‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 29 sur 97 · GRAINE DE M ROCCA-SERRA, A PORTO-VECCHIO · texte numérisé non relu

GRAINE DE M ROCCA-SERRA, A PORTO-VECCHIO

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OEufs examinés ensemble. Nombre de corpuscules par champ. 3 30 3 20 3 50 3 fa 3 80 3 () 3 3 3 20 3 0 “. 60 5 0 3 20 0 30 5 10 4 0 3 3 3 2

L'échantillon qui a servi à ces observations a été remis à M. Maillot (1) par M. de Casabianca, président de Chambre à la Cour de Bastia, qui l'avait reçu du fils de Me Rocca-Serra.

Déjà l’an dernier, en 1868, la Compagnie italienne a complétement échoué dans ses magnaneries de la Corse avec la graine Rocca-Serra. Aïnsi done ces vers réputés magnifiques par M. Guérin-Méneville en 1867, élevés avec cette feuille qu'il déclarait exempte de toute maladie, donnaient quelques jours après sa visite à la magnanerie de M" Rocca-Serra une graine

qui a entrainé les plus graves échecs (2).

(1) M. Maillot, agrégé de l’Université, m'assiste dans ma mission. Il est en ce moment en Corse pour y surveiller les éducations de M. le sénateur, comte de Casabianca, lequel a désiré introduire en Corse mon procédé de grainage. (Avril 1869.)

(2) M. Guérin-Méneville n’a pas été plus heureux dans ses appréciations subséquentes. Il vient d'adresser au Ministre de l'Agriculture (Journal d'Agriculture

Ilest fort regrettable qu’on ait laissé s’altérer à ce point les graines de Ja Corse. Dans une ile isolée comme est celle-ci, placée à de grandes distances des éducations du continent, rien ne serait plus

de M. Barral, fevrier 1869) un nouveau Rapport, dans lequel il continue de louer la graine Rocca-Serra, et de citer la Corse comme un pays pouvant servir d'exemple à l'appui d’une de ses théories favorites, à savoir que la maladie s’en va. I y a plus de dix ans que ce naturaliste assure chaque année, dans ses Rapports, que la maladie est en décroissance. I le proclamait déjà en 1865, année qui fut la plus désastreuse du siècle, et un commissaire du Gouvernement, trompé sans doute par cette assertion, la reproduisait dans une discussion devant le Sénat.

Outre les faits que je viens de mentionner, qui prouvent que la meilleure des graines de Corse est perdue depuis 1867, je sais pertinemment que la plupart des graines sur lesquelles on compte le plus, dans cette contrée, pour les éducations de 1869, sont extrèmement corpusculeuses. Je sais, en outre, que les marchés passés en Corse par la Compagnie italienne n'étant pas à leur terme, et celle-ci ne pouvant plus compter sur la graine Rocca-Serra, doit élever, en 1869, dans ses magnaneries de la Corse, une graine qu’elle apportera d'Italie.

Voici l’examen de quelques-unes des graines qui ont été faites en Corse, en 1868 :

GRAINE DE M. POGGI, PERCEPTEUR GRAINE DE M. RISTORI, PROPRIÉTAIRE A VESCOVATO. A VESCOVATO,.

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