‹ Études sur la maladie des vers à soieChapitre 58 sur 97 · COS CARONOMCICICNCEC ONE CCC ICE NC EE CCC · texte numérisé non relu

COS CARONOMCICICNCEC ONE CCC ICE NC EE CCC

CE

*sapnosndioo 00€ « « « « « « « « « « « « « « « « « « *sopnosndioo 9p seq

*NIOKAL LOT

Les faits que je viens d'exposer ne permettent pas de douter que les corpuscules perdent complétement leur faculté contagionnante par l'exposition et la dessiceation au contact de l'air. Quant à l'explication rationnelle de ces faits, il faut Pattribuer, selon moi, à la mort des corpuscules jeunes toujours associés avec les corpuscules ovoïdes àgés.

Nous résumerons ces observations en disant qu'il n’y a de corpuscules pouvant se reproduire et se multiplier, en passant d’une année à l’autre, que ceux qui se trouvent dans l’intérieur même des œufs. Ni les poussières des magnaneries, quelque chargées qu'elles soient de corpuscules, ni les déjections de papillons corpusculeux pouvant souiller les graines, ne peuvent communiquer la pébrine aux vers des nouvelles éducations. Ce n’est pas qu'il faille négliger tous les moyens d’éloigner les poussières des édu cations antérieures, Car aux corpuscules inoffensifs qu’elles renferment se trouvent mêlés, en nombre plus ou moins grand, les germes d’une autre maladie non moins fatale que la pébrine, germes dont le pouvoir contagionnant persiste indéfiniment. Ces germes sont des Kystes de vibrions ou d’autres ferments et cette seconde maladie est la flacherie. On trouve partout les germes de ces ferments, mais leur influence se fait sentir d'autant plus qu'ils sont introduits en plus grande quantité dans le canal intestinal des vers : s'ils sont très-peu nombreux, le ver, pourvu qu'il ait un peu de vigueur, les expulse, sans que sa nourriture en soit altérée; mais quand ces germes sont très-multipliés ils entrainent la fermentation de la feuille que le ver a ingérée, et bientôt celui-ci périt, parce que ses fonctions digestives sont suspendues où profondément troublées.

On peut encore conclure de ces résultats qu'il n’existe pas de pays infectés, pas de milieu épidémique et délétère, que la maladie renait chaque année et qu'en conséquence, par l'application bien entendue du procédé de confection de la semence saine que jexposerai ultérieurement, on arriverait à supprimer d’une manière absolue la maladie des corpuscules ou pébrine.

J'ai fait part des observations précédentes à l’Académie des Sciences, à la fin du mois de mai 1869; je les avais déjà fait

LA PÉBRINE. 177

pressentir dans. mon Rapport au Ministre de l'Agriculture, du à août 1868 (1). Quelques semaines après, M. Cantoni, professeur au Musée royal de Turin, critiqua leurs conclusions (2), en s’appuyant sur les expériences de contagion qu'il a faites en 1867, expériences dont j'ai parlé antérieurement et qui l’ont conduit à une interprétation erronée de la cause de certains échecs que peuvent présenter les éducations des semences saines. La nouvelle déduction que ce savant naturaliste essaye de tirer de ces mêmes expériences n’est pas plus fondée que celle à laquelle je fais allusion et que j'ai déjà réfutée.

Les résultats invoqués par M. Cantoni sont relatifs à des chrysalides âgées de quatre ans dont les corpuscules se seraient montrés actifs. Je n'ai pas fait d'expériences sur des chrysalides plus ou moins âgées, et je veux croire que les expériences de M. Cantoni ont été bien conduites. Mais le résultat qu’il annonce ne saurait infirmer les conclusions de ma Note du 22 mai, conclusions identiques à celles des paragraphes précédents. M. Cantoni aurait dù nous dire l’état de ses chrysalides en 1867. Par exemple, au renouvellement d’une campagne séricicole, les corpuscules des œufs ne sont-ils pas vieux d’une année? Leur vitalité se conserve cependant sous la coque de l’œuf. Sous l'enveloppe cornée des chrysalides dont M. Cantoni à fait usage en 1867, si par hasard celles-ci avaient conservé un reste d'humidité, les corpuscules ont pu ne pas périr complétement. Je l’ignore, n'ayant pas fait d'expériences dans ces conditions.

Postérieurement aux critiques que je viens de mentionner, et pour les corroborer, M. Cantoni a publié dans divers Recueils, notamment dans le numéro du 3 septembre 1869 du Moniteur des soies, les résultats de nouvelles expériences qu’il a tentées, à la fin de la dernière campagne, sur des vers japonais, dans le but d'opérer leur contagion avec des corpuscules de chrysalides de six années de date par comparaison avec des corpuscules récents.

(1) Voir ce Rapport, t. Il, note de la page 254. (2) Voir le Journal d’ Agriculture pratique, numéro du 8 juillet 1869 ; la Révista di Bachicoltura de Milan, 5 juillet 1869.

Les premiers corpuscules auraient fourni 10 pour 100 de sujets corpusculeux et les seconds seulement 6 pour 100. Comment M. Cantoni a-t-il pu asseoir des conclusions sur des faits d’une signification aussi douteuse? De tels résultats je préférerais conclure que ni les corpuscules frais ni les corpuscules de six ans n'ont produit la contagion; du moins, je m'abstiendrais d'en déduire des conséquences absolues.

Au surplus, en présence des détails d'expériences dans lesquels je suis entré, je considère qu'il est superflu de m'’arrèter plus longtemps aux observations de M. Cantoni. L'opinion que j'ai émise au mois de mai 1869 reposait sur des expériences variées et contrôlées de diverses manières; je ne doute pas que, quand M. Cantoni aura pris la peine de les répéter, il ne reconnaisse les torts de sa critique (1).

(1) Une brochure qui a paru à Goritz (Basse-Autriche), à la fin de juillet 1869, a déja fait justice des observations critiques du professeur Cantoni (voir Ælcune quistiont odierne..., ete., da Teodoro Accolito).

Le D' Haberlandt a publié, en 1869, diverses Notes dans lesquelles il s’est rangé à l'opinion de M. Cantoni sur l’eflicacité de la contagion de la pébrine par les corpuscules desséchés, mais il n’a pas produit d’expériences à ce sujet. Je pense que œétait à titre de simple présomption.

LA PÉBRINE. 179

Page 1