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(1) L'ex. 2 nous a été donné, transcrit en notation européenne, par M. Aphtonidis.
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Ton usuel. (Transposition à la quinte inférieure.) Vivace.
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Le même non transposé.
Vivace.
Lento.
Vivace.
Andante.
Dolce espressivo.
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Moderato.
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(1) Nous avons écrit les ex. 3, 4 et 5 sous la dictée de MM. Tantalidis et Aphtonidis à Khalki. Les paroles du n° 3, qui fait partie de l'office des morts, sont tirées du li8® psaume de David. Les deux chants du n° 4 s'exécutent le jour du Vendredi-Saint. Le n° 5 se chante le jour de Pâques et pendant les quarante jours qui suivent.
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TRADUCTION DU GREC
Danse, haie! La Vierge a porté dans son sein et enfanté un fUs, Emmanuel^ Dieu et homme; Orient est son nom, eii l'exaltant nows glorifions la Vierge.
Seigneur, j'ai crié vers toi, etc.
Tes mains m'ont fait et m'ont formé; éclaire-moi et j'apprendrai tes commandements. Aie pitié de moi. Seigneur, Car je suis devenu comme une outre sur le gicre [du matin]. Je n'ai pas oublié tes volontés, aie pitié de moi. Seigneur,
Toi, qui es la vie, tu as été déposé dans le tombeau, ô Christ! et les aimées des anges étaient étonnées, en glorifiant ta condescendance [pour les hommes].
Il est juste qœ tu glorifies celui qui donne la vie, qui a étendu ses bras sur la croix et qui a brisé la force de l'ennemi.
Christ est ressuscité d'entre les morts. Par sa mort il a écrasé la mort, et il a donné la vie à ceux qui étaient dans les tombeaux.
Observations sur les exemples du premier mode plagal.
Il y a, suivant nous, une confusion à sig*naler dans le classement des mélodies du premier mode plagal.
Si Ton examine attentivement l'exemple 1 et Texemple 2, on verra que ces deux mélodies n'appartiennent pas à la même gramme; donc elles ne devraient pas être rang'ées dans le même mode,
La première ('Hçata, jropeue) se trouve transposée dans les livres de
chant à la quarte inférieure (1). Si on la ramène dans le ton naturel^ on reconnaît qu'elle est' construite sur une gramme de ré avec si naturel.
Dans cette gramme, qui correspond au mode phrygien antique, la finale ré n'est pas tonique mais dominante. La tonique, ou mieux la fondamentale harmonique, est sol. Cette fondamentale était commune aux deux grammes phrygienne et hypophrygienne ; seulement la première finissait sur le cinquième deg^ré ré, tandis que la seconde avait pour finale soL
Gamme phrygienne Gamme hypophrygienne.
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Dans l'exemple 1 le véritable ison n'est pas la finale, mais la fondamentale harmonique située une quinte au-dessous (c'est-à-dire sol dans le ton naturel et ré dans le ton transposé). Il en sera de même pour toutes les mélodies appartenant à la même gramme.
Dans l'exemple 2, au contraire, la finale ré est véritablement une tonique. Cette mélodie est un des plus beaux spécimens du chant byzantin qu'on puisse rencontrer. Elle est à la fois suppliante et dig^ne, expressive et ample. — La juxtaposition des deux pentacordes (l'un ayant pour base ré, et l'autre, la) donne au chant à la fois une g^rande variété et une g*rande profondeur d'expression. Remarquons l'imprévu avec lequel se pose la première modulation en la, par l'attaque hardie de rintervalle de septième {ré-ut) et le charme du retour opéré par la mélodie dans le ton primitif. Une seconde fois, le chant passe dans le second pentacorde (avec la pour base). Mais, au lieu de revenir, pour conclure, sur la base r^ du premier pentacorde, il se termine par une cadence tout à fait inattendue sur le quatrième deg'ré sol. Malg'ré le caractère suspensif de celte terminaison, qui rappelle l'expression des cadences phryg'iennes, c'est bien la gramme de ré mineur sans note sensible qui domine dans ce morceau.
La présence du si bémol et le caractère de dominante que présente la
(i) On ne voit pas se produire ici l'intervalle de' trois quarts de ton entre le la et le si, parce que cette mélodie appartient au chant heirmologique.
note /(ûf, démontrent la différence essentielle qui sépare l'Ex. 2derEx. 1 . Dans TEx. 1 (non transposé), ri était dominante^ et la fondamentale était sol; nous avions une gramme de sol majeur (avec fa naturel) finissant sur le cinquième degré ré. Dans TEx. 2, ré est bien la tonique. Quant au la, il remplit à la- fois le rôle de dominante dans le premier pentacorde et de tonique dans le second, quand la mélodie module à la quinte supérieure. Nous avons affaire ici à une g'amme hypodorienne, transposée à la quinle inférieure quand la mélodie a pour tonique ré^ non transposée quand la tonique est la.
Le présent exemple vient confirmer ce que nous avons dit plus haut. Le sij deuxième deg*ré du second pentacorde, cède ici à la loi d'attraction qui n'ag*it pas sur le second deg*ré du pentacorde inférieur (m/).
Remarquons que Tépithèle de plagal a, dans la musique byzantine, une application tout à fait contraire à celle qu'on en fait dans le chant g^rég'orien. Dans le Plain-Chant occidental, la mélodie N'' 2, ayant pour étendue juste une octave (de ré à ré) et ne descendant pas même un deg^ré au-dessous de sa finale, serait classée dans le premier mode (authentique) Au contraire les mélodies N° 2 et N® 3 du premier mode byzantin seraient considérées dans le chant g»rég*orien comme des mélodies plagales, puisqu'elles descendent deux notes au-dessous de leur finale.
L'exemple 3 [Chant pour les morts) nous présente la même gramme que l'Ex. 1. C'est évidemment là une harmonie phrygienne transposée, non plus à la quarte inférieure, comme dans l'Ex. 1, mais à la quinte inférieure. Si on la ramène dans le ton naturel, la fondamentale harmonique sera sol. Si on la chante dans le ton transposé, la fondamentale et par conséquent Vison devra être ut. Le caractère suspensif de la cadence ne saurait laisser de doute sur la nature de la g'amme à laquelle appartient cette mélodie. La note finale est évidemment une dominante.
La même observation s'applique aux exemples 4 et 5. Ce sont là des grammes de ré (avec si naturel) transposées, et des harmonies phrygiennes ayant pour fondamentale ^o/ dans le ton naturel, et ut dans le ton transposé.