RÉSUMÉ
Ce travail'sur-la-mortalité des forçats des bagues et des détenus des deux, sexes dans les maisons centrales, de fbrce et de correction, peut se. résumer dans la séné., des propositions
i?La mortalité moyenne pourunan.de captivité: aété de q, 0407 pour les forçats, de o,o555 pour les hommes détenus dans les maisons centrales,.et de o,o3g[5 pour les femmes; en te: nant compte de l’âge moyen, la mortalité s’est trouvée, dans le rapport de l3l à 179,3.120 pour les trois catégories de condamnés.
- : La population : libre do même âge.moyen que ces trois catégories, d’individus a présenté pour un an les rapports de mortalité suivants ;ï,o6, t,09 et 1,10 pour 100. D’où il résulte que lés chances de mort annuelles étant égales à 1. dans la vie en liberté, elles sont égales à 3,84 pour les forçait dans les bagnes,; à 5,09 pour les hommes et à 3p9 pour les femmes,
a° Considérée: d’une manière absolue, la mortalité croît en général avec l’âge d’une manière sensible, mais plus ou moins régulière, soit dans les bagnes, soit dans les maisons centrales. Mais eu égard aux. chances de mort, que, .comparativement à cc qui. arrive dans la vie en liberté ^chaque classe d’âge rencontre dans l’état de,, captivité,. les forçats et les détenus offrent entre eux des différences. Dans les -bagnes,. les, chances de. mort les plus grandes existent pour la-période dé 3o à. 40 ans. Dans les maisons centrales, elles se montrent.à leur
plus haut degré à l’époque.de la puberté, dans les deux ..sexes. D’un autre côté, la. vieillesse confirméese trouve.-moins bien du régime des bagnes que de celui des maisons centrales,
> 30 Pour toutes les classes d’âge sans exception, dans les bagnes, la mortalité est pins considérable pendant la première année qu’à, toute autre époque de la captivité. Il n’en est
point ainsi dansdes: maisons. centrales. Dans ces établissements (en exceptant les vieillards des deux sexes qui succombent en plus, grand nombre la. première année), le maximum de la mortalité apparaît à une époque plus ou moins éloignée du moment de l’entrée; en général, pendant la seconde et la' troisième année du séjour pour les hommes, et. pendant la troisième et la septième pour-les femmes.
4° La durée de k peine infligée ne semble pas-avoir d’influence sur la moyenne annuelle
des décès parmi les forçats des hagnes. pris en masse ; il paraît en être de même, dans les maisons centrales pour lés, détenus des deux sexes, étudiés également en général.
La perspective d’une peine plus ou moins longue, même d’une peine perpétuelle à sabir, ne semblerait pas avoir sur le moral des condamnés du sexe masculin une influence notable qui réagisse sur leur organisation physique e par . suite sur la durée de leur vie au point
d’augmenter le chiffre des décès de la première année de la captivité ; à cet égard les forçats et la détenus n’offrent point de différence sensible. Mais cette inEuence semble exister pour les femmes la condamnées à pins de 10 ans et à perpétuité ayant durant la première annee de leur séjjur en prison une mortalité plus considérable que celle des autres classa de peina.
5“ La mortalité n’at pas la même dans la différents bagna : calculée en tenant compte de l’âge moyen et de la durée moyenne de la captivité, elle est dans le rapport de too à l36 et à i°6 7 , pour Brat, Toulon et Kochefort.
La même différence s’observe, et à un degré plus marqué encore, dans la maisons centrales de force et de correction. Les rapports pour la maisons d’hommes, oscillent entre la nombres 109 et lia fournis par Poissy et Melun et la nombra 246 et 284 fournis par Gailion etüysses; pour la maisons de femrna, entre les expressions de 84 et 90 donnéa par Loos et Fontevrault (.), et cella de l5S et de i 9 3 données par Renna et Limoga.
La mortalité, calculée pour chaque année de captivité, conserve à peu de chose près les mêmes rapports dans chaque établissement en particulier, bagne ou maison centrale, qu’elle présente pour tous les condamnés pris en masse; en exceptant toutefois la maison centrale de Limoges dans laquelle,' par une anomalie assez singulière, le maximum de la mortalité apparaît dès la première année de la captivité. '
6° 11 résulte des études faites sur la mortalité des condamnés à deux époques différentes, pendant une période de dix ans, de 1822 a l83r d’une part, et de l’autre pendant une période de 6ans,dei83là 4837, que,parmi les forçats des bagnes, la mortalité aurait diminué dans la deuxième période et cela dans le rapport de l3 7 à i5o.
Si l’ùn : étudié Cliaquè maison centrale séparément, on observe pour l’un comme pour l’autre sexe , tantôt une augmentation, taùtôtune diminution dans la mortalité de la seconde période, comparativement à ce qui avait èu lieu dans la première.
La rapidité de la mort n’est pas plus grande à 11:1e époque qu’à une autçe, soit dans les bagnes, soit dans lés maisons centrales, pour les deux sèxes.
7 °La'mortaiité.parmi les forçats libérés récidivistes.est moins considérable que parmi les ' non récidivistes, en tenant compte de l’âge moyen etdela durée moyenne de la captivité, et cela dans le rapport de 77 à :i33. Un résultat analogue mais beaucoup moins, prononcé existe polir lés condamnés récidivistes des déuxsexes détenus dans les maisons centrales: .la mortalité des condamnés du sexe masculin réciclivistés est a celle des non .récidivistes dans le rapport de 176 à 206; la différence est plus marquée chez les femmes, :1e rapport étant
année de la captiyité parmi les condamnées pour attentat aux personnes; tandis que, pour les deux autres ordres de -condamnées, on ne l’observe qu’à l’époque indiquée précédemment dans les résultats généraux. ; ,
. Dans les bagnes , l’influen,ce. exercée sur la moyenne annuelle des décès, par la duree des