‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 57 sur 97 · Pas de corpuscules · texte numérisé non relu

Pas de corpuscules

Le lot témoin a donné deux papillons corpusculeux dont il faut attribuer la présence à des contagions accidentelles.

Voici une expérience du même ordre. Le 23 avril, on a contagionné 6 vers sains, race jaune de pays, avee un papillon pareil au précédent, c'est-à-dire chargé de corpuscules et conservé depuis un an dans une boîte de carton. Les vers étaient entre la première et la deuxième mue. Nous savons par des expériences antérieures que dix ou douze jours après la contagion avec des

corpuscules frais, tous les vers, sans exception, montrent déjà en assez grande abondance des corpuscules dans leurs organes, notamment dans les tuniques de lintestin. Or, le 6 mai, c’està-dire treize jours après l'essai de contagion, on examine au microscope les principaux organes de trois vers : nulle part on ne trouve des corpuscules.

Le 11 mai, c’est-à-dire après dix-huit jours, et les vers ayant déjà franchi trois mues depuis le jour de la contagion (1), on examine les trois vers qui restent : on n’y découvre ni taches, ni corpuscules.

On peut donc considérer comme démontré que les corpuscules des papillons perdent leur pouvoir contagionnant par une dessication prolongée au contact de l'air, alors mème, ce qui était le cas dans notre essai, que le papillon n’a pas été ouvert et n’a fait que se momifier dans son entier.

J'ai fait d’autres expériences qui établissent que les papillons corpusculeux conservent pendant plusieurs semaines après leur mort la faculté contagionnante, s'ils n’ont pas été bien desséchés au contact de Pair. Les essais rapportés dans ma Communication à l’Académie du 26 novembre 1866, Communication reproduite t. Il, p. 195, ont été faits avec des papillons morts depuis plus de trois semaines.

$ IV. — ESSAI INFRUCTUEUX DE CONTAGION AVEC DES CORPUSCULES RECOUVRANT DES GRAINES CORPUSCULEUSES.

J'ai rappelé antérieurement que les déjections des papillons corpusculeux contiennent elles-mèmes fréquemment des corpuscules, et qu’en conséquence une graine peut être recouverte extérieurement de matières corpusculeuses, si les papillons ont pu déposer sur la graine les liquides qu'ils rendent après la ponte, circonstance qui arrive, par exemple, toutes les fois que les toiles des granages ne sont pas tendues verticalement.

(1) J'ai cru remarquer dans maintes expériences que la multiplication des corpuscules était très-active pendant les mues.

Le 23 avril 1869, on a contagionné un lot de vers, race jaune de pays, avec une poussière provenant du lavage d’une graime très-corpusculeuse, qui avait été salie à dessein par les déjections des papillons qui l'avaient produite.

Les vers ont eu une grande répugnance à manger la feuille recouverte de cette poussière, mais on a eu le soin de ne conserver pour l'étude que ceux qui s’en étaient nourris.

Le 6 mai, on a examiné trois vers. Aucun d’entre eux ne présentait de taches ni de corpuscules.

Le 11 mai, par conséquent dix-huit jours après l'essai de contagion, On a eXaminé trois autres vers qui n'ont montré éga-

lement ni taches, ni corpusenles.

$ V. — Essar INFRUCTUEUX DE CONTAGION AVEC DES CORPUSCULES PROVENANT DE VERS DESSÉCHÉS À L' ÉCLOSION DEPUIS SIX SEMAINES.

Le 23 avril 1869, on contagionne des vers sains, race jaune de pays, avec la poussière de petits vers tous corpusculeux, conservés dans leur boite d’éclosion depuis les essais précoces du mois de mars précédent et morts sans avoir jamais recu de nourriture.

Le 5 mai, c’est-à-dire douze jours après la contagion, on examine trois vers. Aucun d'eux ne renferme de corpuscules. On vérifie que des vers identiques aux précédents, contagionnés, le 24 avril, avec les corpuscules d’un ver qui vient d’éclore, sont déjà couverts de taches et montrent des corpuscules dans presque tous leurs organes.

Le 10 mai, on étudie de nouveau trois vers. Aucun d’eux ne présente de taches ni de corpuscules.

Dans cet essai, il y a eu une mortalité assez forte par la flacherie.

Joutes les expériences des paragraphes précédents ont porté sur une race jaune indigène. Elles ont été contrôlées par une nouvelle série d'épreuves faites, en 1869, sur des vers très-sains, mais de race blanche et également indigène. Les résultats de ces nouvelles observations, confirmatives des précédentes, sont résumés dans le tableau suivant :

LA PÉBRINE.

“osndi09 op seq

*sauletuas buro SINd9p UOISO[99,[ e sa12assop xnan9snd109 S194

NOI9VLNO9N

« « « « « « « « “osndio9 9p seq

* (8987) auop9991d oouub | 9p

“osndi09 op seq

« O0 *sopnosndioo 008

*osndi09 op seq

‘8987 9p orIouPUSEU |8981 9p 9HOUPUSEU 9p |698F 0P 21IOUPUSEU 9P

aure1$ oun juerANO901| 911NE AUNP 9191ssn0d

esnapnosnd109 9191S$n0û 9948

NOIDIVENOI

9946 Ju9p999414 9f onb

IVSSA ANAN

asnopnosnd109 9191s$n04 9948

NOTIVEINO9

*‘sopnosndioo 00c « « « « «

“osnd109 op seq

esna[n2snd109 9191SSN0Û 994

NOI9VIKON

« O0I « 00C « OOOI « OC

‘osndr02 001

« "osnd109 9p seq

*898F 9P Xna[n9sNnd109 uojrided un 1ed

NOI9VLKON

Page 1