‹ Études sur la musique ecclésiastique grecqueChapitre 26 sur 32 · ÎL \% «L · texte numérisé non relu

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Les notes qui sont liées au moyen de Vhétéron se chantent avec une certaine mollesse et avec une faible fluctuation de la voix.

Uendophônon indique que le son sous lequel il est placé doit être chanté du nez, et la bouche fermée; il produit cet effet, même lorsqu'il y a un signe de mesure affectant le caractère sous lequel il est placé.

L'émission nasale doit se produire pendant tout le temps que dure la note sous laquelle se trouve Vendophônon.

Sur les différences dam l'émission du son {U^oyji) suivant les caractères

dont on fait usage.

Il y a plusieurs manières d'émettre le son suivant les différents caractères qu'on emploie pour exprimer le Troaov de la mélodie (les intervalles mélodiques).

Ainsi le son exprimé par Voligon se profère autrement que celui qu'expriment les kentimata . En d'autres termes, la même note s'exécute d'une manière différente, suivant qu'elle est représentée par tel ou tel caractère.

Uoligon veut qu'on élève la voix )t6xwpt<i(jt.^v(oç (en détachant le son).

Quand la mélodie présente une série ascendante de sons qui se suivent par degrés conjoints et dont chacun reçoit une syllabe du texte, on n'emploie que Voligon.

Quand Voligon est subordonné à Vison et aux caractères descendants, l'émission du son doit être plus vive.

TÔ

rOOOOTOO 00 TOOOO

TO

to

too o otoo ootooo olooo

Lapéiaste demande que le chanteur profère le son un peu plus haut que ne le voudrait son acuité naturelle. Ce caractère conserve cette propriété, même quand il est subordonné à ïison et aux caractères descendants. Quand il est seul, il se place avant un caractère descendant (c'est-à-dire à sa g*auche), et avec le klasma, avant la plupart des caractères.

Les kentimata demandent que la voix ne détache pas le son, mais Tunisse par une émission continue au son qui précède et au son qui suit. — Même quand ils se trouvent placés au-dessus ou au-dessous de Voligon, ils ne reçoivent jamais de syllabe.

Quand, dans une combinaison de caractères où entrent les kentimata^ se trouve un gorgon, il est entendu qu'il afîecte les kentimata.

Ainsi, au frappé du temps, on émet d'abord le son exprimé par Voligon; puis, au levé, celui exprimé par les kentimata :

Si, au contraire, il y a un argon, les kentimata prennent à la valeur de la note précédente la moitié d'un temps. On les émet au levé de la main et on profère ensuite Voligon au frappé, en lui attribuant une valeur de deux temps :

La même règ*le s'applique si, au lieu d'un argon, se trouve un double ou un triple argon .

Il faut ajouter que les kentimata ne se placent jamais au commencement d'un morceau, ni après la pétaste, mais au milieu des autres caractères comme esprit, suivant la juste dénomination que leur donnent les anciens musiciens.

C'est ce que montre le passag'e suivant, extrait du Gloria Pairi du premier mode plagaL

A ^^^^ r ^ "•> %% -1 :::* ^ r ^ . fc

Les kentimata ne peuvent se mettre à la place de Voligon ; mais \oligon peut remplacer les kentimata toutes les fois qu'il pourrait naître une

confusion dans l'écriture. Ex. :

Dans ce cas, comme les kentimata peuvent se confiondre avec le kentima, il est préférable d'écrire le passag'e de cette manière :

On applique cet usag-e dans tous les cas analogues. Il faut pourtant excepter quelques chants étrangers, où certains passages, affectés du

trinifi nnrann, nftiivftnf s'ftnrirft f\\r\R\ i

triple gorgon, peuvent s'écrire ainsi :

Gela se rencontre assez rarement.

\I apostrophe , Vélaphron, la chamile demandent que la voix accentue et fasse ressortir chaque son ; les sons exprimés par ces caractères reçoivent des syllabes. Cependant, lorsque \ apostrophe est subordonnée

à Vélaphron de cette façon, et* nous savons qu'alors elle en modifie la quantité et substitue au saut de tierce une suite continue de deux notes (descendant par degrés conjoints) :

dans ce cas, la première de ces deux notes est considérée comme .ayant un gorgon, et ne reçoit jamais de syllabe. Quant à la seconde note, elle est apte à recevoir une syllabe, et s'émet au frappé du temps.

h'hyporrhoé demande que la voix émette, en une seule respiration, deux sons descendant par degrés conjoints. S'il y a un gorgon ou un double gorgon, ce sig'ne doit porter sur le premier son de Vhyporrhoé, et le second son doit être émis au frappé du temps.

Ni le premier son, ni le second, ne reçoivent de syllabes sig*nificatives.

Du temps et de la manière de conduire le temps.

On appelle temps musical Y esipsice de temps que l'on emploie pour un frappé et un levé de la main. Aussi chaque frappé de la main est-il pour la musique vocale et instrumentale la cause qui détermine la valeur du temps.

La durée qui s'écoule à chaque frappé et levé s'appelle Y)p£(jLia.

Les musiciens praticiens exécutent le frappé en battant leur g-enou avec la main droite et le levé en le battant avec la main g'auche. Pour exercer les commençants au rhythme, on leur fait prononcer le mot doum au frappé et le mot tec au levé.

Dans notre système les divisions du temps se ramènent à quatre mouvements : deux mouvements lents et deux rapides.

Les deux mouvements lents sont représentés ainsi : )^ j(^

Les deux mouvements rapides sont représentés ainsi : )^ y(^

Pour faire comprendre plus clairement les divisions de la mesure,

nous donnerons les tableaux suivants. Au commencement de chaque exemple se place l'indication du mouvement.

Mouvement lent.

Pour tout cela, on bat trois temps. Dans l'exemple qui suit, on battra six temps :

Mouvement modéré.

Pour l'exemple suivant, on bâtira 12 temps :

Mouvement vif J

L* (i)lNous exprimons ici chaque temps par une mesure à 2/8; le temps fort et le temps faible de cette mesure correspondent au double mouvement de frappé (ô^ai;) et de levé (apaiç), dont se compose le temps musical des Orientaux.

Pour l'exemple suivant, on bat 24 temps.

Mouvement très-vif.

D'après cela, Ton voit que, dans notre mesure la plus lente, le temps se divise en g.

Dans cette mesure, pour AwzV notes, on battra une fois; dans la mesure moyenne, deux fois; dans la rapide, quatre fois ; et dans la plus rapide, huit fois.

Donc, au moyen de ces quatre manières de diviser le temps, nous pouvons écrire tous les rhythmes des étrang*ers, aidés en cela par le gorgon simple, double ou triple.

Ces procédés d'écriture ont été habilement déterminés par nos pro fesseurs qui nous ont débarrassés des divisions du temps usitées chez les Européens et des rhythmes ou où(rou>.ia des Ottomans.

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