places res- | 4 Ge \ . 66 + 136, le 26 février:
+ PE treintes. dde de DR dr :
c , *- \ (26, leo8 »
( Femelle. Corpuscules à profusion.
, ( Mäle. Beaucoup de corpuscules. l À (00, le premier jour. 4. : x ; À M k | Femelle. Corpuscules à profusion. ) Ü 9, le troisième jour. Mäle. Beaucoup de corpuscules.
2. À Femelle. Corpuscules nombreux, mais (4 20; « par places restreintes.
2 Mâle. Pas de corpuscules. | ; 6. ‘ 4 " J0,; »
| Femelle. Très-rares corpuscules. \ Mäle. Corpuscules nombreux, PE Aetd à des places restreintes 7 0, »
| Femelle. Pas de corpuscules. \ 8 ( Mäle. Corpuscules à profusion. | * 5 A | Femelle. Corpuscules à profusion. \ c
Dans tous ces vers, on n’a pas rencontré trace de corpuscules. Il en a été de mème pour les œufs qui n'avaient pu éclore, et dont on à examiné aussi, un à un, un grand nombre.
Les deux tableaux qui suivent contiennent des observation; non moins probantes se rapportant, les premières, à diverses pontes isolées, les autres, à des papillons d’un grainage non cellulaire, et à la graine correspondante.
C’est par des observations de cette nature qu’on peut se rendre facilement compte de cette circonstance curieuse, que, dans certains grainages, tous ou presque tous les papillons sont plus ou moins chargés de corpuscules, tandis que la graine examinée l’année suivante se montre très-peu corpusculeuse.
LA PEBRINE.
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