‹ Études sur la numismatique du Berry: notes et documents sur la Monnaie de BourgesChapitre 10 sur 38 · monnayeur et ajusteur ilbiJ., 245M · texte numérisé non relu

monnayeur et ajusteur ilbiJ., 245M

Morel l'douard).

1656, 1695, essayeur de la Monnaie.

(//'/./., 244s, 2448 612452. — Mss. Gougnon, 209.)

Morel Robert).

Maître ortèvre à Bourges, Morel fut commis, au mois de janvier 1694, auxrecuitset aux blanchiments de la Monnaie. 11 fut appelé une première fois, à titre provisoire, par arrêt de la Cour des .Monnaies du 12 décembre 1698, aux fonctions d'essayeur, puis de nouveau, le 11 novembre 1721, en remplacement de Jean Balichon. U semble que la nomination de Boyer, en 1723, comme essayeur, lui ait causé une grande déconvenue, en lui enlevant un office: sur lequel il avait peut-être compté, et c'est au mécontentement qu'il éprouva dans cette circonstance, que l'on doit attribuer son entêtement à refuser de remettre au nouveau titulaire la chambre aux essais de la Monnaie.

(.Arch. Cher, B 2445-2448.)

Morlat ou Morsat (Claude).

1557, maître particulier de la Monnaie pour 3 mois, temps pour lequel il avait accepté cet office, il se démit de ses fonctions à 1 expi-

8o D. MATER

ration de ce délai et envoya les boîtes de l'ouvrage, aux générauxmaîtres.

Mosnier (l'ieury).

l'ieury .Mosnier, écuyer, sieur de Millandres, fermier de la .Monnaie de Bourges, avec son père Thomas, et son frère Jean, eut à subir les mêmes procès qu'eux.

(Mss. Gougnon, 208.)

Mosnier (Jean).

Jean .Mosnier, écuyer, sieur du Colombier, fut l'associé de son perc Thomas, et de son Irère Fleury. pour la terme de la Monnaie et du change de lîourges. Il tut arrêté, poursuivi et condamné par contumace en même temps qu'eux.

Son père lui avait acheté, le S novembre 1650. l'ottice de maître des eaux et forêts de .Mehun-sur-Yèvre, de Charles Bonin, écuyer, sieur de Xoriou. Il avait épousé, le 2 lévrier 1652. .Marie de Sauzay, fille de Charles, écuyer, sieur de Thérieux ; elle fut obligée de se faire séparer de biens d'avec lui, à cause des mauvaises affaires dans lesquelles son père l'avait entraîné.

([hiJ. — Notes Girard : Rcg. 23, p. 134, contrat de mariage du 2 février lôïj.min Etienne Lamoignon, E 3^01 et p. 190. cession d'office du 8 nnveml^re lôîii.min. f'^tienne Minereau, 1^ 3874.)

Mosnier (Thomas).

Thomas .Mosnier, écuyer, était originaire de Lyon, où, comme maître de la Monnaie, il avait été poursuivi pour malversations dans l'exercice de ses fonctions. Malgré ce fâcheux passé, on le trouve, en 1646, porteur du titre de <( maître des .Alonnaies de Normandie et de Berry » Le îo mars 16^0. un arrêt de la Cour des .Monnaies nomma Th(imas .Mosnier fermier de la .Monnaie de lîourges. avec l-^leury et Jean, ses deux tiU. pour associés ; en i6îi. il était maître particulier de la .Monnaie et, au mois de février i6s^, il fut commis au change de la même officine.

Ambitieux et peu délicat sur le choix des moyens, Thomas Mosnier, devenu sieur de .Millandres, de Sainte-Marie et du Colombier, entra en lutte avec le Corps de N'ille de Bourges, en entreprenant de nommer directement à Ja Monnaie des officiers que le maire et les échevins étaient dans Tusage de choisir. Allant plus loin, et profitant des influences qu'il possédait à la Cour, il résolut de se faire élever à l'échevinage de Bourges, en remplacement dun sieur Cardinal, qui venait de mourir, bien qu'il ne remplit pas les conditions exigées pour cela. Il obtint, en eflet, du roi, le 18 décembre 165 1, une lettre de cachet, mandant au (^orps de \'ille de le recevoir à cette place vacante.

L'émotion fut grande à Bourges de voir investir d'une semblable charge, contrairement aux privilèges de la cité, un étranger, venu dans le pays avec une notoriété fâcheuse, que né faisaient qu'augmenter sa conduite à la tète de la .Monnaie et les bruits qui transpiraient déjà sur son compte. L'assemblée des Elus de la Ville décida d'adresser au Roi de « très humbles remontrances sur l'insuffisance de .Mosnier », et députa à Poitiers, où se trouvait Louis \1\', fiécuau, conseiller au présidial.

L'envoyé de la \'ille claii. >c\un toutes probabilités, puissamment armé contre Mosnier, car malgré les pétitions que ce dernier avait su faire signer en sa faveur à Bourges même, il revint porteur de lettres royales datées du 8 janvier 1652, qui annulaient la décision antérieure et ordonnaient qu'il serait pourvu par élection au remplacement de l'échevin Cardinal. Comme il était à prévoir, le 18 janvier suivant, Thomas .Mosnier ne fut pas élu.

D'ailleurs, les craintes qu'il avait fait naître, n'allaient pas tarder à se justifier. Sur la plainte de notables habitants de Bourges, qui avaient porté au change de la Monnaie les métaux précieux dont ils étaient possesseurs, et pour lesquels ils ne pouvaient pas obtenir le paiement de ce qui leur était dû, .Mosnier fut arrêté en 1653 et condamné, en 165.4, comme banqueroutier.

On constata en outre que, cette même année, il s'était servi d'un carré de i6|8, et on s'apercevait qu'il avait, sur les espèces qu'il lai-

sait frapper, substitué la lettre Z, différent de Grenoble, à l'Y de l'atelier de Bourges. Enfin, les doutes du public sur la loyauté du numéraire fabriqué par ses soins étaient tels, que, sur la demande du Corps de N'ille, on procéda à une vérification rigoureuse de son poids et de son titre

Grâce aux protections que .Mosnier avait su se ménager, il parait avoir échappé aux conséquences des laits qui lui étaient reprochés et qui auraient pu être d'une extrême gravité : on se contenta de le destituer, et il finit ses jours, dit un ancien document, <( à la porte de derrière du fort Lévesque », résidence ou expression, dont on ne saisit pas bien la véritable signification; il était mort en 1672. Il avait adopté pour dillérent une sorte d'I en forme de chandelier.

(Mss. Gougnon, 20s. — Arch. (^hcr, B -'44S et 24Î2. — .Vrch. munie. Bourges, Reg. délibérations de i6u-i6^6. — Ndics Girard: I^eg. 20, p. 33, reconnaissance parlh. .Mosnier, du 31 décembre i6î2, min. Esticnne Minereau, E 3879: ilv.i., 23 juin 1646, E 3866; Reg. î8, p. iN, acte de vente du 2s juin 1672 par Jeanne Sauliiicr, veuve de feu 'l'homas -Mosnier, mêmes mm., Ii: 3919. - LuThaum, iiv. 111, ch. CXXXIX. - Raynal, ///.s/, du Beriy, IV, 376 et 377. — Boyer, Lj .l/oir, 98, lo, et 106.)

Moussay (llélyot de).

1,450, sans indication de qualité.

(Mss. Guugnon, 199.;

Naudron.

Sansdj/e, notaire royal, appartenait en même temps à la .Monnaie comme ouvrier.

(lluJ.. 207. N'cius n'asons trouve aucun notaire de Bourges de oc nom.)

Nicolas (Pierre).

1745, ajusteur.

i.Arch. Cher, B 24S1.)

Noël (François).

Commis ajusteur delà .Monnaie et monnayeur. sur la désignation

ÉTUDES SUR LA M :^\1^•M \ lioit UL" liEHKV 8j

et en remplacement de Jean-Baptiste Delobel, l'rançois Noël obtint ses lettre-^ de provision le S janvier 17 j] et lut installé le 7 mars suivant. En 17J9 et en 17 ^ il est qualifié de prévôt des ajusteurs. ilhiJ., J4(7 2^.., j}-, < et 2.ti6 )

Orfèvre (.\lexandrcl.

1^54, conseiller du Koi et commissaire des .Monnaies au bailliage de Bourges, il blasonnait .1 un ccusson en .ihimc. c/tJiri^'c d'une h-inde et jccoiufiJi;né d'un aile de...

(Demay, inv. Sceaux, Coll. Cléiambault, n"6S75.)

Orléans (Jean d'i.

1423, ouvrier.

(.Vlss. Gougnon, 197-)

Paulin (Jean).

Elu gretHer de la .Monnaie le jj janvier 152}, Jean Paulin resta en charge jusqu'en 1555.

{Ibid., 203.)

Paulin ( Pierre I.

Le dernier jour d'avril 1555, Pierre l'aulin lut élu greffier de la .Monnaie en remplacement de Jean I^aulin. qui était sans doute de la même lamille que lui- 11 remplissait encore les mêmes fonctions en 1 5-|0, 1551 et 1566; il lut également échevin de Bourges en 153^1, i535i 1557 '^^ 155*^1 i^t portait dOr. à la bande de gueules, c/iarq;ce de trois cOijuilles d'argent.

[Ibid., 20j à 20v — Lu Thaum., liv. III. ch. LXXIII, LXXX\'I, et LXXXNII.)

Pèlerin Jean).

1425, ouvrier.

(Mss. Gougnon. 197.)

Pelletier (Daniel).

Le 16 juillet 1655. Daniel Pelletier était sous commis de Claude

Chaumat. fermier de la Monnaie de Bourges. On le trouve maître particulier de la même officine, le 22 avril i6s6, mais ce devait être pour peu de temps, car le igjuinsuivant. il pritlafuite avec sa femme, 1-Vançoise Aubry ; ils furent, dans la suite, condamnés l'un et l'autre par contumace pour faillite et banqueroute. (Arch. Cher, B 24^2.)

Pelorde de la Monnoye (Ftienne).

A la iin du Moyen Age et à l'époque de la Renaissance, florissaient à Bourges les Pelorde ou Pélourde. une des familles les plus anciennes et les plus considérables de la cité, dont une branche y possédait le fief de l'Hôtel de la .Monnoye ou de la \'ieille Monnoye, et pour ce motif était habituellemeut désignée sous le nom de Pflnrdc dclj Mxnunyc.

Suivant une opinion accréditée, les Pelorde n'auraient pas seulement été les propriétaires de l'ilôtel de la Monnaie, mais ils y auraient exercé les fonctions de maîtres particuliers. On n'a jamais rapporté de preuves positives à l'appui de cette alfirmation, à moins que l'on n'admette, comme on l'a proposé plus haut, que le b'élorme, qui aurait été maître de la Monnaie de Bourges, n'était en réalité qu'un Pelorde, par suite d une transcription fautive de son nom. Quoi qu'il en soit, voici la liste des personnages de cette famille portant le nom d'iùienne. qui auraient pu être investis de la maîtrise de la Monnaie de liîourges :

Etienne Pelorde, sieur de la Alonnoye, fils de 'luillaume. sieur de Cologne, qui vivait en 1^28;

b.tienne IP du nom, sieur de la .Monnoye, échanson du Roi et prud'homme de Bourges, qui vivait en 1420;

[l'Etienne IIP du nom, sieur de la .Monnoye, écuyer de la garde du roi Charles \'1I avec Pierre des Jambes, un autre nom de. monnayeur berruyer : il llorissait en 14 |S;

Etienne IV, sieur de la .Monnoye et de Savigny, échanson du Roi et capitaine de la Grosse Tour de Bourges, qui vivait en 1450 et 1462.

Les Pelorde blasonnaient de <^uculcs à 1\ul^Ic cployé d'or, ac-

comftai^né de quatre croix recii>}<rit,'r< ,Vc même au fied fiché, deux en chej et deux en pointe.

(Mss. Gougnon., 196 et 198.-- La Ihdum , liv. XI, ch. XLI. — Boycr, /..1 Mon., 92.)

Péron (Guillaume).

1450, prév(*)t des monnayeurs.

(Mss. Goutfiion., 199.)

Perrière Abraham de lai.

Commis comme contrôleur de la .Monnaie, en remplacement de Chichereau, Abraham de la Perrière fut installé le ^o avril 1695. 11 fut commis au change le 6 mai suivant.

(Arch. Cher, B 244v)

Petit François .

11 est mentionné, comme appartenant à la Monnaie, dés 1494 et 1498, sans indication de profession; postérieurement, le i.^ novembre 1502, il est qualifié d'ouvrier et le 16 mars 1515 de prévôt des ouvriers.

(IhiJ., h I i/ 5. \ . l'iéces jusiificaiivcs, n" 111. — .Mss., Goufinon, 201 cl 202.)

Petit (Jacquet).

14S0, était de la .Monnaie sans autre indication. (.Mss. Gûugnon, 199.)

Petit (Jean).

Du 15 juin 1446 au 20 septembre suivant, Jean Petit est mentionné comme étant maître particulier.

(Saulcy, .4/e/. monél., 11.)

Petit Jean .

1 4 novembre 1502, ouvrier de la .Monnaie. (.Mss. Gougnon. 202)

s 6 l>. MATER

Petit (Perette). veuve de Pierre Bjmet.

lùait à la Monnaie en 1450. (lh,\i., ..os.)

Phelipault Jean).

F.n 1-19S, il est désigné comme appartenant à la Monnaie, sans aucune indication de qualité; en 1502 et en 1513, il est dit ouvrier de la .Monnaie.

(//'/i., 2(1-'. — Arch. Cher, li 1 573. \'. l^'icccs justificatives, III.

Phelipault (Robert).

K184, 149S, aucune indication de prolession. (Mss. Gougnon, 201 et 202.)

Pigné (Nicolas).

En isi/t- le maire et les échevins de lîourgcs invitèrent les personnes susceptibles de remplir les fonctions de maître de la .Monnaie à se faire connaître, mais aucun candidat ne s'étant présenté, ils nommèrent pour trois ans Nicolas Pigné, marchand de Bourges, à la charge de fournir caution de 355 écus.

(Boycf, La ;l/o;;., 106.)

Pinon ( Lijuis).

I.es lettres de provision nommant Louis Pinon, essayeur de la .Monnaie, en remplacement de Jean-Gabriel Boyer, sont datées du 25 février 17S4 et son installation eut lieu le g mars suivant. Son office, supprimé en même temps que la .Monnaie, tut évalué I 2.000 livres.

Il eut avec ses collègues de fréquents démêlés, qui témoignent du ]5cu d'acci'rd qui régnait à la iMonnaie. Poursuivi en 1761 pour achats DU \'cntc-^ prohibés de métaux précieu.x, il aggrava sa situation, en injuriant le juge-garde Luneau. Par sentence du siège en date du ,' septembre 1761, il fut (1 enjoint à Pinon d'être, à l'avenir, » plus circonspect, et de porter honneur et respect à. M. Luneau, et. » priur )• a\oir manqué, le condamna à laire réparation des injures

» qu'il luy a dites, déclarer qu'il le reconnaît pour un juge intègre et ») sans reproche dans ses fonctions jt auquel, en sa qualité de juse. » il reconnoist estre subordonné .. »

Peu de temps après, Pinon souleva une autre difHoulfé et prétendit n'être pas tenu, comme essayeur, à avertir les juges-gardes des essais auxquels il procédait, ni obligé de faire essai de toutes les fontes.

(.\rch. Cher. H j^, j cl .'i^^l

Pinoy.

Kn 1691, avant le mois de juillet, Pinoy fut chargé comme contrôleur de surveiller le travail, la dépense et le change de la .Monnaie.

IbtJ.. 2.(4^.1

Planche (Jules de la).

En 1696, Jules de la Planche, écuyer. sieur de Coco, acheta l'ollice de conseiller du Roi, directeur et trésorier particulier de la Alonnaie de Bourges, moyennant la somme de douze mille livres (I pour la finance de son olHce ». Antérieurement, à titre provisoire, il avait déjà été investi de cette charge le 26 novembre lôç^i. Nommé définitivement, il obtint ses lettres de provision au mois de juin 1698, mais ne fut reçu que le 7 mars 1699. H était encore en charge au mois de septembre de cette même année.

Il blasonnait d'azur à un chevron d'or au chef d'ar<yent, charf^é de Irais merlettes de sable, accosté d'azur à j soleils d'or, posés deux en chef' et un en face et trois rocs posés en dessous, 2 et 1 .

(IbiJ. — Dllozier. Mém. Aiiliq. Centre. XII, 55.) Poncet (Charles).

Poncet commis, le .'8 mars 1695, comme procureur du Roi au siège de la .Monnaie, fut reçu le 19 avril suivant. Il était toujours en fonctions en 1699. Il fut également procureur du Roi en l'élection et au grenier à sel de Bourges.

Charles Poncet armait d'azur à un ai'^le d'or.

(.\rch Cher, B 244s. — .Vrmorial . . . Bourges...,//'/./.. XII. 173.)

Pont (Pierre du).

.Maitrc particulier de la Monnaie du 8 janvier i po au i^ février suivant.

(SauLy, .1/l7. inoncl.. i i.)

Portebedien (Etienne).

De 1579 a I sq6, Portebedien est mentionné comme bourgeois de Bourges et garde de la Monnaie.

(Mss. Gouj,'non, 206 à 207. — Aïk-'h. (^hcr. 1'^ 5-/1, niin. Lnuis (léliot.

— Notes Girard : Reg. 76, p. 21, 2)S janvier 1596, min. Pierre Rousset, E4765, fol. 28.)

Portier (Guérin).

Du 18 février 1445 au 12 avril 1446, Portier fut maître particulier;

— i462,Guénin sic) Portier est garde de la Monnaie avec Guillaume Trippault; — 25 décembre 1474, « C'iuérin Portier, M' particulier de » la Monnaie de Bourges tenant les comptes en icelle et Guillaume » de Sauzay, commis à la maîtrise de la Monnaie, pour diverses » echarcctez trouvés en 9 deniers courants par les bourses et par » eux labriquez en lad. monnoye, lurent condamnez le 23 dé- » cembre 1474, Sauzay à 75 livres, I^ortier à ^5 livres d'amende ».

Il y avait à Bourges, à la fin du .Moyen Age, une famille considérable par les charges dont ses membres lurent investis, à laquelle se rattachait vraisemblablement le maître particulier dont il est questmn ici, les Portier, qui armaient de i;iiciilt's j une lour donjunncc de deux pièces d'arî^ent, in.icnnnèe de sable, aliàs ècarlelé, aux i et ./ de 'gueules à liais chàle.iux crénelés d'argent, ajourés et maçonnés de sable, > et 1 : aux 2 et j d'a:ur à trais lys de Jardin d'argent, souteiius et feuilles de sinnfle, j et i.

(Mss. GouLinun, 196 et 19N. — Saulcv, Alcl. iiionél., 11. • — Paulin Ritïé, Essais génêalooi^jiics... la famille Tuilier. Mcni. Aiili.j. (^eiilie, I\'.2j3, 314. — G" de ToulfîOut- l'iéanna. Les Camples de illàiel du duc Jcmi de Bcrry, ibid., X\'II, 77. — Le même. Le nobiliaii cclu l)err\ , Ciénéalo'^ie de la Maison Le Roy , ibid., .\X. 2S2. 2N3.)

SUR l..\ .NUMISMATlOlt I>1' HEKKV 89

Pradon (riuillaume).

Dés 1566, Pradon est mentionné comme appartenant à la .Monnaie, mais sans indication de qualité; en 1579, on le trouve lieutenant du prévôt des ouvriers, et en 1587 et 1589 prévôt des ouvriers.

(Mss. Gougnon, 20Î à 207. — Boyer, La Mon., 102.)

Pradon (Jean).

C'était un bourgeois de Bourges, désigné en 1566, i57«, i5N7et 1589, sans que l'on indique sa profession, comme faisant partie du personnel de la .\\onnaio; cependant en 1579 il est qualifié de monnayeur.

(.Mss. Goufïnon, '205 ù 207. — Boyer, ibid.)

Prévost (Etienne).

Bourgeois de lîourges, il appartenait en 1 578 et 1 579 à cette catégorie d'officiers de la .Monnaie ne travaillant pas. {.Mss. Gougnon, 206. — Boyer, ibid.)

Prévost (François-Noël).

l'Vançois-Xoël Prévost, ajusteur et monnayeur de la .Monnaie de Bourges, épousa en seconde noces, le is octobre 1725, .Madeleine Delobel, fille de J.-B. Delobel, monnayeur, et de Catherine Duranton. Au contrat de mariage, Roger de Séry, ancien directeur de la .Mon- •naie, Charles Loiseau, contrôleur contre-garde, Paul Sagordet, greffier en chef, figuraient comme témoins pour le futur, et Pierre Boucault, graveur, pour la future.

(Notes Girard : Reg. 3^*, p. 79, min. Jean Poncet.)

Prieur Jacques).

1604, commis à la maîtrise.

(.\rch. Cher, E 1457, 5 mai 1604. min. d'Etienne Bidault.)

Raboin (Pierre. 4 octobre 171S, ajusteur.

[Ib,d.,B 2449-

go D- MATER

Ragueau (Colas .

Dès l'année 149-). Nicolas Ragueau faisait partie du personnel de la Monnaie, sans que l'on sache à quel titre. On le retrouve mentionné, en isi 3, comme ouvrier du Serment de France et, en 1540. avec le titre d'orfèvre attaché à la .Monnaie.

Selon tDute vraisemblance, il appartenait à la famille du même nom qui donna plusieurs èchevins à la ville de Bourges et un célèbre professeur à son Université : elle blasonnait de i^iieult's à deux pnrcscf'ics i?ioii/jrn/s d'arsiir un chcrvon onde d\ii''^t'nt, accompagné en pointe d'une étoile d'or, au clief de même charité de y étoiles. Les Ragueau étaient seigneurs de Billeron.de 'aiilly. etc.

(.Mss. Gougnon, 201 et 203. — .Vivh. Cher. E 1^73, l'iai/niis de l'acte de 15 13. — LaThaum.. liv. XII, ch. LXXII.)

Rapin (Charles).

Charles Rapin, conseiller du Roi et contrôleur contre-garde de la Monnaie, est mentionné en cette double qualité depuis 1761 jusqu'en 1772, époque de la suppression de son olfice, qui lut évalué à la somme de iS.ooo livres.

(.\rch. Cher, B 24^3, PI 23^0, Inv. sommaire, I\', 221.)

Ratouin b'rançois;.

i7 lî, 175s- ajusteur.

(.\rch. Cher, B24U.)

Ravant le Danois.

Du f) iuin 1423 au 14 septembre suivant, Ravant le Danois lut maître particulier a lioui^ges: en i |2i. il est mentionné comme monnciyeur et. en 1435. comme général-maître des .Monnaies.

(SaulcN, Alcl. iimnel., il. — .Mss. Gougnon. 197 )

Régibier (Charles-Etienne 1. l-'ils d'un maître cartier de Bourges. Charles-Etienne Régibicr

fut nommé ajusteur à la .Monnaie au mois de novembre 1749. en remplacement de Jean <îirault et reçu le 19 décembre suivant. '(.Arc h. Cher. B 24 S?.)

Renauldon (François).

Le 6 juillet 171S, il fut reçu huissier de la .Monnaie, ce qui le faisait « olKcier de la .Monnaie ». 11 était encore en (onctions en 1720.

{IhiJ.. 2A-\9.\

Renon.

1667, substitut du procureur du Roi près la .Monnaie de Bourges.

{IhU., -M, s.)

Reuillard (Jean).

Le ^ octobre 1718, il était déjà ajusteur, mais en septembre 17S2, ne pouvant plus continuer, il lut remplacé par Jean lîruneton. (Ihiti., 2449 cl 24^,.)

Ribault I Déni;-).

l'ut garde de la .Monnaie antérieurement au 9 août i s6S, époque à laquelle Andrée de la Bertauche. sa femme, prenait la qualité de veuve.

(Notes Girard : Reg. 46, p. 83, acte du 9 août i i68, min. .Michel Bonnet, E I575-)

Ribiet (l'ierre).

Au mois de février 171 5. il était ouvrier à la fonderie de la iMonnaie, mais le 4 octobre 1718, il était mort, ainsi que le constate la mention suivante : « monsieur décédé ». qui accompagne son nom sur la liste où il est porté.

(Arch. Cher. B 2449.)

Richer (.MarcouV Xommé grelHer de la .Monnaie en remplacement de Sagordet, le

31 décembre 1732, Richer mourut en 1758 et eut François Sue pour successeur.

Richot (Jean)

Jehan Richot ou Rychot fut d'abord essayeur de la Monnaie, puis commis de Pierre Ronsart ; le 10 novembre 1528, les générauxmaîtres lui oilrirent l'oHice de maître particulier en remplacement de Ronsart qui paraissait décidé a -^e retirer. Richot accepta et fut commis à la maîtrise le 21 septembre 1529 : il resta en charge pendant 19 mois et 7 jours. Richot semble être ensuite redevenu comme avant essayeur de la Monnaie (15-1^-1544).

(IhiJ.. E 239'!. fûl. J19. — Saulcy, Atcl. mnncL, 12 et 120.1

Robinet (Jean).

Jean Robinet, originaire de Chàtellerault, était orfèvre à Poitiers lorsqu'il épousa une des filles de b^rançois Gaillaudon, tailleur des Monnaies en Poitou. On le trouve en 1597 tailleur de la .Monnaie à Bourges, où il resta jusqu'au 16 janvier 1598, époque de sa nomination à l^oitiers en remplacement de son beau-père, empêché par l'âge de continuer à exercer son ollice de tailleur.

(Barre, firavcur , .1;;;;. .s-dc. /r. Xitiu., 1 N67 p. 167. — Rondot, Les Mcdjillcnis. 19^. -- .MazLn.llc, Les McJ.uUcuis.W, \^\. iY> -bq\ — D .Mater, 2S' bul. num.. l/t'i;;. .\nli\]. <\nlic. .X.Wll, p. 31 ,. Le même. .Médailles, mêrcaux, jetons... du IV-ii y. (LT,cltc nuin., lyûô, p 263 et s , pi. .X.)

Roche (Cabriel de la).

i'S5,'. fermier de la .Monnaie.

(.\reh. Cher, B 244S.)

Roger de Serry (Jacques), l^oger de Serry, nomméle2,' mars 1725 directeur et trésorier particulier de la .Monnaie de Bourges en remplacement de Baret de I^erand. lut destitué deu\ ans après. Un proces-verbal dressé le 25 juillet 1725 avait constaté l'e.xistence d'un déficit considérable dans

ÉTUDES SUR LA NCMI-M \ I li.M i: l.i BERRV

la caisse, qui ne renfermait que 1 - ;^ au lieu de • . ,,;^ui

devaient s'y trouver, un arrêt du Conseil du ^i juillet suivant prononça sa révocation.

Ronsart ijean).

Jean Konsart fut maître de la .Monnaie de Bourges à la fin du \l\'' siècle et au commencement du W'. \'ers 1^80, il avait épousé Catherine Rolland et londé une chapelle dans l'église de Saint- Pierre-du-.Marché. Il testa en i^ji.

11 lut valet de chambre de Jean de Herry et sa fille, veuve d'un premier mari, nommé Jean Cottercau, épousa en secondes noces Lambert de Léodepardt, qui était aussi valet de chambre du duc. De cette union naquit .Macée de Léodepardt, qui fut la femme de Jacques Cœur, devenu dans la suite à son tour maître de la Monnaie.

Gougnon appelle le /ciiiu' ce Jean Ronsart. ce qui donnerait à penser qu'avant lui il y en avait eu un autre, pourvu du même office et portant les mêmes noms.

(.\lss. Gougnon, 198. — Calhjrinol, Toinhciu ;^c>u\iliii^i\juf, j6. — La Thaum., liv. I, ch. LXX.Xll.)

Ronsart (Pierre l"l.

Du 20 mars i^iH au 20 octobre 1419, Pierre Ronsart, premier du nom, fut maître particulier de la .Monnaie où il fabriqua des llorettes du 20 mars i.ii8au 24 août suivant.

(Saulcy,.4/e/. moncl.^i i. — Castellane (de). /-es gros de 20 deniers louniois, Ann. Soc.fr. de Nitm., 1894, p. 62.)

Ronsart (Pierre 11).

Pierre Ronsart, deu.xième du nom, était fils de Thomas et bourgeois de Bourges. Il était sieur deGiry, de Chaillou et de l'Hosmois, pour lesquels il rendit foi et hommage, le 27 juillet 1537, à Philibert de Beaujeu et à Catherine d'Amboise. sa femme, seigneurs de Meillant. 11 s'était marié en 1500.

Déjà monnayeur de la .Monnaie de Bourges, il succéda à son père en 1-194, comme maître particulier, et conserva ces fonctions

pendant plus de quarante années, par suite de commissions successives dont voici la suite connue :

Kn I 198. il fut commis pour 10 années;

En 1 5 1.( (avant Pâques), son bail de maître particulier fut confirmé par l'Vançois 1";

Du 17 août 151N au 14 août iSiy, Pierre Ronsart commis; il avait un P> pour diftérent ;

Le 15 mars iS-5- il était maître particulier;

Du 16 septembre 1527 au mois de décembre suivant. Paul Gaultherot est commis par Pierre Ronsart;

Le 2) avril 1520. l'rançois Artenay commis par Pierre Ronsart;

Le 6 août 1^28, Pierre Ronsart écrit aux gardes de chercher un maître particulier, protestant que pour lui il ne s'oppose pas à ce que l'on « baille w la Monnaie à un autre ;

En 1Î29, Pierre Ronsart est commis pour un an, prend comme différent une feuille de rosier sauvage empruntée à ses^armoiries, pour figurer entre la croix et le B ;

Le 30 août 1538, Pierre Ronsart est maître particulier ;

Le 4 février 1 53g, Pierre Ronsart est mis en cause par les gardes pour fautes commises, la Monnaie est close et mise en chômage du 14 février 1S39 au 7 lévrier de l'année suivante ;

Le 14 janvier is^o. I^ierre Ronsart est toujours indiqué comme maître particulier;

Le 15 mars 1S40, il est prisonnier à la conciergerie du Palais;

Le 20 mai 1S40. il est destitué par les généraux-maîtres et cependant, le 28 septembre suivant, on le voit encore donner une quittance en qualité de maître particulier.

En 1 544, Pierre Ronsart était mort. 11 avait possédé une maison, rue de la Narette, à Bourges.

(Mss.Gougnon,20oet 203. — Saulcy, Atel.monét., 12 et 120; François I'', 2, 9, 10, 12, 25, 30, 99, 202 et 4^3. — Roger Valentin, Douzains aux croissanls, Ann. Soc. /r. de Xiiin., 1895, p- 23. — Notes Girard ; Reg. 8, p. 66, vente, le 9 mars 1544. d'une maison, sise rue de la Xarctte, ayant appartenu à .\1'' l^icrre Ronsart, \ivant maître particulier de la .Monnaie de Bourges,

ÉTUDES SUR I.A NIMISM xTiniE DU BERRY 915

min. Gilbert Arnoux, K ir 15 et Rcg. y-..,- , a j te de foi du 27 juiHfi ics-, min. l'Van^'ûis Gauldrion sous le scel de Charenton. E 258.)

Ronsart (Thomas).

Kn 1^83, 1498, 150J et 151 3, Thi)mas Rtmsard ou Roussard est désigné simplement comme étant monnaycur du Serment de l-'iance, ce qui ne l'empêchait pas d'être en même temps, ainsi qu'on va le voir, pourvu de la maîtrise de i^ourges.

Le 17 octobre i-jSç, il fut commis comme maître particulier avec l'ordre de mettre un point ouvert sous le B qui est à la lin de la légende. Depuis cette époque et jusqu'à la tin du .W' siècle, on le trouve presque continuellement pourvu do l'otlice de maître particulier :

Le 10 décembre i^qo. il revut de Xicolas de Russange les fers des écus au soleil pour la .Monnaie;

Le 23 février 1.191, il fut commis à la maîtrise:

Le 28 mars !.i9S, ordre est donné au.x gardes de la .Monnaie de lui bailler la maîtrise pour un an, son bail arrivant à expiration;

Kn I-190, Thomas Ronsart est commis pour dix ans;

En 1.^96, continuation de son bail;

Le 20 septembre 1.498, confirmation de son bail.

Les bourgeois de la ville lui témoignèrent à leur tour une estime non moins grande que celle que les généraux-maîtres lui manifestaient, et en 1495 et 1.(96 il fut élu échevin. 11 blasonnait d'azur, au phciiix d'oi\ cn/ouic de deux rinceaux de ronce de même, feuilles de sinople Jlnrics d'ari^enl de quatre feuilles en croix, les dites ronces péries en cercle el lissantes d'un feu de ij^ueules ombré d'or en pointe.

(.Mss. Gougnon, 200 et 202. — .\rch. Cher, E 1573, Vidimus de 15 13. — La Thaum.. liv. III. chap. L et LI. — Saulcy, Aiel. monét., 12 et 120.)

Rossignol.

31 juillet 1724, greffier de la .Monnaie. (.\rch. Cher, B. 2449.)

Rousseau (Aignan).

.\ignan Rousseau, sieur de Liz)-. était fils d'un marchand de

Bourges du même nom. 11 paraît avoir successivement exercé à la .Monnaie, les fonctions de contre-garde, puis de garde : Catherinot et (lougnon le disent contre-garde, et la même année, c'était en 1500, d'autres documents le désignent comme garde, ce qui indique que ce changement dans sa situation à la Monnaie se serait opéré précisément à cette époque.

Aignan Rousseau fut échevin de iîourges en 1590 et 1591; en digne ollicier de la .Monnaie, il armait d'ur à une inai\]tit' de monnaye de sable, iniihyèe d\>i . 11 avait épousé Collette ou Céleste Thiboust, sceur de Jacques, seigneur de Quantilly.

(.\lss. Gouf^-non, joo. — Catherinot, Tombeau généalogique, 25 et 24. — ■ Xiites Girard : Kc;,'. u. p Xq. \cnlc du î juin 1Ï17 par Aignan Rousseau. garde de la Monnaie, iils de feu .Xi^^nan Kousseau, marchand à Bourges, min, Jehan Raf^ucau. \l loiX. — l'auhn Riffet, Essais généalogiques, famille Gassot. Mein. Aiiliq Centre, 111, 17s et 285. — La Thaum., liv. III, chap. XLVIil.)

Roussel (Jérôme).

1712, 171^, originaire de Paris, Roussel devint graveur de la Monnaie de Bourges. Lors de sa mort, survenue au mois de décembre 1715, il exerçait toujours cet office, bien qu'il lût âgé d'environ soixante-dix ans.

(Barre, Graveurs gén, et part, des Mon. de France, Anii. Soc. fi. nuiii., 1^67, p. 167. — Rondût, Les MeJailleins, 3^9. — Etat civil de Buurges, E 100, Registre de catholicité de la paroisse Saint-Ursin ; Communication de M. de Laugardièrc. )

Roûy (Guillaume de), 'luillaume de Roûy, bourgeois de Paris, fut nommé contrôleur contre -garde le ,| septembre i6g6. reçu et installé le 11 décembre 1696. Il était encore en tonction en 1699.

(Arch. Cher. B 2445.1

Sagordet (I^aul).

T'aul Sagordet, llls de Robert, notaire royal à Bourges, et d'Anne Ligonné. lut nommé greffier de la .'\lonnaie le 2 septembre 1713, par

arrêt de la Cour des Monnaies, en remplacement de Jean Chigot : il prêta serment et fut installé le 23 du même mois.

Il avait épousé, le 16 janvier 1721, Jeanne Augier, lille de [<obert Augier, orfèvre, de la famille de Jacques Augier. 11 fut remplacé en 1733 par .Marcou Richer.

Le 4 octobre 17 iS. il devint procureur du Roi à titre provisoire-

{IbiJ.. B 2440 a 24vJ et 24Si- — .NUtcs lîirard : i<eg. jo. p. 9^. ir))an\icr 1721, E 4221.)

Saillard (HuguesV

Nomme par arrêt de la Cour des Monnaies du 31 juillet 1725, conseiller du Roi, directeur et trésorier particulier de la .Monnaie en remplacement de Roger de Séry, il fut reçu et installe au mois de décembre suivant. Bertrand lui succéda en mai i-?n.

(.\rch Cher. B 2446 à 2450 et 24-iî.

Sanson.

22 avril 1656, greiiler de la .Monnaie. {Ibid.. 24 s 2.)

Sauzay (Guillaume de .

Les Sauzay étaient, au dire de la Thaumassiére, une des familles les plus anciennes et les plus brillamment alliées de la ville de Bourges, où elle était connue depuis plus de 300 ans, ce qui nous reporterait à la fin du XIV' siècle. Elle armait d'azur à la tour d .urooit, maçonnée de sable sur une terrasse de sinople, accostée de deux étoiles d'jr<^ent.

Guillaume de Sauzay, qui est le premier dont la Thaumassiére fasse état dans la généalogie qu'il consacre à cette maison, commença à figurer à la .Monnaie de Bourges, du 8 avril 1435 au 4 juin suivant, époque à laquelle il tint les comptes, durant la maîtrise de Simon Bernon.

En 1462. Guillaume et Ursin de Sauzay. son fils, auraient été maîtres particuliers ensemble, ce qui veut dire, selon toute vrai-

semblance, que r,uil!aume, comme maître particulier, s'était associé son fils Ursin.

Du 4 mars 1466 au 14 décembre 1469, Guillaume de Sauzay fut commis à la maîtrise.

Le 24 octobre 1473, Germain \'ivien commença à instruire contre Guillaume de Sauzay et, le 2^ décembre 1474, il tut condamné avec Guérin Portier, pour divers cc/iai celez Irauvés eu neti/ deniers courants par les bourses et par eux /abru]ués en lad. inonnove, à j^ livres d' ainoide.

Guillaume de Sauzay tut échevin de Bourges en 1474. l'année même des poursuites dont il vient d'être question et administrateur de rilùtel-Dieu, ce qui lai.^se à penser qu'il n'avait rien perdu de l'estime de ses concitoyens. 11 avait épousé Philippe Bricelort, fille du seigneur du Bois de Vèvre et d'Argenson.

(.Mss. Gùugnon, igôcl iy8. — La rhaum., liv. 111, cli. .\L. — • Saulcy, Alel. inonet., 11 et i ly )

Sauzay (Ursin de).

Ursin de Sauzay, lils de '^ruillaume, lut maître particulier de la Monnaie du 14 juillet 1460 au 18 juillet 1466, et pendant une partie de cette même période, en qualité d'associé de son père, comme on l'a dit précédemment.

ICn 1482 et i486, il est encore indiqué comme étant pourvu de la maîtrise; en 1488 il est qualifié de maître particulier et en même temps d'essayeur de la .Monnaie.

Ursin de Sauzay, bourgeois de Bourges, fut échevin de cette ville L-n 1492 et 1495 ; il est mentionné en 1495 comme étant chevalier de Notre-Dame de la Table Ronde.

Kn 1496 et 1497, il avait épousé Perrette Le Roy, fille de Martin Le Roy, deuxième du nom, seigneur de Saint-Florent, gouverneur de l'Ecurie des rois Charles \'ll et Louis .\I, puis receveur des Finances d'Outre-Seine.

(Mss. Gi.'Ugnon, 19S. - .'^ulcs Girard: Reg. 12, p. 144, vente du 17 octobre 1482 au profit d'Ursin de Sauzay, bourgeois de Bourges, et maistre de la Monnoyc, min. Jacques Baujard, E 120S; r<eg. 13, p. 131, vente du

ÉTUDES SUR l.A NUMISMATIQUE DU BERHY

i mai i486 au môme, qualifié semblablement, mêmes min., i; .... , .,. vente du 26 février 14S8 à prudent homme Ursin de Sauzay, bour{;eois de Bourffes, (' maistre et esseieur d'.' la Monnoye », K lii ■ !■" - "i \--h. Cher, III. -, - La Thaum., liv. 111, chap. XLIX.)

Séguin du Chatélier (Frarn,-ois).

11 est juge-j;arcle, conseiller du Roi, dcpui- 1 yos et il exerça ces fonctions jusqu'à la Révolutif)n. Son otiice lut évaluéà 6.000 livres en 1771. lors de la fermeture de la .Monnaie, estimation qui fut réduite à |.ooo livres.

(Arch. Cher, B 24, j, J4is ft 24 îO- — Almanach des Monnaies pour 1785.) Souplet ^Etienne).

Le 6 décembre 1770, Soupiei lui iiniiiiiic ajusteur-barrici en remplacement de Fielle et fut reçu le 19 mai suivant.

Sourdeaux.

Il était serrurier de la .Monnaie lorsqu il lut mis en prison, le 15 décembre 1721 .

{IHJ., 2448 )

Sue 1" rançois).

Sue, qui est qualifié de praticien, lut commis comme greffier le 31 décembre 1748, en remplacement de .Marcou Richer qui était mort et lui-même resta en fonctions jusqu'en 1764, époque de son décès. Il eut (laulmier pour successeur.

{IbiJ.. 2449. 24>i. 24;;3 et 245i.l

Tainturier, Taincturier (Pierre).

1425, monnayeur; 1450, sans indication de qualité. On pourrait, peut-être, l'identifier avec un personnage du même nom, ancien facteur de Jacques Cœur, qui fît partie de la commission extraordinaire chargée de juger ce dernier.

(Mss. Gougnon, 199. — Pierre Clément, Jacques Cœur et Charles VII, 259-)

Taincturier (Thomas).

Fn 14^^. monnayeur du Serment de France; nommé également en 1^74, 1494 et 1498, mais sans désignation de profession. (Ibid., 200 à 202.)

Tesson (Denis).

1483, monnayeur.

[Ibid.. 200.)

Testant (Jamet).

1498, sans indication de profession; 8 et 14 novembre 1502, ouvrier.

(IbiJ., 202.)

Texier (Pierre).

1549, ouvrier de la .Monnaie.

(Arch. Cher, E 1120, fol. 68.)

Tixier (Louis.

I' jaîTvier lyiî lettres de provision nommant Louis Tixier '1 lis-ier ordinaire de 'a .Moanaie. nifice créé par l'édit du mois d'avril 1607: il lut reçu le 5 lévrier suivant.

Tixier (Michel).

4 octobre 1718, ajusteur.

{Ibid., 2449)

Tixier (Perrinet).

1551, sans indication de profession.

(Mss. Gougnon. 204.)

Trippault (("luillaume).

1.162, garde à la .Monnaie avec'uiérin Portier. (Ib,d.. 19S.)

Trottier .

1727, conseiller du Roi en sa Cour des .Monnaies de Paris, commissaire-député du Conseil pour le fait des .Monnaies dans les généralités de Bourges, Limousin et Nivernais.

(Arch. Cher, B 2450.)

Tuchièvre l'aîné (Jean).

1566, aucune profession indiquée.

(Mss. Gougnon, 205.)

Tuchièvre (Jean).

En 1578, Jean Tuchièvre fut commis, on ne dit pas de quoi: en 1579, il était ouvrier de la Monnaie et, en i^H-j, il est encore nommé mais sans indication de prolession

11 y eut, en 1 586, un Jean du Chic\ 1 1. innii dont la forme primitive était Tuchièvre, qui fut échevin et que l'on peut identifier avec notre personnage. 11 était sieur de la Grange-Saint -Jean et portait de i^iieiilcs. à une étoile d'or en ahîme, JccompJi^née de fioi.'i coquilles d'argent, 2, /. Jii chef cousu d'jzur. c/i.irgé d'un jigle naissant d'or.

{Il'iJ., 206 et 207. — La i'haum., liv. 111, chap. Cil. — Boycr. La Mon., 102.)

Valenciennes (Guyot del.

Premier tailjeur en titre de la Monnaie de Lyon, depuis le 25 décembre 1415, Guyot était à Bourges en la même qualité, le 24 mai 1420, pendant la maîtrise de Thomassin de Janillac.

Il était vraisemblablement le fils de Jean Rieu.x, dit de N'alenciennes, valet de chambre ordinaire du roi Charles Vlll, qui portait d azur à la fascc dOr. accom/^a^uc de tii^is têtes de licorne, coupées d'argent, 2, 1.

(.\rch. .\at. Z'"' 8)>! 850. — Saulcy, .\lcl. inonct., 11. — Rondot, 140.)

Valladon (Jean).

1718, ajusteur.

(.\rch. Cher, B 244g )

Vatan Etienne).

18 février 17S5, Etienne \'atan, compagnon sellier, lut reçu ajusteur à la Monnaie et admis après serment prêté. {IHJ. 24^1.)

Village (Jean de .

Du 1 3 février 14^2 au 28 janvier i|^^. Jehan du \'illage fut maître particulier. 11 prit partie pour Jean Bon, maître particulier, dans le procès que ce dernier soutint contre Pierre d'Ilauterive qui tenait les comptes de la Alonnaie.

11 avait été un des principaux facteurs de Jacques Cœur, dont il était le neveu par alliance. Il lui était profondément dévoué et, en 14SS, ce fut lui qui assura son évasion du château de Beaucaire et sa sortie de France.

Les du \'illage portaient ci'ji i^ciU a deux tria]ii;lcs ciilicl.iccs l'un Jjiis raiilrc. Je s.iblc, cnfcnnanl un cœur de i^ueules.

(Constans, Tuile de li Cou) des Monu . . 140. — -Mss. GouKiion, 196. — Raynal, III, Hg et s. — Saulcy, Alel. inonél., 1 1 — F'aulin RitTé. Essais généalogiques. . . famille llodeau. Mèiii . Aiiliq. Centre, \'U, 302, 32?.)

Villate (Jean).

Jean \'illate. orfèvre à Bourges, prenait en 151 1 le titre d'orfèvre juré. lùi 1S18. suivant Rondot. mais plus vraisemblablement en 1528, il fut nommé tailleur de la .Monnaie, et il en exerça les fonctions jusqu'en isi"), époque à laquelle son état de maladie amena son remplacement par Jacques .\ugier. 1! mourut l'année d'après, ainsi qu'il appert d'une quittance du 2\ juillet 1^50, dans laquelle Catherine de la Chapelle, .v? 7'<.7/i'c-. reconnaît avoir reçu comme tutrice de ses enfants de Jean Georges, sieur de Alannay, maître de la .Monnaie, les gages de l'olfice de son défunt mari.

(.\rch. Cher, [i 2402, fol. ><i. — \otes Girard : Reg. 42, p. 64, reconnaissunce du 21 juillet I^^o. min. Jehan Girardeau, E 2S62 ; Reg. S3, p. 80, 30 juillet liii, min. G. Chaumeau. 1" 1720, — Barre. Graveurs généraux et particuliers des .Mim. de P ranee, .\n;;. .S'rie/c/e fr. de .\uiu.. 1867, p. 167. — Rondot, Les Mèdjilleiirs, iSo. — Saulcy. .l/c7. inonél , i 2 cl 120.)

Villeneuve (André de).

\'ers la lin de l'année i^jo, André de N'illeneuve fut chargé par le Régent qui allait être Charles VII, de la perception dos profits de l'atelier de Bourges.

(C'° de Castellane. Le Puy, atelier de Charles \'ll, régent, puis rui, do 1420 à 1423. Ann. Soc. fr. Je Xum-, 1896, p. 2S5.)

Wailly (Nicolas de).

ijvl, conseiller du Roi. commissaire sur le fait des monnaies au bailliage de Bourges. Il armait à une éi^lise. (Dcma\. Inv. sceaux, Coll. Clairamhauh, n» 9634.)

im

Tableau systématique des officiers, des monnayeurs et des ouvriers de la Monnaie de Bourges

M.ii/ics ^j) liciilicis on dircclciirs Je la Moinuic.

I 5 5g, 1 360 Lande (Jean de la).

XIV' s. (1^'in du) et XV' (Commencement du). Ronsart (Jean)

Xl\''- ou XV' s. Pelorde.

XV' s. (Com'). lîîon (Jean).

1418, 14 19 Ronsart (Pierre l"l.

i.|20 Pont (Pierre du).

1420 Janoillac (Thomassin de).

i.|2^, I |2S Ravant le Danois.

1 127, K12S Rlct (Raoul de).

i.,|2S. i,|29 Cœur (Jacques).

T| ^2, 1.15 1' \'illage (Jean du) .

i.i;5, i.|^4 Breuil (Ciuillaume du)

1451, i.]3S Bernon (Simon).

14 5 î Jobert (Pierre P').

1458, I |''ifi Brisoul (Xicolas).

1445. 1 17 I Portier (fiuérin).

1446 Petit (Jean).

X\'' s. (Milieu du', l'élornc.

1462, I 17 I Sauzaj' (Ciuillaume de).

14A2, i(S6 Sauzay (Ursin de).

1485, 1491 Filzdefàme le jeune, (Pierre 11).

148g, 1498 Ronsart (Thomas).

ÉTUDES SUR l.A NUMISMATIQUE OU BERRY 10";

^g8, 1540 Ronsart (Pierre).

S 27 Gaultret (Jean).

52S Mathieu (Jean dit du Lion).

528 Artenay ( François i.

529,15^0 Richot (Jean).

542 Guinbal (Jean).

542 Grée (Etienne de lai.

542 Grée (Yves de la).

5^3, 1550 Georges (Jean).

557 (Vers.... Besson (Honoré).

557 Morlas (Claude).

S6v 157s Lyon (Nicolas).

577,1579 Augier (Pierre).

579 Bedeau (Alexandre).

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