‹ Études sur la musique ecclésiastique grecqueChapitre 18 sur 32 · AUX MODES DIATONIQUES ANTIQUES · texte numérisé non relu

AUX MODES DIATONIQUES ANTIQUES

On retrouve dans la musique byzantine, malgré les intervalles de cinq quarts ou de trois quarts de ton qui les altèrent, des vestig'es irrécusables des sept modes diatoniques proprement dits, usités dans l'antiquité.

Ne serait-il pas utile d'appliquer aux grammes byzantines la cfassifîcation antique si lumineuse et si simple? Les altérations qui empêchent les grammes byzantines de ressembler identiquement aux gammes diatoniques antiques ne sont pas dans toutes ces grammes des éléments constitutifs; souvent elles résultent des caprices de la loi d'attraction. Dans le cas même où elles sont fixes, on peut les considérer comme des moyens de colorer la simplicité primitive et l'essence naturelle des gammes diatoniques. II y a là certainement, comme nous l'avons vu, un reflet lointain des j^poai dont nous parlent les théoriciens de l'ancienne Grèce.

Quoi qu'il en soit, que Ton considère ces altérations comme inhérentes à Tessence même des g'ammes byzantines, ou comme de simples colorations du genre diatonique, on ne pourra nous savoir mauvais gré de tenter un effort de classification, en présence du pêle-mêle et de la confusion de genres et de modes que présente la musique ecclésiastique.

11 y avait dans l'antiquité trois harmonies principales : la lydienne, la phrygienne, la dorienne. Chacune de ces harmonies fournissait deux gammes ou modes : l'un, basé sur la dominante, l'autre, sur la tonique (1).

Le mode basé sur la tonique portait le même nom que le mode basé

(i) Voir rintroduction de notre recaeil de Mélodies populaires de Grèce et d'Orient

sur la dominante, seulement on faisait précéder ce nom de la préposition hypo.

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