‹ Études Sur La MéthémoglobineChapitre 17 sur 33 · SO SE · texte numérisé non relu

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rer, Car, si une partie de l’oxyhémoglobine n'avait pas 6t6 transformée, les résultats seraient évidemment faussés.

Hüfner et Külz se sont proposés de déterminer la quantité d'oxygène contenue dans la méthémoglobine en se basant sur la transformation de cette substance en hémoglobine bioxyazotée, sous l'influence d’un courant de bioxyde d’azote ; il se formerait également dans cette réaction du peroxyde d'azote aux dépens de l'oxygène de la méthémoglobine, peroxyde d’azote qui, au contact de l’eau, se décomposerait en acides azotique et azoteux. On pourrait doser l'acide azoteux à l’aide de l’urée et déduire de là la quantité d'oxygène enlevée à la méthémoglobine.

Dans le cas où les réactions suivraient les phases représentées par les formules suivantes :

Méthémoglobine Hémoglobine bioxyazotée 6 AzO + 2 (Hb 0’) — 4 (Az0*) + 2 (Hb Az0) 4 Az0° + 2 (HO) — 2(Az0°H)+ 2 (Az0'H) 2 (AzO'H) + CH'Az'0 — 3 (H°0) + CO? + 2 (A7)

une molécule d’azote libre correspondrait à une molécule d'oxygène enlevée à la méthémoglobine pour la transformer en

hémoglobine qui se combine au bioxyde d'azote. Cependant rien

de certain à cet égard, et les auteurs durent renoncer à déterminer la quantité d'oxygène extractible contenue dans un poids donné de méthémoglobine et se contenter de vérifier quel rapport existe entre les quantités d'oxygène que peuvent abandonner deux solutions d’oxyhémoglobine et de méthémoglobine lorsqu'on les traite par Le bioxyde d’azote ; dans les deux cas ces quantités sont mesurées d’après le volume de l'azote obtenu par l’addition de 4 °/, d’urée à la solution, car l’on admet que la réaction, quelle qu’elle soit, est la même dans les deux cas.

On employait donc deux solutions : l’une d’oxyhémoglobine, l’autre de méthémoglobine, aussi identiques que possible, c'est-

At vacgu

à-dire que l’une devait contenir sensiblement autant de méthémoglobine que l’autre d’oxyhémoglobine.. On déterminait les concentrations de ces deux solutions à l’aide du spectrophotomètre et en employant pour la méthémoglobine deux constantes Am — 0,001654 et A',n — 0,001412, qui sont valables pour la méthémoglobine alcaline seulement ; on ajoutait aux solutions 1 °/, d’urée pure, et on les agitait dans un appareil disposé «d hoc avec le bioxyde d'azote; on mesurait le volume d'azote, et on faisait les corrections ordinaires.

Hüfner et Külz trouvèrent ainsi que le volume de l’azote était à peu près le même, que l’on opérât avec des solutions d’oxyhémoglobine ou des solutions de méthémoglobine, et ils en déduisirent que la méthémoglobine contenait autant d'oxygène que l’oxyhémoglobine. Les résultats de leurs expériences ne sont cependant pas absolument concordants, et l’on ne peut, je crois, encore être tout à fait aussi affirmatif que les deux auteurs allemands, qui attachent peu d'importance aux écarts observés, et se bornent à les expliquer en les rapportant aux nombreuses causes d'erreur qui peuvent intervenir dans le calcul du volume d'azote. Il faut reconnaitre toutefois que ces écarts sont très faibles, étant donnés surtout les poids d’oxyhémoglobine et de méthémoglobine employés pour ces expériences. |

L'hypothèse que la méthémoglobine présente le même degré d’oxydation que l’oxyhémoglobine n’est du reste en contradiction avec aucun des faits connus, et l’on peut fort bien admettre qu'un agent réducteur, suivant qu'il sera plus ou moins énergique ou employé à doses plus ou moins fortes, transforme la. méthémoglobine en oxyhémoglobine, en modifiant son groupement moléculaire, ou la transforme directement en hémoglobine, en lui enlevant son oxygène; on comprend plus facilement aussi dans ces conditions que la méthémoglobine puisse se former indifféremment par l’action d'agents oxydants, ou d'agents réducteurs sur l’oxyhémoglobine.

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