‹ Études sur la numismatique du Berry: notes et documents sur la Monnaie de BourgesChapitre 9 sur 38 · Même droit · texte numérisé non relu

Même droit

I^. — 4. avec un be^aat dessous; même légende dont les mots sont séparés par des croissants et même type ; lés chiffres romains sont intervertis ainsi : mvixvii.

Laiton. — Alusée de Bourges, Cabinet de France et .Musée de la .Monnaie (Collection A. de Barthélémy). — Pierquin de Gemblou.x, Histoire monctairc cl philula-^iqui: du Bciyy, I, p. 163. pi. X, n" 1. — Rcv. .\iim., 1847.

Le lait de l'e.vistence de deu.\ variétés pour un même jeton frappé au même type et la même année, provient selon toute vraisemblance, d'un accident survenu au coin du revers, ce qui nécessita sa réfection, au cours de laquelle quelques légers changements lurent introduits dans l'ornementation. Sur l'un, la croi.v initiale du revers est accompagnée de deux quartefeuilles évidés, et sur l'autre, la même croix sans quartefeuilles avec un besant dessous et un croissant entre chaque mot de la légende : c'est ce qui, pour les monnaies, constituerait un différent.

11 laut noter aussi la façon anormale d'écrire la date en chiilres romains.

En 1567. date de la frappe de ce jeton, Nicolas Lyon était maître particulier de la .Monnaie et Jacques 1" Augier tailleur : ce dernier ne serait-il pas l'auteur du coin .-

"yt

Liste par ordre alphabétique des officiers, monnayeurs et ouvriers de la Monnaie de Bourges

Abbeville J^ierre d ).

1.419. Pierre d'Abbeville était tailleur de la Monnaie au mois de mars de cette année ; il fît en cette qualité des patrons d'écu de 50 sols.

(Saulcy, Aldliers monétaires, 11. — Rondot, Les Médciilleins, 141.)

Alabat (Anne).

1513, 1566. Anne Alabat était tille de Louis et épouse de Jean Lamoignon. A la mort de son père, elle se fit recevoir, le 16 mars 1 513, ouvrière du Serment de France à la .Monnaie de Bourges. On trouvera aux Pièces justificatives le procès-verbal de cette réception. Anne Alabat vivait encore en 1566.

(Mss. Gougnon, joî. — Notes Girard : Reg. 46, Vidiimis du procès- \crbal du 16 mars 1^13, Arch. Cher, E. 1573, min. iVlichel Bonnet. — La Thaumas^icrc, Histoire de Beny, liv. XII, ch. VI, §\'III.)

Alabat Catherine).

Catherine Alabat, fille de Pierre, sieur de BoisjalHer, épousa Jacques A\onthoiois. Elle était veuve en iS79. quant elle lut portée sur la liste des olHciers de la .Monnaie ne travaillant pas.

(Renseignements fournis par Al. Girard de X'illesaison. — La Thaum., liv. XU, ch \ I. — Boyer, L.t Monnaie. loj.)

ÉTUDES Sl'K I >. viMi^M V ! r,,iL i,r BERRY I7

Alabat (Claude .

1587, appartenait à la .M<.iiiiaic ùc iJ.iuif^i.^, >aii^ qualitc dcterminée. Claude Alabat, fils de Nicolas, avait épousé .Marie de Lonvert, fille d'un célèbre avocat de la ville. Les .Vlabat portaient de i;ii<;iilfs j trois Sdiiiivttcs ou ifiillets J'oi .

(.Mss. Gouynon, 206 et jm; .V. Picccs justificatives, n" \'lll. — La Thauiii., ihU.,%\\.)

Alabat duillaume .

15^9, Ciuillaume Alabat. -^ieur du Coteau, tut prév(')t des monnayeurs en is^9- H se maria deux lois : en premier lieu, le 21 décembre 1520, à .Marie Amy, et en secondes noces avec .Madeleine Haultin, avec laquelle il testa le 20 Juin ISS7- " 'ut échevin de Bourges en 15.11, 1542, 15.H. i^S^etisSl-

(Arch. (^hcr, E. 1120, fol. 68, min. CL .\rnou!x, acte du ig mars iS-iy : \ . Pièces justificatives, n" II. — La l'Iiaum., ihU.. § l.\.|

Alabat Jacques .

En 1 566, il était avocat et en même temps faisait partie du personnel de la .Monnaie, on ignore en quelle qualité, mais on peut croire qu'il était monnayeur comme son père (juillaume. (.Mss. Gougnon, 205. — La Thaum.. ibLi . , I.\.)

Alabat Jeanne I.

Jeanne .Vlabat, fille de Pierre, sieur de Boisjaffier, épousa Jean Lauverjat, sieur de Champroux, receveur du domaine en Berri; elle figure en 1379 sur la liste des officiers qui ne travaillent pas et était alors veuve.

(La Thaum., liv. XII, ch. \'I. — Boyer, L.i Mon., 102. — .M. Girard de V'illesaison (renseigements fournis par).

Alabat (Louis).

Louis Alabat. sieur de la Chabotière, licencié es lois, avocat en cour laye, lieutenant en l'Election de Bourges, fut reçu monnayeur

l8 D. MATER

à la Monnaie de cette Ville en 1483. Il avait épousé Jeanne d'Orléans et fut échevin en 1484.

(Mss. Gougnon, 205. — La Thaum.. ibid., § VIII.)

Alabat (Nicolas).

Nicolas Alabat, fils du précédent bourgeois de Bourges, sieur de MéroUes, figure en 1579 sur une liste du personnel de la Monnaie dans la catégorie des Officiers gui ne Iravaillent. Il est encore mentionné en 1587 et en 1589, la dernière fois comme monnayeur.

Mss. Gougnon, 206 et 207. — La l'haum.. ibid., IX. — Boyer, La Mon., 102.)

Alabat (Philibert).

Philibert Alabat, sieur de la Roize et de la Loicre, appartenait à la Monnaie en 1566, on ne sait à quel titre. Il était fils de Pierre Alabat, sieur de Boisjaffier et de Marie Cotereau.

(Mss. Gougniin, 205. — La Thaum., ibid . , IX.)

Alabat (Pierre).

Pierre Alabat était fils de Jean Alabat, l'un des prud'hommes élus en 1-14^ au gouvernement de Bourges, et de Perrette Ronsart, iille elle-même de Jean Ronsart, maître de la .Monnaie de cette ville. Serait-ce cette alliance qui aurait rattaché la lamille Alabat a la Monnaie.^ Pierre Alabat était mort en 1493.

(Mss. Gougnon, 201. — La Thaum., liv. III. ch. LXI, et liv, Xll, ch. VI, § V et VI.)

Alabat le jeune Pierre).

Fils du précédent, sieur de la Chabotiére, il fut reçu ouvrier de la Monnaie le 11 septembre 1498; il appartenait au Serment de l'Empire. C'est sans doute lui qui lut échevin en 1 5 1 3 et 1 5 1 4.

Mss. Gougnon, 2111 et 207. — La Thaum., hv. .XII, ch. \'I. § \'I!).

Amat (Michel).

Garde de la Monnaie en 151 3 et jusque vers 1 541 et 1543-

(Notes Girard : Reg. 41, p. 77, .litense, du 4 avril 1543. V. Pièces justificatives, n° I, Arch. Cher, E 2457, ancien 243 r, min. Adenet d'Orléans.)

Antoine II.

i^2o, tailleur de la Monnaie.

(Rondot, Les MéJ.nlh'iirs, 142.1

Arnault (Henri).

Dabord simple ajusteur de la .Monnaie, Arnault porte, sur une liste du 4 octobre 1718, le titre de liftiUiunt Jk picvoi.t Jes jj/us/ettis- (Arch. Cher. B 2448 et 2449.)

Arault l-"rançois-Barthélemy).

Arault, qui avait épousé la lille de Jacques Julien, graveur de la Monnaie de Bourges, lut nommé en remplacement de son beaupère et renvoyé, par arrêt de la Cour des Monnaies du 21 janvier 1786, à se faire recevoir au siège de Bourges, ce qui eut lieu le 6 février 1786. Arault était un habile graveur, sur l'œuvre duquel quelques indications ont déjà été publiées ; il resta en e.xercice jusqu'à la Révolution. {IbiJ. 24^6. — D. -Mater, Médailles, méreaux, jetons, matrices sigillographiques et autres du Berry, leurs médailleurs ou graveurs. Gazelle numtsm.itique J) .i)ii;.iise, icjod, p. 282.)

Artenay (François).

Le 24 avril 1S28, I*"rançois Artenay fut commis par Pierre Ronsart, maître particulier à Bourges.

(Saulcy, . Wc7. moncl.. 120.)

Aubery Jeani.

1566, fait partie de la i\lonnaie, où ses fonctions sont inconnues. (Mss. Gougnon, 205.)

Audigier Richard'.

Qualifié d'abord d affxneur d' ur et ci' argent en la Monnaie, ensuite, d'assayeiir ou essayeiix, Richard Audigier paraît avoir occupé cet office de 1545 ^ 1582. II mourut en effet au commencement de cette

dernière année, ainsi que le constate un accord intervenu le i" février 1582, entre Cristine Audigier, sa fille, née de son premier mariage avec Guillemette Leblanc et Jehanne Viat, sa seconde femme, accord où il est dit que son décès s'était produit quinze jours auparavant.

Audigier coopéra en 1579 à la fabrication de la médaille oflerte à P>ançois d'Alençon par la ville de Bourges.

(Arch. Cher, E 1 1 18, Inv. sorti. III, 27. — Mss. Gougnon, 204 et 206. — Notes Girard : Reg. 74, p- 34, mariage d'.Vudigier, essayeur de la Monnaie de Bourges, avec Jehanne Viat, veuve de Jean Raillard, le 15 décembre 1577. min. de Pierre Pellet, Arch. Cher, E 4194; mêmes Reg. et min., p. 69, accord entre la veuve d'Audigier et Cristine, sa iille. du i" février 1582, Ibid., E4199. — Rondot, Les Méd.jillcurs, 163. — D. Mater, Médailles, 262.)

Augier (Jacques I").

Jacques Augier, maître orfèvre à Bourges, fut appelé en 1549 à remplacer, comme tailleur de la Monnaie. Jean Villate, que sa santé empêchait de continuer. 11 n'était d'ailleurs nommé que pour un an : il reçut, le i'" mars i S49, ses lettres de provision, qui dès le lendemain furent remises aux gardes de la Monnaie.

Jean \'illate étant mort au commencement de l'année 1550, Augier demanda à la Cour des Monnaies, à être commis de nouveau pour un an Jiisqiies ad ce que le Rny et Icidicte Chambre aultrement en ay/ "'■<.^"««t^ : un arrêt du 17 avril 1551 fit droit à sa requête. On ignore si dans la suite il fut continué d'année en année, ou s'il obtint une nomination définitive, mais en fait il posséda l'office de tailleur jusqu'en I 581, époque où il le céda à son fils, appelé Jacques comme lui.

Jacques, \" du nom, fut le chef d'une nombreuse famille d'orfèvres berruyers et d'officiers de la Monnaie. Il eut de son mariage avec Anne Johannet dix enfants, dont sept furent orfèvres ou épousèrent des orfèvres, parmi lesquels on compte deux tailleurs de la iMonnaie, Jacques II Augier et Guillaume Mérigot, et deux maîtres particuliers, Pierre Augier et Jacques Augier, III" du nom.

Ja^-lLic-- I .\agier mourut avant l'année 1585, car à cette époque, dans un contrat de mariage du 28 juillet 1 585, sa lemme Anne Johan-

ÉTII ! MISMATIQUE DU BERRY

net prend le titre de veuve. H est l'auteur de sceaux et d'une médaille qui fut offerte en 1576 au duc François d'Alençon.

(Arch. (^her, E 1120. — Mss. Gougnon, 204 et 206. — Notes Girard : Reg. sft. p- 93. contrat de mariage de Pierre Fouyneau et de Catherine Johannet, du 2H juillet i^x^, min. Jehan Pauvre, Arch. Cher, E 2624. — Boyer, La Mon., 102. — Barre, Graveurs générau.x et particuliers, <4mniiaire Soc. fr. A'i/mis., 1867, p. 167. — Rondot, Les Médailleurs, 16; et 203. — Mazeroile, Le.t MéJ.iilleur.1. CL.WI. — D. .Mater, McJ.iillcs, 256, 287, 2S9.)

Augier (Jacques II I.

Jacques Augier. 11' du nom, que 1 on appelle quelquelois le Jeune, fut orfèvre comme son père, auquel il succéda le 28 lévrier 1581 dans son office de tailleur. Il était encore en (onctions en 1 598. Il avait épousé Julienne Bouchier. le 10 juillet 1375'.

(Notes Girard : Reg. 56. p. 2. min. Jean Pauvre, Arch. Cher. E 2599. — Rondot. Les .yfàd.iillcurs. 240. — .Mazeroile, Les MédaiUeiirs, t. I, p. xc.)

Augier (Jacques 111).

Jacques Augier. 111'' du nom. orlévre à Bourges, petit-fils de Jacques I" et fils de Jacques 11, était frère de Pierre Augier. à la maîtrise duquel, il semble avoir été associé, car en 1578 on les désigne sous cette forme très caractéristique ; «Pierre Augier M' particulier, Jacques Augier son commis ». Il ne serait pas impossible non plus qu'il ait été son successeur, mais on n'en a aucune preuve. On le voit ensuite mentionné comme maître particulier en 1 587. 1 588, 158g et 1591. sans savoir à quelle époque il cessa sa maîtrise. II avait épousé Guillemette Bonnet, veuve de Pierre Billon, marchand tanneur.

(Mss. Gougnon. 206 et 207. — Notes Girard : Reg. 71. p. 15;, vente du 22 septembre 1588 par Cristophe deCrecy, S"' de Beury et demoiselle Françoise Crochet, de la métairie de la Gorgetterie, .iliis le Bas-Bey, à Jacques Augier, M' particulier de la .Monnaie de Bourges, min. Jehan Michel, Arch. Cher, E 378 : Reg 71, p. 161. contrat de mariage du 15 février 1 591, entre Abel Nimerv-, orfèvre à Bourges, et Clémence Billon. fille de feu Pierre \'ivant,

I . C'est par erreur que dans les Médai'llcx, Méi eaux. Jetons, Matrices sigillographiqttes et autres du Berry, p. 257, on a donné pour femme à Jacques II. Guillemette Bonnet, qui fut mariée à Jacques 111.

marchand tanneur, et de Guillemette Bonnet, alors femme de Jacques Augier, M' particulier de la Monnaie de Bourges, même min., Ibid.^ E 3790.)

Augier (Pierre).

Pierre Augier, frère de Jacques III. fut d'abord orfèvre comme tous les membres de sa famille. Plus tard, en 1577, sans que l'on sache la date précise de sa nomination, on le trouve M' particulier de la Monnaie, qualité en laquelle, le 30 mars de la même année, il assista à V Inventaire des Meubles et Lktaiiciles est.ius en la MaiscDi de la Monnaie de Boiiroes. Il résigna ses fonctions le 16 juin iS79- ^^ avait épousé Claude Rimbault, le 19 janvier 1574-

Après sa sortie de la .Monnaie, Pierre Augier reprit sans doute l'e.Yercice de sa profession d'orfèvre, et on peut se demander si ce n'est pas lui qui fut condamné à mort au commencement du mois de juillet 1592, pour avoir volé, brisé et londu les reliquaires de l'Eglise Saint-Pierre-le-.Marché : l'identité de nom et de profession, la concordance d'époque, semblent démontrer qu'il s'agit bien de l'ancien maître de la Monnaie.

(Mss. Gougnon, 206. — Notes Girard ; Reg. 73, p. 28, contratde mariage du 19 janvier 1^71 entre Pierre Augier, orfèvre, et Claude Rimbault, min. jehnn Milet, .\rch. Cher, 3820. — Jongleux, .\rchives de la ville de Bourges, t. 1, 70. — .\dricn lilanchct. Inventaire du .Mobilier de l'Atelier de Bourges au X\'« siècle. Revue niim.. 1900, p. 258. — .Mazerolle, Les Médailleiirs, t. I, p. I.XXXIX — \'. Pièces justificatives, n" VI. »

Augier Robert .

Robert .\ugicr, orfèvre à Bourges, fut commis à diverses reprises à la .Monnaie, mais la diversité des expressions employées à son égard ne permet pas d'affirmer que ses fonctions aient été toujours les mêmes. Ainsi en 1690 il est qualifie de ciiiteiir et de blanchisseur, le 27 octobre il est eoiuiuis de blanchiiiicu/ , en 1699 au bLuichinient e! iiiacliine et enfin annii's ju buieaii du hlaiichiiucnt .

(.\rch Ciiei". B 24^^. — Ms^. Gougnun. 209.)

Bachellier (Julien i.

Il avait été ajusteur de la .Monnaie, comme le constate une liste du

4 octobre 1718, qui après son nom ajoute ces mots : « N'y est plus. » (Arch. Cher, B j \\(.) )

Bailly (Jacques .

Jacques Bailly, avocat et procureur au présidial de Bourges, acquit en 1721 l'olfice de Jean Chigot, procureur du Roi près le siège de la .Monnaie et son conseiller. 11 obtint ses lettres de provision le 29 décembre 1721 et fut installé le 13 février .«uivant, malgré l'opposition de Loiseau, contrôleur du Roi, qui, commis pour exercer à titre provisoire pendant la vacance les fonctions de procureur, avait sans doute des visées personnelles. Un libelle diiïamatoire, dont Loiseau était l'auteur, donna lieu à un procès entre le procureur définitivement nommé et l'intérimaire.

Bailly resta en charge jusqu'au mois de décembre 1742, époque où il mourut et lut remplacé par Guyard.

{IbU., i44j. 2446-24^0 et 245 5-)

Balichon (Jean).

Essayeur de la .Monnaie depuis une époque indéterminée, antérieure toutelois à 1716, Balichon mourut en 1723 et fut remplacé provisoirement par Edouard .Morel et définitivement par G.-J. Boyer.

[IbiJ.. 2499.)

Baranton (Jean-François).

Nommé le 2 juillet 1785 greffier en chef de la Monnaie de Bourges, il fut reçu le 18 du même mois. Il resta en fonctions jusqu'à la Révolution.

[IbiJ.. 24^6. — .\lmanach des Monnaies pour 1784.)

Baret de Ferrand (Pierre-François).

Baret. sieur de Ferrand. écuyer, est mentionné, comme étant directeur de la .Monnaie et conseiller du Roi, à partir de 171 1 et jusqu'au commencement de l'année 1723, époque à laquelle il résigna ses fonctions en faveur de Roger de Sery.

Il se pourrait que cette détermination ait été provoquée par les en-

nuis qu'il avait eu a subir au cours de l'année 1722, à l'occasion d'un vol commis à l'Hôtel de la. Monnaie, dans la nuit du 26 au 27 novembre 1721. Sur une dénonciation émanant de Pierre Boyer, serrurier de la .Monnaie, Baret de Ferrand, Duman, commis à la Recette de Bourges, et Lançon, conseiller au Parlement de .Metz, arrêtés sur l'ordre des jugesgardes, furent l'objet d'une information criminelle. Le procès, qui semble n'avoir reposé sur rien de sérieux, n'était qu'un des exemples trop fréquents des discordes qui régnaient alors dans le sein des compagnies judiciaires; il eut pour eflet d'interrompre entièrement le fonctionnement de la Monnaie, aussi s'émut-on à Paris et le Conseil du Roi, évoquant l'affaire, la renvoya devant l'Intendant de la Généralité de Bourges, commis à cet effet. .Michel Barberie. marquis de (vourtille, alors intendant à Bourges, prononça l'annulation des procédures, ordonna la mise en liberté de Baret et des autres inculpés, en les réintégrant dans leurs charges respectives (arrêt du 2'-, mars 1722), et, le lendemain 26 mars, il prescrivit la levée des scellés qui depuis trois semaines empêchaient la marche de la .Monnaie. (thid., 2446. 244Set 2449.)

Bastard (fjiennel.

142^. nicinnayeur.

( Mss. ( ioiiunon. 197.)

Bastard i.Macè).

142S, miinnayeur. 11 fut prud hommme et gouverneur de Bourges en 14;^- J<--an de Berry avait en hSi un maître d'hôtel de ce nom, qui était également maître des l'^aux et Forêts du Berry, que l'on pourrait peut-être identifier avec le monnayeur, lequel tout au moins semble avoir appartenu à la même lamilie.

(Ms^i. CinuLiniin. 107. — La rhaum.. liv. III, ch. .X.XIX. — Toulgoel- 'l'réanna. Nobiliaire du Ben'y. Mcm. Anliq. dit (Centre. .\X, 315.)

Elude rd.

janvier i''oî- liaudard était attaché a la .Monnaie, sans prolession

(Arch. Cher, Mi^vl

Baudon Antoine i.

171S, lyji. 17JJ, ajusteur.

HhiJ.. 244Xct -'419)

Baugy (Antoine de).

.\ntoine de Baugy, sieur de Xozay, appartenait a la Monnaie en 1566, qualité ignorée.

(.Mss. Gougnon, 20^.)

Baurin (Pierre).

Pierre Baurin. « commi.s pour taire le contrôle du travail, dépense » et change de la .Monnaie de Bourges, en remplacement du sieur » Pinoy, et faire le change au lieu et place du commis de la Régie de » cette monnaie", lut revu le 18 juillet 1691. En lôç-i on le mentionne de nouveau, mais cette fois en l'appelant tout simplement CoJitrôleur.

(Arch. Cher, B 2445.)

Beaumont (Bertrand de).

Il septembre 1498, monnayeur du Serment de l'Empire. (Mss. Gougnon, 201. 1

Beaumont Jean de\ 1425, monnayeur et garde. Un personnage du même nom figure en 1398, comme chambellan de Jean de Berry, et en 1401, sur le compte de l'argenterie de ce prince : rien ne s'oppose à ce que ce sol* le même.

{IhiJ., 197. — Toulgoet Tréanna, Les comptes de l'Hôtel du Duc Berry, Màm. Anl,\]. Centre. X\'II, 77.)

Bedeau (Alexandre).

1579, maître de la Monnaie.

(Boyer, L.t Mon.. 102. - Notes Girard : Reg. 12, p. 109. Arch. Cher, C 957.)

Belle Pierre).

Ajusteur et harrier, il fut après son décès, remplacé en 1770, par Souplet fils.

(Arch. Cher, B 24^3.)

Benoist (Pierre).

ISIS, tailleur de la Monnaie. (Hxmcl.n. Lcx Médaillcurf!, 177.)

Berchon.

lîerchon fut nommé, le g décembre 1770, ajusteur et barrier, en remplacement de Simon llerbelot et lut reçu le ig mai 1771. (Arch. Cher. B .^s?-)

Bernon (Simon).

Maître particulier de la Monnaie de Bourges, du 8 avril 14^4 au 4 juin I h^S. avec Guillaume du Breuil et Guillaume de Sauzay pour tenir les comptes.

(Saulcy, Alcl. innncl.. 11.)

Bernot (Jacques-François .

1750, écuyer, général provincial des Monnaies de France, subdélégué à la Charité.

(Notes (lirard : Reg. 3^, p. s >■ acte du 2 j fé\ rier 17^0. min. Léclopé, Arch. Cher, E s6S2.)

Bertrand ((Jlaude-Nicolas).

Bertrand fut en 17^0 nommé directeur, trésorier particulier de la .Monnaie de liourges et conseiller du Poi. 11 remplaçait Saillard, et l'inventaire, qui devait être fait lors de sa prise de possession, fut dressé le 30 mai 1730. Ses fonction^ prirent lin en 1772. lors de la suppression de la .Monnaie. Son oiHce avait été estimé, le ig novembre 1771, sur ses propres indications, a la somme de 24.000 livres.

(Arch. Cher. B 2446, 244.S-245i>, 2455 et 24^5.)

Besson (Honoré).

.Marguerite de l'rance, fille de François I", duchesse de Berry, fit nommer Honoré Besson maître particulier de la Monnaie de Bourges. La date de cette nomination n'est pas connue, mais elle doit avoir précédé de bien peu la lettre que la princesse écrivait, le 21 janvier 1 557, aux maire et échevins de Bourges, pour leur dire son contentement de voir ainsi ses désirs satisfaits. Dans cette lettre elle parle de la longueur du voyage que Besson aura à faire, sans donner d'explications plus précises. Comme atelier monétaire particulièrement éloigné de Bourges, il y avait celui de Crémieu dans le Dauphiné, où il y eut de 1 5 16 à 1 520 un maître appelé Pierre Besson et en 1 5 1 s un tailleur nommé Antoine Besson : Honoré Besson n'appartiendrait-il pas à cette famille de monnayeurs dauphinois. -

(.\rch. municip. de F^ourges, BB 6. loi . 47 et 4N, mcmorial des actes de l'ilùtel dcN'illede 1554 à i i6a : \'. Pièces justificatives, n» l\'. — Sau\cy, Hisl. niiiu. du ifgne Je hy.tnçois h', p. 2. 14 et 16.)

Beuf ijeanl.

1425, monnayeur.

(.Mss. Gougnon, ig;.)

Beuille (Jean 1").

Il y avait en 1 4 50 un Jean Beuille ou Bueille, qui était attaché à la .Monnaie de Bourges. Les Beuille. Bueille ou Beugle étaient, à la fin du Moyen Age, une des familles notables de la ville, alliée aux Pelorde, aux Bouer, aux Chevrier. Les deux premières comptèrent également plusieurs de leurs membres dans le personnel des .Monnaies royales : deux d'entre eux, qui portèrent le nom de Jean et François Beuille, furent maîtres généraux des .Monnaies; le dernier testa le 22 août 1458, en faveur de l'Eglise Saint-Pierre-le-.Marché de Bourges.

On trouve en 1462 un Jean Beuille, seigneur pour partie d'Asnières-lès-Bourges, qui parait être le même que celui dont il est question dans cet article, et qui fut gouverneur de Bourges en 1439 et 1442. Il portait d'argent au chevron de sable, accompagné de trois

perroquets de sinnple, membres et becqués de gueules, 2, /, 2U chef de même, chargés de Irais béliers passants et accornés du premier.

(IbiJ.. 199. — La Thcium., liv. 111, ch. X.Wl, XXX et XXXII. — Riffé, Essais généalogiques.... Tuilier, Mciu. Aiiliq. Centre, IV, 502. — Maussahré, Généalogies. Che\ rier. Ibid., W , 204. — Bubot de Kersers, Stalisliqiie iiiouiiiiieiilale. Il, 3';o.)

Beuille (Jean II).

149N, le Jean Beuille de cette époque, avec un intervalle de 48 années, ne saurait être le même que le précédent. (Mss. Gougnon, 202.)

Billaud (.Marin .

i69<S, serrurier de la -Monnaie.

(.\rch.Cher.B 244:;.)

Blet (Raoul de .

Maître particulier dela.Monnaie, du 26 août 1.(27 ^'^ '4 rn'i' M-^- On trouve en 140^ unRaoulin de lîlet, seigneur de .Mazières, qui pourrait bien être le même personnage. Les fiefs du Grand-Mazières, de Jussy Champagne, de Quincampoix. de Larroy, etc.. ont appartenu à la maison de Blet, connue depuis le XIP siècle, qui les posséda au.x XIV et XV° siècles et armait à /rois gerbes de blé.

(Saulcy. .\/el. luoiiet.. 11. — .Vrch. Cher. D 374. — Kersers. Slalistiqiie luoiiiiineiil.ile. 11. 3,3. — Brimi.int. Les seigneuries de Jussy-Champagne et de Quinqucmpoix. .Ment .\nliq. (Jeiilre. Xl\', Ni. N3, N4. et 126.)

Boileau i.Xntoine).

154s, 1 54y et 1551, Antoine Boileau, ouvrier.

(.Vrch. (Jhcr. L 1120, fol 6s, acte du 19 mars 1 S49, min. G. Arnoul.x. y. Pièces justiticatives, n" 11. — /A;./.. 2401. lV)l. Ni, In\. som., 1\'. 230. — Mss. Gougnon, 204.

Boileau (Jean).

iS49et isîi, Jean lîoileau. ouvrier.

(.'Vrch. Cher. V. i]2o. fol. 6s. — Mss. Gougnon, 204 )

Boissat.

Indiqué en 165 j comme ancii-ii ..um icr. (Arch. Cher. E244H.)

Bon (Jean .

.Maître particulier de la .Monnaie. Bon eut en cette qualité, avec Pierre de liauterive qui tenait les comptes, un procès dans lequel il fut soutenu par Jean du X'illage. Ce dernier posséda lui-même la maîtrise en 1^42 et i^i^, ce qui permet de placer celle de Bon au commencement du XV' siècle.

(Mss. Gougnon, 196. — Constans. Tuili- Je /.? Com Jes .VoiiMnvf.';. S. Cramoisy, 16,8, p. ijH.)

Bongars (Philibert).

Philibert Bongars est indiqué comme tailleur de la Monnaie en 1507, I5i8et 1519- Son contrat de mariage, daté du 22 janvier 1506, avec Fulgente Saignerye, veuve de Jehan Battereau, de son vivant conseiller et avocat du Roi. lui donne les titres d'apothicaire et de garde de la Monnaie du Roi. Sa femme lui avait apporté la somme de ^00 l.t. en 7 lasses, une es<riiièic, 2 sallièies d'argent et en espèces.

(Saulcy, Atel. moncl., 12. — Rondot. Les MéJatlleurs, 179. — Notes Girard : Rcg. î 3. p. 19. min. G. Chaumeau, .\rch. Cher, E 1717 et 1719.

Bonnet (Philippe).

1579, lieutenant des barbiers à Bourges et médecin de l'Hôtel de la Monnaie, appartenait à la catégorie des officiers qui ne travaillent pas-

(Boyer. La Mon., 1902.)

Boucault (Pierre).

On trouve Pierre Boucault, comme graveur de la .Monnaie, de 171.4 jusqu'en 1745, sans que l'on sache exactement quand il entra en charge ni quand il cessa ses fonctions. Il était logé dans les dépendances de l'Hôtel de la .Monnaie et y avait son atelier pour graver les carrés, mais les locaux qui lui étaient assignés, étaient dans un

état de ruine, qui mettait en péril son existence et celle des siens. Aussi, sur sa demande, les juges-gardes l'autorisèrent-ils, le 3 janvier 1727, à résider au dehors.

(Arch. Cher, B 2448-2450 et 2433. — Barré, Graveurs, p. [67. — Rondot, Les Médailleurs, 331. — Girardot, Les Artistes de Bourges, 80.)

Boucheron (Edme-Antoine).

Août 176S, il est reçu huissier audiencier de la .Monnaie. (Arch. Cher, B 2453.)

Bouer Collette).

Collette Bouer appartenait à la Monnaie en 1498, en même temps que son frère Guillaume- Elle était fille de Jean Bouer, vicomte de Villeneuve-sur-Rampenay, dont il sera parlé plus loin, et de Macée Rogier. seconde femme de ce dernier ; elle-même avait épousé Arnoul Belin, sieur de Varennes.

I,a famille liouer était une des plus anciennes et des plus notables de la bourgeoisie de Bourges ; elle était alliée au.x Bueille, aux Esterlin, aux La Loë, aux L'Hôpital, aux Le Roy. aux Pelorde, etc., qui tous, eurent plusieurs des leurs attachés à la Monnaie : on connaît sept Bouer qui étaient dans la même situation. Cette maison blasonnait de .s;'«o/i/c', an sautoir d'ar^reiit. charî^c de cinq /leurs de lys d'azur, cantonne de quatre têtes de houe d'or, aliàs de taureau.

(Mss. Gouynon, 202. — La Thaum., li\. XII, ch. Cil.)

Bouer (< Tuillaume).

En 1498, Cuiliaume Bouer, vicomte de Villeneuve, sieur de Coquebrelande, fut reçu monnoyer : le 16 mars 1513, il était encore monnayer, mais en 1S40, il est qualifié de prévost des mnnnoyers. Il avait donc suivi toute la filière de la profession de monnayeur, ce qui permet de supposer qu'il en exerçait réellement les' fonctions, et cependant, fils de Jean Bouer, vicomte de Villeneuve-sur-Rampenay, il avait Lp(nisé Marie de L'Hôpital, fille de Jean, et par son origine et cette alliance, appartenait aux lamilles les plus importantes de la cité.

ETUDES SUR I v v >M l-^MATIQUE DU BERRY

(Mss. Gougnon, ?02 et j.i,- — \oies Girard : Reg. |6. p. 71. \'i,iinius de l'acte du 16 mars 1513, min. Michel Bonnet, Arch. Cher, l{ lî7^ V. Pièces justificatives, n" III. — La Thaum., ihici.)

Bouer (Jacques).

Faisait partie du personnel de la .Monnaie en 1 (94 et 1.19S, et fut prévôt des Monnayeurs en 1513.

(Mss. Gougnon, joi et2i>-' — Nntc^ ("iir.ira môme \'niimus.)

Bouer (Jean).

Jean Bouer, fils de .Macé Bouer, lut le père de Guillaume et de Collette; il était vicomte de N'illeneuve-sur-Rampena}-, sieur de Mangou. 11 fit partie de la .Monnaie en 1^50, fut échevin en i 17.1 et mourut en 1481 .

(.Vlss. Gciut;non. 191). — La I huum.. ihiJ.\

Bouer le jeune (Jcani.

Jean Bouer appelé le Jeune, pour le distinguer de celui qui précède, est mentionné en 1513, 1540, 1542 et 1 5.^7, et qualifié de wa//)t' monnayer. Sa femme s'appelait Kspérance Babyneau, ce qui ne permet pas de l'identifier avec Jean Bouer, vicomte de \'illeneuve, sieur de Rousselant, élu en Berry, qui avait épousé Gabrielle de la Croix. Jean Bouer fut en procès avec Jean Cosson, à raison de certains exceps, que le premier reprochait à l'autre, différend qui se termina par un accord, le 2 septembre 15^2.

(Arch. Cher, E 2395, fol. 65. — Mss. Gougnon, 199 et 203. — Notes Girard: Reg. 41, p. 90, arrentement consenti le 23 août 1547, par Jean Bouer, maître monnoyer à Bourges, et Espérance Babyneau, sa femme, Arch. Cher, E 2454. — ViJimus de l'acte du 16 mars 15 13. — La Thaum., ibid. — RifTé, Essais généalogiques sur les anciennes familles du Berry, famille de Bengy, Mém. Anliq. Centre, V, 117.)

Bouer (Louis).

Louis Bouer. sieur de Pignou, mentionné en 1566 comme étant de la Monnaie, sans aucune indication sur son emploi, est désigné dès 1578, puis en 1587, 1589 et 1604, comme prévôt des monnayeurs.

(Arch. Cher, E 1457. procès entre les corps et communauté de la Monnaie et messieurs les maire et échevins de Bourges, î mai 1604, min. Etienne Bidault. — Mss. Gougnon, 205 à 207. — Boyer, La Mon., 102.)

Bouer Macé).

Macé Bouer était monnayeur à Bourges en 1425 et 1450. Son identification avec Macé Bouer, vicomte de Villeneuve, sieur du Bouchet, de Pignou, etc., l'un des prud'hommes gouverneurs de Bourges en 1430, ne paraît pas douteuse.

(Mss. Gougnon, 197 et 199. — La Thaum., liv. III, ch. XXX.)

Bouer Phton).

141 5, Phton Bouer, monnayeur et garde de la Monnaie, que l'on pourrait peut-être identifier avec Philippe Bouer, vicomte de Villeneuve, qui vivait en 1414 et 1421 et eut pour femme Jeanne de Croces.

(Mss. Gougnon, 197. — La 'l'haum., liv. .XII, ch. Cil. § \'L)

Bourdon.

1425, monnayeur.

(Mss. Gougnon, 197.)

Bourgeois (Jean).

Jean Bourgeois, contrôleur des poids, balanciers et mesures de la ville de Bourges, fut, sur sa demande, reçu ajusteur de la Monnaie, le 10 novembre 1749.

(Arch. Cher., B 2448 et 24S3.)

Bourgeois (Pierre).

1462, contre-garde de la Monnaie.

(.Mss. Gougnon, 198.)

Bourguignon.

Etait huissier de la Monnaie le ji juillet 1724. [Arch. Cher, B 2449.)

ETUDES SUR LA NUMISM \ TluUE DL" BEf(kY

Boyer (Claude).

Claude Boyer, sieur de N'eaulce, conseiller du Roi et garde de la Monnaie dès 1750, en conserva la charge jusqu'en 1772. Lors de la suppression de l'atelier de Bourges, son office évalué d'abord à 6.000 livres, fut réduit à ^. 000 livres. En 178^1! est dénommé jugegarde honoraire.

(.\rch Cher, B 2392, 24^0, 24^ 1, 2153, 24?;. et 24^6 )

Boyer (Gabriel-Jean I.

Boyer remplaça Jean Balichon comme essayeur de la .Monnaie : ses lettres de provision sont datées du 2.4 juillet 1725 et son installation orticielle eut lieu le 7 novembre suivant, mais il eut beaucoup de peine à entrer en possession de la chainhic aux essjt's, qu'Edouard .Morel, commis à titre provisoire comme intérimaire, refusait de lui remettre.

Hugues Saillard, directeur de la .Monnaie, lui adressa le 14 janvier 1726 une sévère remontrance à cause de certaines brassées préparées par lui, et qui, envoyées ensuite à Paris et à Poitiers, poury être vérifiée^, avaient été reconnues au-dessous du remède de loi\ ce qui, dit la remontrance, était imputable à rincjf>jcité de l'éssaveui.

Gabriel Boyer mourut le 9 décembre 17^^ et lut remplacé par Louis Pinon.

(//•/'./., 2446-2449 et 24s 1-2453.)

Boyer (Jeanl.

Juge-garde depuis 1777. en remplacement de Claude Boyer, jusqu'à la Révolution.

(Almanach des Monnaies pour 1784., Boyer Pierre).

Serrurier de la .Monnaie de Bourges, Pierre Boyer est mentionné comme ayant exercé ces fonctions de 1711 à 1729.

Une convention intervenue le 13 février i-jlà, entre Pierre Boucault, graveur de la Monnaie et lui, le chargea de la confection des carrés nécessaires pour la réformation des espèces d'or et d'argent.

iA D. MATER

11 eut un rôle fâcheux dans une affaire dont il a déjà été question, la dénonciation qu'il porta contre son directeur Baret de Ferrand et autres, à l'occasion d'un vol commis à la Monnaie en 172 1. Peu de temps après, sans que l'on sache pour quel motif, il fut arrêté à son tour, mis pendant trois mois au secret, dans l'Hôtel même de la Monnaie, sous la garde de neuf cavaliers du régiment de La Roche- Aymon, avec défense de se livrer à aucun travail. Cette consigne eut pour effet d'empêcher le fonctionnement de la Monnaie; aussi, sur l'ordre deM.de Segonsac, général de la Cour des Monnaies de Paris, Pierre Dagoret juge-garde, Loiseau contrôleur contre-garde, Boucault graveur, Delobel monnayeur, et Baudon, se rendirent à la Monnaie pour voir le prisonnier et lui enjoindre de faire les carrés dont l'atelier avait besoin, mais les militaires chargés de sa garde ne leur permirent pas de lui parler et ils durent se contenter de dresser, le 6 juin 1722, un procès-verbal constatant le résultat infructueux de leur démarche. Pierre Boyer, qui expiait peut-être ainsi sa conduite envers son directeur, fut mis en liberté peu de temps après.

(Ihid., 2448-2450.)

Boyleau ou Boileau (Antoine).

1545-1551, ouvrier.

[Ibid., E 2401, Inv. som. Arch. Cher, IV, 230. — Mss. Gougnon, 204.)

Boyleau (Jean I").

1425, ouvrier; tous les membres de cette famille appartenaient au Serment de l'Empire.

(Mss. Gougncm, 197)

Boyleau (Jean 11].

Il septembre 1498, ouvrier.

[Ibid., 201.)

Boyleau (Jean 111).

II septembre 1498, monnayeur.

Boyleau (Jean IV).

15^9-1551, était de la .Monnaie. san> indication de profession. (Ihid.. 204.)

Boyleau ( Pierre 1").

1 1 septembre 1498, f^ierre lioyleau, ouvrier, était lils de Jean 1". IhiJ.. 201.)

Boyleau (Pierre II .

II septembre 149^^. Pierre lîoyieau, monnoyeur, frère du précédent.

[IbU.. joi.)

Boyleau lUrsin .

II septembre 1-198. ouvrier.

{IhiJ.. 201.)

Brassier.

1690. fonctions ignorées.

(Arch. Cher. B 2445.)

Breuil (Guillaume du).

Guillaume du Breuil fut maître particulier du 5 février 1435 au 1" janvier 1454. Il tint ensuite les comptes de la .Monnaie pour Simon Bernon. avec Guillaume de Sauzay, du 8 avril 1454 au 4 juin 1435. (Saulcy, Atel. monét., 11.)

Brisoul (Nicolas).

Nicolas ou Colin Brisoul ou Brisoult, fut maître particulier de la Monnaie à diverses reprises, d'abord le 31 juillet 1438, pour une durée indéterminée, puis du 5 décembre 1 446 au 29 janvier 1461, c'est-à-dire pendantprès de quinze années.

Appelé à Paris comme général maître des Monnaies et installé le 30 mars 1461, il eut en même temps à rendre compte de l'ouvrage d'or et d'argent fait par lui du mois d'octobre i4S7 au mois de jan-

vier 1461. Cette reddition paraît avoir été laborieuse, car Brisoul s'en occupait encore le 7 mai 1462. 11 semble qu'il soit dans la suite revenu à Bourges pour y reprendre ses anciennes fonctions, car il est indiqué comme étant encore maître particulier, d'avril 1465 au même mois de l'année 1466.

(IhiJ., 11. I J et 119. — Mss. Gougnon. 198 à 199.)

Bruère (François).

François Bruère, sieur des Quatre- Vents, procureur du Roi en l'Election de Bourges, devint juge-garde au siège de la Monnaie, à une date que l'on ne connaît pas, mais certainement antérieure au mois d'octobre 1711. Le 2 juillet 174^ il céda son office à Guillaume Luneau : il était alors âgé d'environ 75 ans. (Arch. Cher, B 2446, 2448-24^0, 2452 et 2453.)

Bruère (Jacques).

Jacques Bruère, père de François, d'abord procureur du Roi en l'Election de Bourges, fut en 1665, nommé procureur du roi au siège de la Monnaie et installé le 1 1 avril; devenu juge-garde en 1690, il fut reçu le S juillet.

{IhiJ.. 2 11^-2449 et 2452. — Mss. Gougnon, 209.)

Bruneau (Jean-Baptiste).

4 octobre i7ifS, « Mousleur ».

(.\rch. Cher, B 2449.)

Bruneton.

Proposé par Noël, prévôt des ajusteurs, en remplacement de Reuillard, il fut reçu le 30 septembre 1752. {Ihui., 24 > s.)

Buisson (Guillaume).

1589, Guillaume Bui:.3:)n, fils de Jean Buisson, qui suit, fut reçu

a celte cpi'.iiu.' l'M-ii nie l'ccuilciiy. (Mss. owiioiioii, 207.)

Buisson ijean).

Jean lîuisson subit en i^^i l'épreuve nécessaire pour être reçu. 11 était encore ouvrier de la .Monnaie en 1579- Ibid-, 204 et 206. — Boyer, /-j A/o>i., 102.)

Buisson Rogier ou Rouger\ 147.). sans profession indiquée; i.|8 j, monnayeur du Serment de l-rance.

(IbiJ., 200 et 201.)

Buisson (Ursin).

Le 14 novembre 1502, il est ouvrier de la .Monnaie, et en i s 50 est qualifié d'orlèvre.

{IhiJ., 202 et 20}.)

Busson Jean de).

Jean do Busson, sieur de la P.reuille. conseiller du Roi, était en 1690 son commissaire à la .Monnaie de Bourges. 11 portait cVc sahle, au lion d'ar^cnl. jrmc, Ijmf^a.-^sé et couronne d'or.

(\rch. Cher, B 244-^ et 2449. — La Thaum..liv. III. ch. CLVI.)

Buville illemery).

I4î;o, sans profession indiquée. Il y eut en 1439, 1465 et i466un prud'homme de la ville nommé Hemery Beuille, de la même famille que Jean Beuille ; peut-être y aurait-il ici une erreur de lecture et faudrait-il lire Hemery Beuille et l'identifier avec le magistrat municipal dont il vient d'être question.

(Mss. Gougnon, iqq. — La Thaum., liv. III. ch. XXX. XXXV et .X.XXVI.)

Buxy Simon del.

1425, 1450, prévôt des monnayeurs.

(Mss. Gougnon. 197 et 199. — C'"= de Toulgoet-Tréanna, Les comptes de l'Hôtel de Jean de Berry, Méin. Anli^. Centre, XVII, — Le même, Nobiliaire du Bcrry, généalogie de la maison Le Roy, ibiJ., X.X, 310.)

3^ D. .WAIER

Byonnier André de).

1425, ouvrier.

(Mss. Goiignon, 197.)

Carrojan (Denis).

K|So. attaché à la Monnaie, sans indication de profession. (Ibni.. .99.)

Chailloux (Jean).

Dès I ss6, Jean (Jhailloux était maître armurier et monnayeur de la Monnaie. Le 18 avril 1665, il fut commis, par arrêt de la Gourdes Monnaies, en qualité de changeur pour toute l'étendue du ressort de la Monnaie, en vertu de la procuration de Denis (îuénizeau, (ermier général des Monnaies de I^Vance.

En 1685. la partie du bâtiment de l'Hôtel, où se trouvaient son matériel et ses ustensiles, s'écroula; en 1689, il était encore en charge.

Chailloux grava en 1667 deux coins pour la draperie.

(Arch. Cher, 13 244s, 244X, 24-^2, E 2192, fol. 139. — D. Mater, Médailles, 272.)

Chantier (Charles).

1726, 17(0 et 1744, londeur.

(.\rcli. Cher, B 24^0; K 14^+.)

Chantier (l'icrre) .

I 72(y, ou\ rier.

Chanuat Jean''.

14^1. Chanuat appartenait à la .Monnaie, mais aucune profession n'est iilcnti(.)nnée.

Mss C iLi;; nDn, 201 . )

ETUDES SUR l.A NUMISMATIQUE DU BERRY ^Q

Charité (Henri).

Nommé huissier audiencier près le siège de la .Monnaie et reçu le 29 mai 1736, il céda son office à Toussaint-Xicolas Gourru, en

.■\rch. Cher, B 2450 et 245 5.)

Charnan (Louis).

Louis Charnan, sieur de Préneuf, commissaire ordinaire de l'Artillerie de France, receveur de la Xavigation des rivières en Berry, était aussi juge-garde de la Monnaie de Bourges. On le trouve mentionné comme exerçant ces dernières fonctions en 1601, 1605, i6i6, 1619 et 1622, sans savoir quand il cessa d'en jouir. 11 était mort en 1627, ainsi qu'il résulte du testament de son fils, nommé l^ouis comme lui. daté du 1'' mars 1627.

{IhiJ., E 1178, 118;;, 1347, r434 et i4>>. — Notes Girard : Reg. 50, p. 143, leslament du !""■ mars 1627, min. Kiienne Minereau, Arch. Cher, E3826.)

Charon (Pierre).

142$, monnayeur.

(Mss. Goufjnon. 197.)

Chartier iGuillaume de).

157S, ouvrier.

(Boyer, La Mon., 102.)

Chaumet ((>laude).

Fermier de la .Monnaie, le 16 juillet 1653. (Arch. Cher, B 24,2.)

Chauvigné (François).

Nommé, en remplacement de Pierre Imbert, huissier près le siège de la .Monnaie, par lettres de provision du 28 août 1773, Chauvigné fut reçu le 9 septembre suivant. 11 était encore en exercice en

{[bi'J., 2445. — Almanach de la Monnaie pour 1785.) Chenu (Jean).

142=;, monnayeur qui se rattachait probablement à la famille de ce nom, qui brilla dan? le barreau et dans la magistrature de Bourges. (Mss. Gougnon. 197. — La i'haum.. liv. I, ch. LX.W et liv. Xll, ch. XXIX.)

Chichereau de la Croix.

Chichereau de la Croix fut reçu le 1" juillet 1694 comme contrôleur général de la Monnaie, et fut remplacé, en 1695, par A. de la Perrière. Plus ordinairement il prenait le titre de contrôleur contregarde.

(Arch. Cher, B 2445-.

Chigot (Jean).

Procureur du roi par commission, il est mentionné en cette qualité, de 171 1 à 172 1 .

(!hui.. 244(^ cl 2449.)

Chigot (F^ierre).

Pierre Chigot. greffier en la prévôté, fut commis en qualité de greffier de la Monnaie par les juges-gardes; il parait en avoir exercé les fonction^ depuis 168^ jusqu'en 171^, époque où il lut remplacé par i'aul Sagordet. 11 armait d'.rroenl j un i^ri/fon de sahlc.

(//'/./-. JW-,. 2 |4'i. 244N. J44() Li J4S^). — Armoriai général de France. Généralité c\: li lurgcs. Mciii . Aii/iq. Ccnhc. Xll. 16N.)

Chozo (Perrinet).

I (Se. appartenait à la Monnaie, sans indication de profession.

(.Mss. ( I Ul;;ii.m, Kjcj. )

Claveau (Jean .

Jean (.^la\cau, argentier du chanceliei". clerc des officiers de .M"" la diichc--e de I:>erry et de Savoje, lut noir.mé garde de la .Monnaie pai les maire et échevins de Bourges, en remplacement de

Jean Lebas. qui était mort; présenté à l'agrément du roi Charles l.\, il fut confirmé en sa charge par lettres patentes du S septembre 1566. La famille du nouveau garde, qui a donné un échevin à la cité en 1658 et lôsç, portait Je sahlc au chevron d'or, accumf'Ji;nL' de /rois soucis éf^jinciiis Je iiiênie, li'ffés et J'eiiillcs Je sinnple.

(Arch. Cher, E 2225, fol. ggct 101. — Riffé, Essais généalogiques, famille de Bengy, Mém. Anliq. Centre, V, 118 et 293.)

Cœur (Jacques).

Jacques Cœur, Cuer, ou Queur. le célèbre argentier de Charles VII, fut maître particulier de la iMonnaie de Bourges du 12 juillet 1^28 au i^ octobre 1-129. En 1435 il tint les comptes avec Guillaume Lallemant pendant la maîtrise de Pierre Jobert, son ancien facteur. 11 portait J'jziir Ji Li Jjce J'or c/tar^'àe de /rois coquilles de sable accompagnées Je trois cieurs Je i;ueules, 2, i.

(Sauicy, .1/1/. inoiiét.. 11. — Mss. Gougnon, 198.)

Coquatrix (Pierre).

1425, monnayeur.

(.Mss. Gougnon, 197.)

Corthoys (.Michel).

1541, 1545, <i asseyeur en lad. monnoye ».

(Notes Girard : Reg. 41, p. 77 cl s., ■; avril 1Ï43. niin. .\denel d Orléans. Arch. Cher, E 2457, et Pièces justificatives, n" 1.)

Cosson (Charles).

Charles Cosson, sieur de Lassay, avocat en parlement, fut conseiller du Roi et juge-garde de la Monnaie. On ignore les dates précises de sa nomination et de sa retraite, on constate seulement sa présence de 1665 à 1699. A la Monnaie, il se tenait dans le bureau de la Délivrance. 11 armait J'azur à trois cosses de febrres J'or.

Arch. Cher, B 2445, 2448 et 2452. — .Mss. Gougnon, 209. — .Vrmorial générai . . ., Gcnéralité de Bourges, Méin. Antiq. Centre, XII, 59.)

Cosson (Jean I") .

II septembre 1498, monnayeur.

(Mss. Gougnon, 201.)

Cosson (Jean II) .

1542, 1S46, monnayeur du Serment de l'Empire. 11 était fils de Pierre 1" (Josson et eut avec Jean Bouer un procès qu'une transaction terminale 2 septembre iS-]^-

(Arch. Cher, E 2395, fol. 65; 2402, Ni, et 24 s 4, min. Adenet d'Orléans. — Mss. Gougnon, 201 et 202.)

Cosson Pierre 1").

II septembre 1498, prévôt des ouvriers. (Mss. Gougnon, 201.)

Cosson le jeune (Pierre 11 .

II septembre 149^, ouvrier, fils du précédent. [Ibid.)

Cosson Pierre 11!) .

II septembre 149S, ouvrier du Serment de IT^mpire, demeurant à \'ornay.

Cosson (Pierre 1\') .

I S41 , 1 549. ouvrier.

{.\rch. Cher, E 2 39=;, fol. 6ï: 2396, fol 2 19, In v. so m., IV, 226; 1 120, fol. 6S, actes touchant le faict de la Monnaie de Bourges du 19 mai IS49. min. G. Arnoulx. Pièces justif., n" II. — Mss. Gougnon, 201 et 202.)

Couldre Guillaume de).

Contre-garde en 1578 et 1579.

iMss. Gougnon, 206. — Boyer, La Mon., 102.)

Coupade ((Guillaume).

.Mars 1761, monnayeur et ajusteur. (Arch. Cher, B 24s 3.)

ETUDES SUR LA NUMISMATIQUE UV BERKY

Courtabitasse (Claude)i8 avril 1716, ouvrier de la Monnaie; .\ octobre 1718, fondeur. {IbLi., 2449.

Cousin lAlexandrei.

i" décembre 1695. réception comme premier huissier de la Monnaie.

Crestin Jean .

4 octobre 1718, ajusteur.

(IhiJ., 2449-1

Cristo ( Jeaii-liaptiste).

Cristo acheta, le jH juillet 1745, de Dagoret des N'allées, l'office de juge-garde et conseiller du Roi ; il obtint ses lettres de provision le 17 juin 1746 et fut reçu au siège de la .Monnaie, après prestation de serment, le 14 septembre suivant.

{IhLi.. 24^3 et 2455.)

Crochet (Jacques).

1547 (avant), monnayeur.

(Arch. Cher, E 2401, fol. 230, et 2402. fol. ><! .)

Crochet (Jean).

8 novembre 1502, monnayeur; 16 mars 15 13, monnayeur et greffier de la .Monnaie. Il était probablement le père du précédent. [Ihid., Vùiiiiuis du 16 mars 1513. — Mss. Gougnon, 202.)

Crosses (Guillaume de).

1588, 1589, monnayeur.

(Mss. Gougnon. 207.)

Crosses (Jean .

En 1551, Jean Crosses appartenait à la .Monnaie, sans que l'on

sache à quel titre. Jean Crosses et Pierre Crosses, qui suit, ne seraientils pas de la même famille que Guillaume de Crosses, dont il a été question, et par suite leur nom ne devrait-il pas subir une légère rectification }

(IhU., 204.)

Crosses ( Pierre'.

1551. profession inconnue.

[Ib:d.)

Dagoret des Graviers Louis).

Conseiller du Roi et son procureur au siège de la Monnaie, Dagoret des Graviers remplit ces fonctions depuis 1756 jusqu'à la Révolution, car il figure dans l'.lc/f d'assemblée du 25 février 1789 pour l'élection des députés.

Les Dagoret portaient de . . . , a la fasce de . . . , accoinpa'^née de cinq besans ou /aurfeaiix de. . . , /rois en chef et deux en pointe.

(Arch. Cher, B 24^3 et 24^6. — Riffé, Essais généalogiques, famille Ilodeau. Mcin. Anli.j. (^enhc. \'\\\. 30Î et 317. — Almanach de la Monnaie pour lyNq. )

Dagoret des Vallées ( Jean-BaptisteV

Jean-Haptiste Dagoret. sieur des \'allées. tut nommé conseiller du Roi, juge-garde de la Monnaie, en remplacement de son père Pierre Dagoret. 11 obtint ses lettres de provision avec dispense d'âge, le u^ mai 1710 et tut installé le 3 août suivant, à charge de se faire graduer. Il vendit son olfice à Cristo en 174s-

(Arch. Cher. B 2443 et 24s 3.)

Dagoret des Robinières (l-'ierre).

IMerre Dagoret. sieur des Robinières, avocat en parlement, conseiller du Roi. lieutenant civil et criminel en l'élection de Bourges, figure comme juge-garde au siège de la .Monnaie de 171 1 à 1740. 11 mourut

à cette dernière date et fut remplacé par son fils Dagoret des

Vallées.

(IbiJ., 2446-2450.)

Danjou (Jean).

1418-1420, tailleur de la .Monnaie.

(Saulcy, Ateliers mon.. 11. — .*\rch. nat., Z'" 848-850.)

Danjou (Jean .

Jean Danjou, écuyer, sieur de .Moison et des Gazons, fut grelHer de la .Monnaie en 1665, conseiller du Koi, secrétaire de Alonsieur frère du Roi, secrétaire en chef de l'Hôtel de Ville, puis juge-garde en i68j 11 avait été échevin en 1663 et mourut le 30 octobre 1695 • i' armait cV or à la tête de More de sable au tortil d'ar^tent en abîme, accompai^né de trois dards d'argent posés en cœur de pointe.

(Arch. Cher, B 2452. — La Thaum.. liv. III. ch. C.\L\I. — .\lphonse de la Guère, Mém. d'Etienne Gassot, Mim. .[iili.j. (^cnlie. IX, 212.)

Delobel.

Le 22 novembre 1766, il y avait un Delobel, greffier de la .Monnaie, et, le 14 mars 1781, un secrétaire des juges-gardes du même nom; on peut donc croire, en raison de la proximité des dates, qu'il s'agit d'un seul et même personnage.

(Arch. Cher, B 245 j et 2455.)

Delobel Irançois).

23 avril 1691, il est reçu comme monnayeur. {Ibid.. 2445.)

Delobel Jean-Baptiste).

Jean-Baptiste Delobel, que l'on trouve à la Monnaie de 1697 à 1739, fut successivement qualifié de monnayeur, d'ajusteur et monnayeur, de commis au monnaj^age, de monnayeur et prévôt des ajusteurs, enfin, dans une donation qu'il fît, avec sa femme Catherine Duranton,

^6 t>- MATER

le 2 avril 1703, il est appelé, par une erreur manifeste, maistre de la Moiuijic. Il -mourut en 1759.

(//i/i., 2445, 2447-2450. — Notes Girard : Reg. 5, p. 33, donation du 2 a\ril 1703, min. Aignan Chenard. Aich. Cher, fonds de !a fabrique Saint- Pierre-le-Marché, liasse Donation, fondations.)

Delobel (Pierre-l'Vançois).

A la mort de Jean-Baptiste Delobel, son fils Pierre-François présenta requête aux juges-gardes pour obtenir de remplacer son père :

(I Messieurs les juges-gardes de la Monnoye de Bourges, disait- )i il, supplie humblement Pierre-François Delobelle, fils de Jean Delo- » belle, ancien prévôt des monnoyeurs de laMonnoye de Bourges, disant )) qu'étant fils de monnoyeurs d'estoc et de ligne, il espère que vous )) voudrez bien lui permettre de continuer les fonctions qu'exerçait feu )) son père en cette monnoye, pourquoi il a recours à votre autorité.

)) Ce considéré, messieurs, il vous plaise recevoir le suppliant » monnoyeur en cette monnoye de Bourges, aux fonctions, privilèges 1) et exemptions attribués aux dittes places et aux offres faittes de faire » l'année d'aprentissage, en tel cas requis et accoutumé, et de prêter » serment de bien et fidellement saquitter desdittes fonctions de )) monnoyeur en lad. monnoye et vous ferez bien. »

Pierre Delobel fut reçu monnayeur, le 4 janvier 1740; vingt années après, en 1761, il devint prévôt des monnayeurs et resta en fonctions jusqu'à la suppression de l'atelier.

(Arch. Cher. B 2450 et 2453.)

Doucet.

26 septembre 1690, il fut nommé contre-garde et reçu le 20 décembre suivant.

(Mss. Gougnon, 209.)

Drouet Antoine .

Février 1653, commis aux Jonctions de maître particulier. (Arch. Cher, B2452.}

Dufour (Jacques.

1774, Jacques Dufour, praticien à Bourges, est nommé premier huissier audiencier près le siège de la .Monnaie, par lettres patentes du comte d'Artois.

(IbLl. 24S5.)

Duhui ou Duy (Pierre).

Pierre Duhui est mentionné en i 150, et Pierre Duy en 1.17.4, sans aucune indication de profession; ne serait-ce pas la même personne .-

(Mss. Gou^'non, 199 et 201.)

Dumolin.

II septembre 1498, secrétaire ou greffier de la .Monnaie. (Ihni., 201.

Durand (Jean).

iS^i. garde de la .Monnaie.

(Arch. Cher, E 2394, fol. 180.)

Duret (Charles).

1594, tailleur de la Monnaie.

(Rondoi, Les MeJjilleuis. 291. Ne serait-ce pas une lecture fautive pour Claude Duru, qui suit?)

Duru (Claude).

Claude Duru, orfèvre juré à Bourges, était originaire de Chàlonssur-Marne. II tut reçu essayeur de la Monnaie de Bourges en 1589, à la mort de Richard Audigier et resta en fonctions, tout en continuant à exercer sa profession d'orfèvre, jusqu'au 9 mars 1625, date à laquelle « son vieil aage et caducité » obligèrent les maire et échevins de Bourges à le remplacer par Louis Rogent.

11 se maria deu.x lois : d'abord, le 24 novembre 1577, avec Catherine de Volue, veuve de Jehan Ligier, orfèvre, puis, la seconde fois, avec Dauphine Bonnereau, le 2 juin 1580. Dans un acte de 1593, on le qualifie par erreur de « maistre de la Monnaie ».

(Notes Girard ; Reg. 74, p. ^'j, contrat de mariage de Claude Duru, orfèvre juré à Pxiurges, lils de Jehan, orfèvre à Châlon-en-Champagne, et de lluguette Lainson. avec Catherine de Volue. veuve de Jehan Ligier, vivant orfèvre à Bourges, le 24 novembre 1577, Arch. Cher, fc" 4194. min. de Pierre Pellet; Reg. 61, p. 4, contrat de mariage de Claude Duru... avec Dauphine Bonnereau, fille de René et de Jehanne Bonnemain, le 2 juin 1 vSo, Ilnd., E 3270, min. Louis I léliot ; Reg. 81 , p. 166, Claude Duru, (( maistre de la JVlonnaie de Bourges... », 7 mai 1593, Ibui., E 3186, min. Estienne Guillot; Reg. 49, p. i';3, Claude Duru, orfèvre et essayeur des Monnaies de France à Bourges, 27 novembre 160S, Ibid.,E 1982, min. Jean Couturier. — Nomination de Louis Rongent, essayeur de la Monnaie, le 9 mars 1625, et ratification du roi du 9 avril suivant, Arch. municipales, Reg. délibérations et autres actes de 1619 a 1Ô26, BB, fol. 4i9et s. \'. Pièces justificatives, n" VII. — Mss. Gougnon, 207.)

Esmau (Nicolas).

1540, monnayeur et tailleur.

(Mss. Gougnon, 203.)

Espinasse (Jean de 1).

1652, 1656, conseiller du Roi et son procureur près le siège de la Monnaie. Il semble que l'on peut identifier Jean de l'Espinasse avec un magistrat du même nom, sieur de Clanay, qui était premier avocat du Roi au bailliage et siège présidial de Bourges, et lut échevin de la ville en 1645 et 1646. 11 portait ylict' d'aigen/ et de gueules de six pièces.

(Arch. Cher, E 2458. — La Thaum., liv. III, ch. CXXXV.)

Estevart Colas).

En 14S0, Colas Estevart était procureur de la .Monnaie, ce qui, à cette époque, équivalait à la charge de secrétaire ou de greffier. Il y avait une ancienne lamille, possessionnée au.x en\ irons de N'ierzon, à laquelle on pourrait peut-être la rattacher, l^lle portait biirelé d'or et de ijueides.

ÉTUDES SUR LA NU.MISMA TIQIE DC HKKHY qy

(Mss. Gougnon. 199. — La Thaum., Xll, .li. (;\ III — 'l'oulgoét- Tréanna, Les Recherches. . ., .1/tm. Anti.j. Centre. NXI\', 1 i ;

Estevart i("iiles).

1425, ouvrier.

(Mss. Gougnon, 197.

Esterlin (Jehanne Jaupitrc, veuve de Jehan). I^a veuve Esterlin, ainsi nommée sur une liste non datée d'ouvriers et de monnayeurs de la .Monnaie, peut être identifiée avec Jeanne Jaupitre. fille d'Etienne Jaupitre, écuyer, sieur de Poiriou et de \'augibault, échevin de Bourges en i s 19 et en is-'o. l-]lle épousa en premières noces Jean Esterlin, sieur du Pavillon de Pigny; devenue veuve, elle se fit sans doute recevoir à la .Monnaie pour conserver les droits de ses enfants, mais dés avant 1578, elle s'était remariée à Etienne Girard, sieur de Poincy, et ce doit être avant cette époque qu'elle figure comme veuve sur une liste de monnayeurs. Les familles Esterlin et Jaupitre armaient, la première d'azur, à un oiseau vulgairement appelé eslrellot, d'or, élevé sur une lerrasse en plaine de sinople, au chef cousu de lî^ueules, chargé de Irois étoiles d'or; la seconde d azur au co.j hardy, membre hecjué, crété et couronné d'or, élevé sur une terrasse de sinople.

(fhid.. 207. — La Thaum., liv. 111, ch. LX.XIV ci liv. Xll, ch. XL\'l.)

Estrelin (Antoine).

1587, sans qualité ; 1589, monnayeur .

(.Mss. Gougnon, 206 ei 207.)

Estrelin (Hugues).

1549, monnayeur. Il fut échevin en 1 536 et 1537. (Arch. Cher, E 1120, fol. 6». — La Thaum., liv. III, ch. XLVI.)

Estrelin (Jean).

1579, 1587, 1589 et 160^, monnayeur ou sans indication de profession; il était bourgeois de Bourges et seigneur de Pigny,

(Mss. Gougnon, 206 et 207. — Arch. Cher, E 14^7, min. Etienne Bidault. — Bover, La Mon., 102.)

Fauvette ((juillaume).

1425, ouvrier.

(Mss. Gougnon, 197.)

Fayette Gilbert Motier de laj.

Gilbert de la Fayette, maréchal de France, loua moyennant I 20 livres tournois l'Hôtel de la Monnaie de Bourges ; ce fait se passait de 1420 à 1422. 11 portait à une bande à la buidure Je vair. (Saulcv, Alcl. mon.. 11. — Demay, Coll. Clcr.imbjiult,, 3S35.)

Febvre le jeune (Etienne).

Le 4 octobre 1718, Etienne Febvre était « mousleur ». (Arch. Cher, B 2449.)

Febvre l'ainé Silvain).

Silvain Febvre l'ainé, qui était aussi mouleur, était mort à la date du 4 octobre 17 18.

(Ibid.)

Felorne.

Un vieil auteur, Constans. prétend qu'il y aurait eu à Bourges, un maitre de la .Monnaie du nom de Felorne, qui vivait au milieu du XV' siècle. Cette énonciation inspire des doutes sérieux et on se demande si ce nom de F'elorne ne serait pas tout simplement une altération de celui de Felorde.

(Mss. Gougnon, 196. — Constans, Trailc de la Cour des Monnoyes, 138.)

Felorne le jeune.

I^'elorne le jeune, fil^ du précédent, aurait, suivant le même auteur, tenu les comptes de la Monnaie de Bourges et encouru pour fautes et malversations dans sa gestion, de grandes condamnations à

ÉTUDES SUR LA NUMls.

des peines et à des amendes. Il obtint de Louis XI des lettres d abolition, qui furent entérinées par la Cour des Alonnaies, le 8 avril 1^82.

(Ihi,i.)

Fertoy (Jean).

2q octobre 1691, commis à la .Machine.

(.\rch. Cher. B i.).,^)

Filzdefame (i'ierre l"i.

1425, Pierre Filzdefame l'aine, appartenait a la .Monnaie, sans que l'on sache en quelle qualité. Il fut prud'homme et gouverneur de Bourges en 1431. Il portait J'jzii) j /mis niolet/cs J'jri;t'n/. (.Mss. Gougnon, 197. — La Thaum., liv. III. ch. .\.\l.\.)

Filzdefame le jeune Pierre II .

Ln i.|<S5 Pij;rre l-ilzdelàme le jeune, fut nommé niaitre particulier pour 10 années : le 9 juin i486 il emporta à Bourges les fers à écus qui avaient, comme difTérent à la fin des lettres, une étoile percée ou molette, empruntée à son blason ; le 7 octobre 1488, les écus au soleil eurent comme ditïérent un « point cloz soubz le guy » au-dessous de l'étoile; le 13 janvier 1488, à la lin des lettres on mit une molette et un B entre la molette et la couronne placée au commencement de la légende; le ty octobre 1489, on ordonna de mettre un point ouvert sous le B ; le 17 juillet 1491, on plaça une croi.x double entre la dernière lettre et le B sur les écus et sur les Karolus ; le 15 mars 151 3, l'ilzdefàme le jeune est dit monnayeur.

Pierre Filsdefàme était également chevalier de l'ordre de la Table ronde et il fut échevin de Bourges en 1498, 1524 et 1525.

(Arch. Cher, E IÎ73, ViJimus du 16 mars 1513. V. Pièces justificatives, n» III. — La Thaum, liv. III, ch. L.WII. — Saulcy, Alel. monét.. 12 et 120. — Mss. Gougnon, 197.)

Fleury (Jean).

1483, 1494, ouvrier de la Monnaie.

(Mss. Gougnoni-joo et 201.)

t2 D- MATER

Fleury (Pierre).

En hqS, les 8 et 14 novembre 1502, ouvrier de la Monnaie. (Ibid., 202.)

Foucault (Jacques).

Fils de f^ierre Foucault, Jacques est qualifié en 1690 d'ajusteur, en 1698 de maître balancier et faiseur de creusets, en 1720 d'ajusteur de la Monnaie et vérificateur des poids et mesures pour peser l'or et l'argent, enlin de 17^0 à 17^1, d'ajusteur ordinaire de la Monnaie.

Le 20 mars 1698, il fut l'objet d'une dénonciation pour avoir fondu un lingot d'argent.

(IhiJ., 209. — Arch. Cher, B 2445, 2447 et 2450.)

Foucault (Pierre).

XVII' siècle, ajusteur de la .Monnaie et père du précédent. (Arch. Cher, B 2447, 2448.)

Foucher (Antoine).

24 avril 1656, ouvrier travaillant à la Monnaie. (Arch. Cher, B24U.)

Fournier (Etienne).

Il septembre 1699, maitre monnayeur.

(//'kY., 2445-)

Fradet (Charles I").

Charles 1^'radet, monnayeur en 151 3, pourrait être identifié avec Charles l-Vadet, écuyer, seigneur du Petit-Chappes, frère de Jean et de Pierre, qui était échevin en 1521 et i S22.

La lamille l-'radet, une des plus considérables de Bourges, portait dCr j liais yailhniis ou A" < Je daid Je s.ihle, 2, /.

(.\ri:h. Cher. K, \'iJiiuus du 16 niais i^i3.V. Pièces justificatives, n° III. — La l'haum.. liv. 111. ch. .X.WllI ctLXVi.)

Fradet 'Charles 11).

Il y avait en 1566 un Charles l->adet, prévôt des ouvriers, que la diflérence de date et de profession ne permet pas de confondre avec celui de 1 513.

(Mss. Gougnon, 205. 1

Fradet (Htienne .

11 était garde de la .Monnaie en 1 546 et 1 547. (Arcli. Cher. E 1 1 17. — .Mss. Gougnon, 202.)

Fradet (Guillaume).

Guillaume l-Vadet, garde du scel, est mentionné sur une liste d'officiers de la .Monnaie en 1^25. Ne pourrait-on pas l'identilier avec Guillaume Fradet, sieur de Loye, de Chappes et de Pigny, qui lut gouverneur de la Ville en 1^68 et 1469.

{IHJ.. 197. — Lu Ihaum., liv. 111, ch. X.X.WII et XX.WIII.)

Fradet (Pierre).

Pierre Fradet, fils de Charles, sieur de la \'éherie, du Petit- Chappes et de la Cheze. chevalier de la Table ronde, fut garde de la Monnaie dès 1543 et 15 $6, époque où il était âgé de 35 ans. 11 était encore en fonctions en iss8, 1559, '564 et 1566. date à laquelle il testa

(.\rch. Cher, E 1143, 2225, fol. 236; 2226, fol. 9g; 2396, fol. 219; 2401, fol. Si. — .Mss. Gougnon, 204. — Notes Girard : Reg. 44, p. in, vente, le 16 août 1556, par Pierre Fradet, garde de la .Monnaie, à X'incent de la Croix, élu en Berry, du lieu seigneurial de Chappes, Arch. Cher, E 1 143, min. Gilbert Arnoux : p. 74. le 13 juin 1867, donation, par Pierre Fradet, garde de la Monnaie, et par son frère. Jean Fradet..., d'une rente à Antoine Fradet, sieur de Loye, fôz'tj^., E 1135, mêmes min.; p. 164, le i s ju n 1 5')6, testadient de Pierre Fradet. garde de la .Monnaie, en faveur de Pasquette Perebourg, /bt\i.. E 1 1 î V mêmes min.)

Gallerand (PierreK 1690, 1692, Pierre Gallerand, sieur de Fouchivre, substitut du

-54 D- -'^lATER

procureur général près la Cour des .Monnaie? au siège de la .Monnaie de Bourges, en d'autres termes, procureur du Roi audit siège, fut reçu le -] juillet 1690. 11 était encore en fonctions en 1692. (.\ich. Cher, ]'• J44Î. — Mss. Gougnon, 209.)

Garnier (Claude).

1690, 1691. Claude Garnier, ècuj-er. sieur de Ligaudry, était directeur de la Monnaie de Bourges, lorsque, en cette qualité, au mois de mai de l'année 1690,11 fut chargé par Rousseau, directeurgénéral des Monnaies de I^Vance, de remettre à la susdite .Monnaie deux poinçons de louis et de demi-louis d'or à l'efligie royale.

Le :' Juin de la même année il fut commis pinciirciir i^cncijl et spécial du directeur général des Monnaies de France à la .Monnaie et Change de Bourges et reçu en cette qualité.

A la fin de 1691 il fut remplacé par Adrien de Laujon. avec lequel il assista à l'Inventaire de la .Monnaie, qui eut lieu le 4 janvier 1692 en présence d'Hendré. seigneur de hîeauiieu, inspecteur général des .Monnaies de I^'rance.

(.Arch. Cher, ihiJ. — Mss. Gougnon, ilnd.)

Carreau Pierre).

1690. Pierre Carreau obtint en 1690 des lettres de provision le nommant archer huissier à la .Mnnnaie de Bourges, charge créée par l'édit de i(> \<\

(Arch. <:h.-r. ;/.;,/.)

Gaubin OU Gaubert l-'irmin).

169S. i6()i), lirmin Caubin ou Ciaubert, dit \ ernille, \'arnisse ou .MarmiUe, était lundeur a la .Monnaie et siégea en 1698 et 1699 ,7» Jliircjii de II l'diiJcnc.

(Ihid)

Gr.ul 'riot ll'rançois .

idi/i. (lauUh'iot. ^leur de C.hamgrue, lut commis par le directeur Julc- de la Planche en remplacement de la f^erriére, d'abord le

2 mars r laire le change et le contrôle de la Monnaie, puis

le 2 août suivant pour les essais, et fut reçu en cette double qualité le 22 du même mois.

Gaulmier Jean-Baptiste).

17.19, iT^ô, Gaulmier, qui était notaire royal, fut commis par arrêt de la Cour des .Monnaies du 23 août 17^9 pour suppléer le procureur du Roi, Guyard, en cas de maladie, empêchement ou absence. Il exerçait encore cette magistrature provisoire en 1755.

Le ji janvier 176^, il fut nommé greffier héréditaire de la .Monnaie en remplacement de Sue, mais il n'obtint ses lettres de provision que le 29 octobre 1766 et fut installé le jj novembre suivant.

(Ihid.. 2451. 2453 et 2455.)

Gaulteret (Robert).

1527, du 10 septembre de cette année au mois de décembre suivant, Robert Gaulteret fut commis comme maître particulier par Pierre Ronsact.

(Saulcy, Alel. wonél.. 12.)

Georges Bienaimé).

Bienaimé Georges, qui était monnayeur et essayeur de la .Monnaie en 1494, 1498 et 1 502, peut être identifiéavec un personnage du même nom, sieur des Grand et Petit .Manay, qui fut échevin de Bourges en 15 10.

11 portait f>Jiii de gueules et d'argent au lion de l'un à l'autre, à Varie de six croix pleines alaizées et raccourcies de même.

(Mss. Gougnon, 201 et 202. — La l'haum., liv. III, ch. LIX ; iiv. XII, ch. XLII.

Georges (Ph. Bienaimé).

H était fils de Ph.-Jean Georges et ouvrier du Serment de France. 11 fut reçu le 20 novembre 1483.

(Mss. Gougnon, 200.)

Georges (Colin ou Nicolas\

1450, I |9|. Colin Georges est mentionné en 1-150 comme appartenant à la Monnaie, sans que l'on dise en quelle qualité ; en 1474, on le trouve prévôt des ouvriers, et enfin, en 1494, sous le nom de Nicolas Georges, il fait encore partie du personnel de la Monnaie. Selon toute vraisemblance, il s'agit d'un fils de Jean Georges II. qui (ut échevin de Bourges en 1474, en mèmetemps que Jean Cieorges.son frère.

(Ihui.. 100 et joo. — La Thaum., liv. III, ch. XL, et liv. XII, ch. XLII.)

Georges (François).

Avocat, i'^rançois Gieorges était aussi attaché à la Monnaie de Bourges en 1 566, on ignore en quelle qualité . (Mss. Gougnon, 205.)

Georges Ph.-Jean lil).

11 y avait en 14S5 un ouvrier de la .Monnaie de Bourges, que l'on pourrait identifier avec Jean Georges 111, sieur d'Ormoy, secrétaire du Riiy, chevalier de l'ordre de Notre-Dame de la Table ronde, gouverneur de Bourges en kjÔcS, échevin en 1474. ^' mourut en 1485.

(Mss. GoLii^non. 200. — La l'haum.. Iiv. ill, ch. X.\X\MII cl XL; Iiv. XII. ch XLII.I

Georges (Jean).

On trou\e, au commencement du W'i'' siècle, un Jean Georges, fils de lîienaimé Georges, qui lut reçu à la .Monnaie le i.| novembre I S02 et qu'il est impossible de conlondre ni avec le précédent ni avec le suivant.

(.\lss. (^(lU^lliill. 2112.1

Georges (Jean).

Jean (li^'oryes. sieur de .Mana\-, 1\''' du nom, aurait été, d'après Saulcy, mailre paiticulier de la .Monnaie du 20 février iS |) au 51 décembre iSiS- mais la durée de sa maîtrise parait s'être prolongée davantage, car un le trouve encore en exercice en i s 1''^ iv|7i i S |9 et

ETUDES SUR LA NUMISMAl IQLE DU UERRY 57

1550. A cette dernière date il était âgé de 55 à 56 ans, ce qui démontre bien qu'il n'était pas le Jean Georges qui fut reçu en 1 502, puisqu'il n'aurait eu alors que sept ans. On sait d'ailleurs qu'il ne fut reçu monnayeur et recuiteur de la .Monnaie de Bourges que le 27 mai 1 s.|6 : toutefois dés 1 5 jo il semble qu'il appartenait déjà à la .Monnaie, on ne sait à quel titre, il était du Serment de l'rance.

A son entrée en fonctions, il prit en charge, des mains de Jean Serclerc, brodeur à Bourges, qui en avait le dépôt, les objets et ustensiles de la Monnaie, qui se trouvaient dans la « maison de ladite .Monnaie ».

On eut dans la suite à s'occuper de trouver un logis pour y installer l'officine. I, 'hôtel du maître particulier. Jean Georges, ayant été proposé. Laurent Danneclerc ou .\uclerc et Pierre Lullier, marchands à Bourges, furent designés pour examiner s'il était susceptible d'être affecté à une semblable destination. Jean Georges leur fit, le 16 avril 15^7, sommation d'avoir à remettre le rapport de leurs opérations. Il y eut ensuite en 15.19 ""c enquête que fit à ce sujet la Commission des Monnaies et le logis du maître particulier fut reconnu propre à faire un Hôtel des Monnaies.

Le 8 octobre I s 54, un accord intervenu entre un sieur Jehan Dumoulin et Jehan Georges, naguère maître de la Monnaie, est-il dit, et demoiselle Christine Lymosin, sa femme, fait par suite connaître qu'à cette date il n'était plus maître particulier, mais probablement secrétaire de François de Bourbon, comte de Saint-Pol.

{IbiJ., 202 à 204. — .\rch. Cher, E 11 17, 11 18. 1 120, et 2396, Inv. som., IV, 226. — Saulcy, Alel. monél., i} el 121, tlist. de François I", 2, ij, 33, et 99. — Notes Girard : Reg. 41, p. Ki, reconnaissance du 11 mars 1543, Arch. Cher, E 24^4; Rcg. 43, p- 53, sommation du 16 avril 1547, min. Gilbert Arnoult, Ibid. E 1 1 17 ; Reg. 12, p. 81, accord du 8 octobre 1 554, Ibid. E 1127, fol. 281, min. Robert Arnoulx. — F. .MazeroUe, Les Mcd.iilleurs, I, S56. — ■ Roger Valcntin, Douzains aux croissants inédits de Henri II, Anii. Soc. miiiiism.ih.jKe, l^g:;. p. 23.)

Georges Jehanne).

1502, Jehanne Georges était fille de Bienaymé Georges, sieur des

cS D- MATER

Grand et Petit Manay, essayeur, mentionné précédemment et de .Marie Salet ; elle fut reçue à la Monnaie le S novembre 1502 et figure dans la généalogie de la famille donnée par La Thaumassière. (Mss. Gougnon, 202. — La Thaum., liv. XII, ch. XLIl, §\'.)

Georges ( Pierre-Ursin).

11 est indiqué comme étant monnayeur du Serment de France en i-|9-(. i ]9^ et enfin 1502.

(Mss- Gijugnon. 201 el 202 )

Georges (Ursin).

Il était monnayeur et greffier de la .Monnaie de Bourges : il est mentionné en cette double qualité en 1494, 1498 et 1502. Xe serait-ce pas le même que le précédent.-

(llnJ.. 201 et 202 )

Giraud ou Girault.

1698, faisait partie du personnel de la .Monnaie, sans que l'on sache à quel titre.

(Arch. Cher, 6244^) Girault Jean).

2S février 174^ il était alors ajusteur de la .Monnaie, fonctions qu'il abandonna en 1749; il fut remplacé par Régibier. [Ihi.i.. 2-\^^ cl 24; ^l

Gougnon (Etienne).

Etienne (lougnon, écuyer, sieur des r>lois. des Combes et de Torcy. bourgeois de Bourges, est porté comme monnayeur en 1579 et 1604. On peut l'identifier avec le personnage du même nom qui fut échevin de I>ourges en isM.|, iS95- '594. iS99 et 1600.

Les (îi)Ugnon blasonnaient J'j:in ju f>nisson d'jri^cu/ .if^pclé 'goujon, f^dsc eu /j.scc, jccnmp.i:^)U- de ,■ c/cilcs )\iyo7inantcs J'o) . i , 2. Us étaient originaires d'.Vuvergne et turent attirés en Berry par Jacques (j(eur. Un membre de cette (amille. Jean Gougnon, fut général des .Monnaies en Languedoc en 1464.

(Arch. Cher, K 14^7 - La Thaum., liv. XI, ch. XXII, § VI.— Boyer, La

Mon.. 102.)

Gougnon (Jean).

Jean (îougnon. écuyer, qui tut sieur des (>lui>, llauteville, Augy, Montifault, Douiçay, Villecointe, des Granges, etc., tut pourvu, le 25 février I jHj.par le roi i^ouis \l,cn récompense de ses services, de l'olficc de procureur général en l'élection, monnoyes et gabelles. En 1490, la charge de procureur du Roi au siège de la .Monnaie de Bourges fut créée à son profit. Il était chevalier de la Table ronde.

I \lss. Gougnon. joi. — La Thaum., ihid., § \'.)

Gourru 1 Toussaint-Nicolas .

I luissier fieffé du bureau des finances de Bourges, il acquit d'I lenri (vharitc l'office de premier huissier audiencier de la .Monnaie. Reçu le 27 juillet 1751, il était encore en exercice en 1768.

f.^ich. Cher, B 2 4 ;; 7 et 245V )

Gouttenoire (Benjamin).

Gouttenoire, déjà commissaire des décimes et huissier royal des tailles au comptoir de Bourges, présenta, le 26 février 1731. requête à Dagoret, juge-garde de la .Monnaie, pour être commis huissier à ladite monnaie. Il s'appuyait sur les édits de création des .Monnaies du Royaume qui attribuaient deux huissiers à chaque siège.

{Ibid., 2449.)

Grasset (Jean-Baptiste-Etienne de).

Le i^ novembre 17S2 il obtint ses lettres de provision de l'office de conseiller du Roi, général provincial subsidiaire des .Monnaies pour le département de la Ville et Généralité de Bourges et Nivernois. Reçu le 13 décembre suivant en la Cour des Monnaies de Paris, il fut installé dans ses fonctions, au siège de la Monnaie de Bourges, le 16 janvier 1753. Il était encore en exercice en 1785.

(Ihid., 2455. — .\Imaaach des .Monnaies pour 1785.)

6o D. MATER

Grée (Etienne de la).

Etienne delà Tirée, fils de Thomas qui suit, est qualifié dans ses lettres de réception, datées du 20 avril i s^ 2 et signées Jardin, gretticr, de dirccteii)- [?] cl Je iniiniioycitr en la monnaie de /joiirf^es. Le 21, le prévôt des monnoyeurs certifie sa réception et son travail. Lorsqu'il traneféra sa demeure à l'aris, les olficiers de la Monnaie de Bourges attestèrent qu'il avait bien fait son devoir et il fut reçu à Paris le 16 mai I ^46, comme monnayeur du Serment de France.

(Renseignements donnés par M. Tausserat qui les tenait du vicomte Menjotd'Elbenne.)

Grée (Thomas de la).

Thomas de la Grée, écuyer, fils d'Yves et père du précédent, devait être monnayeur comme son père et son fils, puisque c'est sur sa présentation que ce dernier fut reçu en la .Monnaie. Il était sieur d'Avertissay ou d'Autussay, en laparoissede Aléry-sur-Cher, et avait épousé Jeanne (ieorges, tille de Jean (.reorges II.

(//>/./. ^ La Thaum., liv. XII, chap. XLII, t^ 111.)

Grée (Yves de la).

1 540, monnoyeur.

(.Mss. Gougnon, 203.)

Grelet (Ambroise).

Il est qualifié de contre-garde en i s 4^ et i ^79. En 1 s?''* il est commis garde, sans doute à titre provisoire.

{fhiJ, 204 et 206. — Royer, La Mon . 102.)

Guichard.

r.relHcr de la. Monnaie en 1 77 1 , son office est évalué à i .000 livres. Après la suppression de la .Monnaie, il prit le titre nouveau de Greffier en chef de la Juridiction de la Monnaie. En 1785, il lut remplacé par Baranton.

(Aivh.Chcr, lî j\-,i cl 24SS.)

ÉTUDES SUR l.\ NUMISMATIQUE Dl' BERRY 6l

Guillard.

Ouvrier de la .Monnaie en 1^25, son nom est accompagné de cette curieuse mention « prieur ouvrier », difficile à expliquer, à moins qu'il ne faille lire «premier ouvrier» avec une abréviation.

(Mss. Gougnon, 197.)

Guillard.

Mentionné comme greffier de la -Monnaie en 1770. 1772 et 177^. (.■\rch. Cher. B 2\--.^ cl 24,6.)

Guillard de Crux.

1425, ouvrier.

(.Mss. Gougnon, 197.)

Guimard.

Huissier royal immatriculé au bailliage et siège présidial de Bourges, Guimard fut commis, le S octobre 1729, comme huissier de la Monnaie.

(Arch. Cher, B 2449.)

Guinbal (Jehan).

Jehan Guinbal ou Gymbal. qui auparavant habitait .Montpellier, tut nommé, le i"' lévrier 1542, maître particulier de la .Monnaie de Bourges. L'exécutoire des généraux-maîtres fut délivré le 2 février suivant, et ses lettres vérifiées le 8. Le 15 mai. il reçut l'autorisation de frapper 600 marcs de liards, 300 marcs de doubles et 300 marcs de deniers tournois. Sa situation semblait donc régulière, quand le 6 juin suivant, ordre lui tut donné de cesser tout ouvrage, jusqu'à ce qu'il eût fourni son cautionnement.

Cette interdiction ne s'explique guère, car il existe aux Archives du Cher un acte de cautionnement du 2 juin, qui paraît en bonne et due torme, et dorU voici le texte :

« De son bon gré, est-il dit, et bon volonté, en suyvant les or- )) donnances du roy nostre sire de bailler pleyge et causion pour » raison du faict et charge de la dicte .Monnoye^ à ce jourd'huy pré-

)) sente et baillé pour pleige et causion es présences de maistres » Jehan Durand et .Michel Amat. gardes de ladicte monnoye de » Bourges, noble homme Guillaume Julyard, seigneur de Boys de » Vesvre en la paroisse de Solangy, demeurant audict lieu; lequel » Julyard présent, de son gré et bonne volonté, sans aucune con- » traincte à icelluy (lymbal, maistre susdict, pleigé et causionné, )) pleige et causionné de la somme de quatre mille livres tournois » tant pour seuretté des deniers du Roy, comme des marchans » changeurs et autres personnes qui livront or argent et billon » audict 'lymbal en ladicte monnoye; et à ce c'est ledict Julyard » o!)iigé lui et ses hoirs et a obligé tous et chascuns ses biens )) meubles et immeubles présens et advenir quelsconque. .. » (Inv. som. Arch. (>her. IV, 22c,, E 2594, fol. 180, min. Adenet d'Orléans). Quoi qu'il en soit, le 20 novembre 1S43, les juges-gardes reçurent l'ordre d'exiger de Gimbal la réalisation de son cautionnement, et à défaut, de le faire arrêter. Le 27 suivant, Gimbal était en fuite et la Monnaie mise en chômage, situation qui devait durer tant qu'il n'aurait pas comparu.

(Saulcy, Alcl. monét.. rio et 121. — Rof;er Valentin, Douzains aux croissants, /\nu. Soc. \umismaliquL\ 1895, p. 23. — Notes Girard : Reg'. 41. p. 84, acte du 2 juin 1S42. Arch. Cher, E 2454)

Guinochet (Claude).

4 octobre 1718. ajusteur à la Monnaie.

(Arch. Cher, B 2449.)

Guyard (Pierre).

Guyard, bourgeois de Paris, obtint le 15 juin 174^ des lettres de provision qui le nommaient procureur du Roi au siège de la Monnaie de Bourges, en remplacement deBailly. Il fut installé le 21 décembre suivant. Gaulmier fut chargé de le suppléer en 1749, mais il était encore procureur titulaire en 17S2.

[Ibid., 2449, 24 s 3 et 2455.)

Hastiveau (Raoulîn).

Raoulin ou Rolin Hastiveau tut à la fois monnayeur et tailleur de la .Monnaie de Bourges. Il e.xerça en cette dernière qualité, avec Pierre du Pont comme maître particulier, du 8 janvier 1420 au 15 février suivant, ensuite avec Raoul de Blet, également maître particulier, du 26 août 1427 au 14 mai 1^28, puis avec Jacques Cœur, du 12 juillet 1428 au 14 octobre 1429. enfin en 1462. avec Ursin de Sauzay et Nicolas Brisoul.

(Mss. Gougnoii, iy7 ci \gx. — SauL-y, Alel mntU-l.. 11 - Kondol, Les Médailieurs, 1 4 } • )

Hauterive(l'ierre de).

X\'' siècle com'), Pierre de llauterive tenait les comptes de la Monnaie sous la maîtrise de Jean Bon, avec lequel il fut en procès. (.Mss. Gougnon, 196. — Consians, Traité Je h Cour Jes Monnaies, 140.)

Hazero.

1726, directeur provisoire de la .Monnaie après Barret {?). (.•\rch. Cher, B 2450.)

Herbelot (Simon).

Ajusteur et barrier à la .Monnaie, fut remplacé en 1770 par Berchon.

(Ibid.. 24 s 3.)

Hève I Jacques).

Remplaça le prévôt des monnayeurs en 1 5 5 1 . (.Mss. Gougnon, 204.)

Hoijau (Pierre).

Ajusteur le 4 octobre 17 18.

(.\rch. Cher, B 2449.)

Hôpital (Jean de l'). iMonnayeur du Serment de France et licencié es lois, Jean de

l'Hôpital est mentionné comme appartenant à la Monnaie en 1483 et 1.19 1. ^"c serait-ce pas le même personnage qui tut échevin de Bourges en I 17. |, 147s- M79' M^^' H9-4 ^^ 1495, puis maire en 1478. Il était seigneur de Montifaultet blasonnait J\i:.iir j» cinissant d'argent, au chef d'or charité de /rois tourteaux de sable, surcharifés d étoiles au seeoiid.

iMss. Gougnon, 200 et 201. — La Thaum.. li\. III. ch. XL, XLI, XLII, XLI\^ et L.)

Hubert (Jean), i'^orgeron de la Monnaie, il déforma les carrés le 27 septembre i6g6. (Arch. Cher. B 244s.)

Imbert (Pierre).

Nommé huissier ordinaire à la Monnaie par lettres de provision datées du 7 juin 1748, Imbert fut reçu au mois de septembre suivant. 11 eut François Chauvigné pour successeur en 1773.

(Arch. Cher, B 24^5.)

Ivoy (Vincent d').

Vincent d'ivoy, sieur de la Limaie, fut contrôleur de la Monnaie en 1690 et 1692. On le trouve aussi comme changeur de la Monnaie en 1690. Il mourut en 1692, et sa mort souleva quelques doutes, on prétendait qu'elle était teinte, parce qu'il craignait d'être inquiété à raison de ses fonctions de contrôleur.

Il portait d'or à un cerf passant de gueules.

[Ilud., 244v — Mss.,Gougnon, 209. — Boyer, L.i Mon.. 211. — A. de la Guère, MCmoircs d Etienne GàssoX, Mém. Antiq. Centre, IX, 200 et 221.)

Jambes (Jean des).

Il appartenait à la Monnaie en 14 50 et 147 ^, sans que l'on sache en quelle qualité. Un autre membre de la même famille, nommé Pierre, faisait, vers la même époque, partie de la garde du corps de Charles \'ll.

(Alss. Gou^fnon, 199 et 202. — La 'l'hauni., liv. XI. ch.XL. §\ II.)

ÉTUDES SUR LA NUMISMATIQUE DU nERRV 6s

Jambes (Philibert des .

Indiqué en 1474, d'abord sans qualité, puis en i^Sj. comme étant ouvrier delà Monnaie, il est désigné en 1492, 1494, 1-19S et 1502 comme devenu le prévôt des ouvriers.

(.Mss. Cinus;non, 200, 201 et 202.)

Janoillac (Thomassin de .

Thomassin de Janoillac tut maître particulier de la Monnaie de Bourges à partir du 24 mai i.\20. De Saulcy l'appelle Janillac ou Javillac, mais tout porte à croire que c'est le même personnage qui fut gouserneur de Bourges en 1 1-12, député aux Etats Généraux de 1447, et que La Thaumassière nomme Janoillac. On trouve aussi un Thomas de Janoillac échevin de F^ourges en i \- ] et 1)75. que l'on serait également tente d'identifier avec lui. n'était la dilTérence des dates.

(La Thaum., liv. 111. ch. .\X.\II. \.\.\lli et XL. — Saulcy. Alel. monél., II. — C" de Casteliane, Les gros de 20 deniers t.iurnnjs, dits fjorctles, Aiin. Soc. Ir. Xuiit. 11^94. p. 1.)

Jardin.

1542, gretfier.

(Renseignement donné par M. Tausserat. qui le tenait du vicomte .Menjot d'Elbenne.)

Jehannicot .Mathieu'.

1 5 1 5, garde de la Monnaie.

(Mss. Gougnon, joo.|

Jenson (Nicolas).

Nicolas Jenson, le célèbre imprimeur de \'enise, aurait été, à l'origine, monnayeur à Bourges, à moins que, suivant d'autres renseignements, ce ne soit de la .Monnaie de Paris qu'il ait fait partie'. Envoyé en 14 58 à .Mayence pour y apprendre l'art d'imprimer pour le

i. Pierre Clément, Jacques Ccvui et Charles VU, 225.

répandre dans notre pays, il préféra garder pour lui les connaissances qu'il avait acquises et s'établit à Venise.

(,1/cm. AcaJcinie Insaiptions, t. XIV, p. 237. A l'occasion de la description de deux manuscrits relatifs aux monnaies de France. — Lettre de M. de Girardot du 20 mai 1851 à Chevalier de Saint-Amand.)

Jobert ou Joubert Pierre !")■ l'ierre Jobert. qui était ou avait été un des lacteurs de Jacques C(eur, l'ut maître particulier de la Monnaie de Bourges, du 22 septembre 1435 au iS novembre suivant. 11 avait, dans la circonstance, Jacques Cteur et Guillaume Lallemant pour tenir ses comptes, et c'est à cette époque que furent fabriqués, dans des conditions fort suspectes, les gros et les demi-gros des gens d'armes.

11 y eut en 146S un Pierre Jobert, qui était prud'homme de Bourges et blasonnait d'jziir ju chevron d'arocnt, accniiipjonc de Irois Liiqiiilles d\>i , 2, /, Jii chef de i?iéi!ie, qui. selon toute vraisemblance, était le même personnage.

(Saulcy, Alel. monét.^ 11. — Paul Bordeaux, Le gros et le demi-gros des gens d'armes, .-l;;);. Soc. fr. Xiim., 1896, p. 488. — D. Mater, 24"^ Bul. Num., Mciu.Anliq. CenhcXXX, 314 et s. — La Thaum., liv. 111, ch. XX.XVII.)

Jobert (Pierre 11).

On trouve à la Monnaie de Bourges, à la fin du X\'' siècle et au commencement du X\ 1% un autre Pierre Jobert qu'il est impossible de confondre avec l'ancien lacteur de Jacques Cœur à cause des dates et de la diflérence de qualité ; c'était le fils de ce dernier, et il est mentionné en 1483, 1494 et 1498 comme simple monnayeur ou sans qualité; il était devenu prévôt des monna3'eurs en 1 502.

Sur une liste des officiers de la Monnaie, Pierre Jobert est inscrit avec le titre de grenetier de la ville de Bourges, ce qui permet de l'identifier avec certitude avec celui qui était sieur de Soupize et fut échevin en J483 et 1496, mais avec moins- de vraisemblance, maire de la ville en 1538. 1^42 et 1543. Son blason était le même que précédemment ; peut-être taudrait-il admettre l'existence successive de trois Pierre Jobert.^

ÉTUDES SUR l.A NUMISMATIQUE DU BERRY

(Mss. Gougnon, 200 à 203. — La Thaum.. li\ . 111. ch. XLIV, Ll, LXXV cl LXWIl I

Jubert ((jeorges).

28 février 1743, ajusteur.

(ArchChcr. B 24SI )

Julien ou Juilien (Jacques).

Tiraveur de la .Monnaie en 1761, il fut remplacé en 1786 par son gendre Arault ; il coopéra en 1761 à la confection de médailles de la redevance de Chàteauneuf sur-Cher.

\Ibid., 2453 et 2455. — Rondot, Les Midailletirs, 364. — D. Mater, Histoire de la Médaille due par la ville de Bourges aux marquis de Chàteauneufsur-Cher. Méni. Aiilt^. Centre, XI, 272 et sui\. — Le même, Médailles, méreaux. jetons du Berry, etc. Gazette nunusiuati.]uc /rjnçciise. 1905. 27g et s.)

Julliard ou Julliart (Etienne).

JuUiard, bourgeois de Bourges, fut reçu « par chef d'reuvre » à la Monnaie en 1578, et cependant sur une liste du personnel, datant de l'année suivante, il est porté comme « ollicier qui ne travaille pas ». 11 est encore nommé, sans aucune indication de qualité toutefois, en 1387 et 1589.

(.Mss. Gouf^non, 20^, 207. — Boyer. Lj Mon.. 102.)

Julliart ((îervais).

Procureur au présidial, il figure en 1566 sur une liste du personnel de la .Monnaie, sans que l'on sache à quel titre. (Mss. Gougnon, 205.)

Labat (Guillaume).

Guillaume Labat. sieur du Cotau. était prévôt des monnayeurs le 27 mai 1546.

(Mss. Gougnon, 202. J

Labbe (Jacques).

!7I^S. ijijct I 7^^. ajusteur.

(Arch. Cher, B 2449 et 2451.)

Lallemant (r,uillaume).

riuillaumc Lallemant tint en ij^s avec Jacques Cœur, les comptes de la maîtrise de Pierre Jobert. 11 portait de i^uciiles au chevron d'or jcco)ii/^.ï:^né de tmis rases d'jri;eu/. et tut receveur général en Normandie.

(Saulcv, Alel. moiiel., 1 1 . — La Thaum., liv. .\I1, ch. XLIX.)

Lamoignon ((Claude).

Figure en i ^i)h dans le personnel de la .Monnaie, sans que l'on dise en quelle qualité. 11 est qualifié de bourgeois et de marchand et fut échevin de lîourges en 1S65 et 1S64 : il armait d\v\^en/ a /rois pièces d'hermine de sable.

(Mss. Gouynon, 2ûs. — La Thaum., liv. 111, ch. LXXXIXet XC.)

Lamoignon ((Georges).

11 est porté sur les listes de la Monnaie de 1 566 à 1 589, sans autre indication que celle de bourgeois de Bourges. Sur la liste de 1579,11 est classé dans la catégorie des officiers qui ne travaillent pas, et en 1589 il est qualifié de greffier.

(.Mss. Gouynon, 206 à 207. — Boyer, /^.t Mon., 102.)

Lamoignon (Jean).

Jean Lamoignon, dont on a déjà vu le nom, quand il a été question de sa femme .\nne .Alabat, appartenait lui-même à la .Monnaie nous ne savons à quel titre. Jean Lamoignon. qui était en 151 5 lieutenant général du prévôt, lut en 1 s6o conseiller de la duchesse de Berry en ses grands-jours; il lut en outre échevin en 1521.

(.Mss. Gougnon, 20^ — La Thaum,. III, ch. LXV'i.)

Lamoignon (Marie).

Alarie Lamoignon, fille et petite-fille de monnayeurs, se fit rece-

voir a la .Monnaie en 1 566. Elle avait épousé un avocat nommé Gilbert Bondor, qui lui-même appartenait à une famille de monnayeurs attachés à la .Monnaie de Rouen, bien qu'ils fussent d'origine berruyère et qu'on les trouve nommés souvent dans les actes des notaires de Bourges.

(Mss. Gougnon, 205. — .\..its Cniaid : Rcg.68, p. 69, acte du 9 juin i6oj, min. Pierre Doulcet, Arch. Cher, £2395 ; Reg. 71, p. 62, acte du 12 janvier 1607, min. Louis Levcillô, Ibid., E 3626 ; Reg. 75. p. 1 14, vente du 27 novembre 1586, min. Pierre Rousset, Ibid., E47S6.)

Lamolère Sibirol (Bernard).

3 mai 1723: à cette date I.amolére Sibirol. qui est appelé ancien directeur de la .Monnaie (.-), assiste à l'inventaire dressé pour la prise de possession de Barret de Kerrand, lequel lui aurait succédé (.-). (.\rch. Cher. 82447.)

Lande (Jean de la .

.Maitre particulier en 1559 et 1560.

(Saulcy, Jc.tn le Boit, 40s, 409, 414, 415, 417, 420, 423, 427, 430, 431, 436, 442, 444, 449 et 4i2. — Le même, .l/<."/. inoni-t., 11.)

Laujon (Jean-Adrien de).

11 était avocat au parlement, conseillerdu Roi, lieutenantgcnéral au bailliage de Vierzon, quand il fut nommé directeur de la .Monnaie de Bourges. Ses lettres de provision sont du 27 novembre 1691 et il Tut reçu le 5 janvier 1692: Pierre .Macé le remplaça au mois de décembre 1693.

Laujon armait à //;; pal Je rair, jlco.s'c j dcxtre d'une branche de laurier de sinnple et à sénes/re du roseau de jonc de même.

iArch. Cher, B 2445. — .Armoria! gênerai. Généralité de Bourges, Mém. Antiq. Cenlie. XII. 121.)

Lauras (Jean-Paul de).

Jean-Paul de Lauras de Solage, écuyer, lut commis a la direction

et au change de la Monnaie, pour suppléer Jules de la Planche pendant une absence que ce dernier lit en 1698. 11 fut reçu le 9 juin de la même année.

(Aivh. Cher, B 244s.)

Lauverjat.

(ireltier de la Monnaie en 1665.

Lebas (Jean .

Jean I.cbas fut nommé garde de la Alonnaie en 1S4? et reçu le i'' avril IS4S. il était alors âgé de 47 ans. 11 mourut en i s66 et fut remplacé par Jean Claveau.

(.Mss. Ciûiignon. 204. — Arch. Cher, E 222 >, fol. gg, 2396, fol. 1 3 ^ cl 2401 , fol. 81 ; Inv. soin., i\", p. 88, 226 et 231 .)

Leclerc (Jean).

iS|o, issi- monnayeur.

(Mss. ( jiiiiLîiKin, jos et 204.)

Lécuillé (( iuillaume'.

174 î- i/SS, ajusteur.

(Arch. Cher, 824^1.)

Lefebre ( l.ouis-Pierrc .

Ajusteur des 1700. il tut reçu prévôt des ajusteurs le 28 février i7|i : Il '-uccédait dans cet ollice à b'rançois Noël. (.\reh. Cher, 1'. 24, 1 et 24|().)

Legendre (( iabriel).

Legenche. cht Tiiuranjot, ouvrier de la Alonnaie en i7-:9, fut comme serruiier. commis. le 7 a\i-il 17^2. à l;i détormatiiin des carrés et des plies.

[IHd.. 214.S et 24,0 )

Legrand (Jacques).

Legrand, bourgeois de Paris, était directeur pour /j réforme à la Monnaie de Bouri^'es, de toutes les espèces d'or et d'argent qui lui seraient remises, comme cessionnaire de .Martin .Masselin, directeur général de la réforme des .Monnaies de France. Il fut reçu le 4 juillet 1690, mais e.xerça peu de temps ces fonctions, car dés le 10 juillet de l'année suivante, il est appelé ancien directeur.

(.-\rch. Cher, B 2445. — .Mss. Gougnon, 209.)

Lejeune.

14S5, monnayeur du Serment de l-rance.

(.Mss. Gougnon, 200.)

Leprestre (Colin).

1450, garde de la .Monnaie.

[Ibid.. 199.)

Lérié (Christophe).

16 juillet i68j, sous-commis de Claude Chaumet. fermier de la .Monnaie de Bourges.

(Aich. Cher, B 2445 el 2y^2.\

Loiseau (Jharlesi.

(Charles Loiseau, conseiller du Roi, contrôleur contre-garde de la .Monnaie, obtint les lettres de provision qui le nommaient, le 26 avril 171 I. et fut reçu et installé le 13 juin suivant. 11 exerça ces fonctions jusqu'au mois de mai 1761, époque où il lut remplacé par Jean Rapin. Il était donc resté 50 années au service du Roi. ce qui lui valut des lettres d'honneur, datées du 29 juin 1761.

Commis en 1721 pour faire l'intérim du siège du procureur du roi devenu vacant par la mort de Jean Chigot, il entra en conflit avec Jacques Bailly, lorsque celui-ci fut pourvu de cet office, trahissant ainsi des visées personnelles et la déconvenue qu'il éprouvait de ne pas les voir satistaites.

(IbiJ.. 2446 à 24SO, 24^5 et 245 ï.)

72 n. MATER

Lombart (Colas).

i.)2S. ouvrier.

(Mss. Gougnon, 197.)

Loreau François).

4 octobre 1718, ajusteur.

I Arch. Cher, B 244g.

Loue ou Loë (Nicolas de la).

Nicolas de la Loué est mentionné en 1566 comme appartenant à la .Monnaie, sans indicatiuo de qualité, en 1778 comme greifier, et en 1579, il est porté dans la catégorie des otficiers ne travaillant pas : le rapprochement de ces deux derniers renseignements explique clairement ce qu'il laut sans doute entendre par là.

Il est à croire que Nicolas de la Loue était de la notable maison plus connue sous le nom de la Loé.

(.Mss. Ciouf^Tiûn, 20S el 2o5. — Bover, L.i Mon., 102.)

Louriès (Jacques).

1(170, procureur au bailliage de Berry et siège présidial de Ijourges, greffier de la .Monnaie.

(Aivh. Cher. B 24^2.)

Luneau l'Vançijis .

l'évriei- 171^, maître taillandier a la Monnaie: 4 octobre 1715, ajusteur.

L'jneau 1' iuiliaume).

( iulliauiric l.imeau, né a Neu\y-Saint-Sépulcre, le 5 mars 1700, obtint de l'iançiiis lîruére. le 22 juillet 1 7 | i , la cession de son office de juge-gai'de. conseiller du Roi. Ses lettres de provision sont datées du 2( janxiei 1714. et sa réception eut lieu le 17 février suivant, il était enc >i-e rn Innctiiin le iS janvier i7''i2. L'année d'avant, en 1761, il entra en C'.nlllt avec l'imin. e^>-a\eur de la .Mimnaie.

{IhiJ . 2^,1. 2(i3 et 2)îî.|

ETL'DKS SIR I A NUMISMATiyUb L.L Btkl-

Lury (André de).

1^25 et 1450, prévôt des ouvriers.

(Mss. Gougnon. 197 et 199)

Lury (Jacques de).

1483, ouvrier.

(Ibid., 200.)

Lury (Ravant ou Ravand de).

1474. 1494 et 149S, prévôt des monnayeur'^. {Ihid., 201 ei 202.)

Lyon (Nicolas).

Nicolas l.j'on, alors simple orfèvre, fut commis, en ivi^, par le maître particulier de la .Monnaie de Bourges pour aller à Orléans, dans le Berrj-, le Nivernais et le Bourbonnais, inviter les changeurs, les orfèvres et les marchands, à envoyer à la .Monnaie, en conformité de l'édit du Roi, les métaux précieux qu'ils avaient en leur possession pour les convertir en espèces.

Nommé plus tard, et par provision, maître particulier à Bourges, il était encore en exercice en 1 565, 1566, 1 569 et 1573. Le 1 1 janvier 1 566, il mit en demeure Pierre Fradet, garde de la .Monnaie, d'avoir à pourvoir cette dernière des fers nécessaires au travail. Pierre Fradet se défendit en prétendant que c'était l'affaire de Jacques Augier en sa qualité de tailleur, mais ce dernier, à son tour, contesta que pareille obligation lui (ùt imposée. Le 19 mai '.569, Nicolas Lyon figure dans un contrat de mariage en la double qualité de maître orfèvre et de maître de la .Monnaie. 11 était encore en fonctions au mois de juin 1575, époque de sa mort.

lArch. Cher. E 1196. 2225, fol. 99 et 236. Inv. som. I\', 88: 3942. contrat de mariage d'Antoine Menestier et de Perette Boulard. — Comptes de la fabrique de l'église Saint-Bonnet de Bourges, années 1^72-1574. Communication de M. de Laugardière.)

Macé :Pierre).

Pierre .Macé, écuyer, sieur de Battereau, nommé directeur de la .Monnaie, fut reçu le 50 novembre 1695. Le i" janvier suivant, lors de sa prise de possession, il fut procédé à l'Inventaire de la .Monnaie, en présence d'.Adrien de Laujon, son prédécesseur.

.•\u mois de février 1695, il se ti-ouvaen procès avec Robert Augier, blanchisseur de la Monnaie, et a cette occasion il ne craignit pas de demander aux juges-gardes, qui étaient Charles Cosson et Jacques Hruére. de se déporter, parce que, prétendait-il, ils buv.n'en/ et injii^c.n'ciil ju Ljhjycl, avec son adversaire,

b2n 169C1. l'ierre Macé céda son office à Jules de la Planche. H" mourut au mois de janvier 171.1 et fut enseveli dans la sépulture de sa famille, à l'Hôtel- Dieu de Bourges. Elle y avait été établie par Nicolas .Macé qui fut échevin de Bourges en 1579 et isSo, puis maire en 1610 et 161 I. '2e dernier blasonnait d\i:.iir a deux lions jlJron/cs d'or, .irincs cl ijmpasscs de i^iienles. enlie-suf^por/ants en tiereinr d'aryen/, au eioissan/ nuniLvil de luêine en poinle. 11 y a tout lieu de croire que ce blason appartenait aussi à Pierre .Macé.

(Ihid., B 24)^. - L.i Thauin., Hv. 111, ch. XCVIII, XCIX, et CXVII. — .'Vlphonsc delà Guère, .Mém. d'Eliennc Gassot, sieur de Priou. Mcm. Anhq. Centre. IX. 2N1.)

Maçon (' luillaume).

i5 lo, (millaume .Maçon. .S\t. de Berry : faut-il lire sergent royal ou serrurier de Berry } (.\lss. Goufînon , 203.)

Maçon (Jean).

11 y avait en i=,-|o un Jean .Maçon charp" de la .Monnaie, en I s |S-i 5 |Q- on en trouve un autre qui était ouvrier et en i ^79, un autre encDrc, prév(St des ouvriers, qui tous, schjn toute vraisemblance et malgré une petite différence dan^ l'orthograplie du nom. ce qui était d'ailleurs sans importance à l'époque, ne sont qu'un seul et même personnage pris à diverses phases de son existence.

ilhiJ.. J05. — .\rch. (2her, K 2:\02. fol. >< 1 . — Boyer, L.jMon., io>.)

Malherbe (Jacques).

Le 5 octobre 1690, Jacques Malherbe Uii ei'i!iiin> comme monnayeur de la Monnaie, pour aider son père, Mathieu, à faire le travail et à graver les carrés. Il était encore en exercice en 1696.

(Arch. Cher, 13 244>.i

Malherbe l.Mathieul.

.Mathieu .Malherbe, sieur des Portes, était monnayeur et graveur de la Monnaie en 1690 ; en 1696, il est qualifié d'ancien monnayeur.

Le J2 mai 1691, Jean Gastaing, ingénieur du Roi et entrepreneur général de la réformation des monnaies, lui donna procuration pour (I recuire, blanchir et marquer sur la tranche toutes les anciennes I) espèces d'or et d'argent qui se trouveront à réformer en la dite )) monnoye, ensemble de marquer sur la tranche toutes les espèces )) de monnoycs, fabrications qui se feront en la dite monnoye ». 11 lut reçu le 28 juillet 1691, pour procéder aux travaux dont il vient d être parlé.

En 1691. il intenta, avec son fils Jacques, un procès contre Garnier de Ligaudry, directeur de la Monnaie, à cause de la délivrance de 726 écus, à raison de 302 sols par cent, en sus de ce dont il était redevable et obtint un jugement favorable.

[IhiJ.)

Margot (Pierre).

4 octobre 1718. ajusteur.

(IbiJ., 2449.)

Marot des Bétons.

1419-1420. Marot des Bétons, échevin de Poitiers, afïerma 21 ateliers monétaires du royaume, parmi lesquels se trouvait celui de Bourges. Ce bail devait durer un an après son commencement qui eut lieu le 11 octobre 1419. mais il prit fin dès le 27 mai 1720, c'est-à-dire avant l'époque convenue.

(Saulcy, .4/e/. iiiouél., 11. — Castellane, Gros de 20 deniers tournois dits florettes. Ann. Soc. fr. Xiun., 1894, p. 64.)

Massicard (Pierre).

172Q, maître serrurier, demeurant à la .Monnaie. Le 21 janvier 1750. il (ut poursuivi, avec son compagnon, le sieur Dauphiné, pour avoir insulté le contrôleur contre-garde. ( Arch. Cher, B 24^0 cl 24s i .)

Masson (.-) 1 S7''', tailleur de la Monnaie.

(Kondûi, Les McLTillcins, 23^. L'absence de référence qui caractérise rou\"raj,fc de Rondot, rend tiiutc véritication impossible, mais il semble ditiicilc d'admettre l'cxislcncc en 1^76, d'un tailleur de la Monnaie de ce nom quand on sait que Jacques I" .Vugier posséda ce même office de 1^493 ii8i.)

Masson I^ierre).

Pierre .Masson appartenait à la Monnaie de Bourges dès 1566; en I S7'S et 1S79, on le désigne comme prévôt des ouvriers, mais il mourut peu de temps après, car le 20 avril 1 582, sa femme. Opportune Lelièvre, prend la qualité de u veuve de Pierre Masson, vivant » prévôt des ouvriers de la monnoye de I^ourges, demeurant à Dun- » le-K'oy, tutrice de Jehanne .Masson. sa tille. »

l'ierre .^las^on ou .Maçon, le nom s'écrivait indifleremment de l'une ou l'autre manière, appartenait vraisemblablement à la même famille que 'luillaume et Jean .Maçon.

I-Mss. Goufinon, 20, et 2116. — Bover. l.j Maii , 102. — Notes Girard: Rc^;. 7t>P 71- 2M,i\ril iîN>, mm. Piei-re l'ellel. I^4U;Q.)

Mathieu (Jean).

IS2S. .Mathieu, dit l/» L^cu, changeur, lut nommé maître particulier pour un an et destitué immédiatement pour avoir altéré ses lettres patentes.

(Saulcy. AIl-I. iinmc/.. 12, et l-^uiiçois /■" , 2. lo, 2S et 99.)

Mercier iRolin ou Raoulin). I |2S. Ivantilin .Mercier, marchand et essieu.x de la .Monnaie; I l''i2. kolin .Mercier. essa\eur.

Alercier était mort en i 172, comme il appert d'un acte de vente consenti le-j juillet de ladite année, par Jehanne Godard, veuve de feu Rolin .Mercier. L identification de ce dernier avec l'essayeur de la Monnaie, se trouve confirmée par une adcense du 18 octobre K177. dans laquelle Jehanne Godard prend la qualité de veuve de leu Rolin .Mercier, essieux de la .Monnaie.

(.Mss. Gougnon, 197 et 198. — Notes Girard : Rcg. ij, p. 7.2, vente du 4 juillet 1472, min. Pierre BaujarH !• • >■'-• Kcg. 1 2, p. 36, adcense du 18 octobre 1477, même min., E 1207.1

Mérigot (Guillaume).

Orfèvre à Bourges, Guillaume .NVérigot est indiqué comme étant tailleur de la .Monnaie de i 581 à 1 ySS. Il avait épousé Jeanne Augier. fille de Jacques i'' .\ugier. Il mourut entre le 29 août 161 1, date à laquelle on le voit constituer une rente, et le 17 aoi'it 161 2, époque où Jeanne Augier, salcmme, prend dans une donation, laqualitéde veuve.

(.Vlazerolle, Les McJjillcuis. 2>< février iî8S, I.— Kondot. Les MéJ.iilleurs, 238. — Barre, Graveurs généraux, Anii. Soc. /'r. .Wiim., 1867, p. 167. — Notes Girard : lieg. 69, p. 58, donation du 17 août 1612, min. Pierre Doulcet, E 2404; Reg. 71, p. 76, conslitulion de rente du 20 août 161 i, min. Louis Léveillé, E 3629.)

Métier.

1692, métier dit Bourguignon, ouvrier au balancier. (Arch. Cher, B 2443.!

Mignot.

Octobre 171 1, .Mignot, cocher de la .Monnaie, lut poursuivi pour un vol d'argent commis dans l'Hôtel et condamné par contumace à être pendu.

{IhU.. 2449.)

Migonnet (Guillaume).

Guillaume Migonnet, .Mygonnet, .Migouet ou .Migoit, d'abord qualifié d'ouvrier en 1 51 5. est ensuite appelé prévôt des ouvriers en 1 540,

78 U. MATEK

1 546, 1 549 et 1555. Il était âgé de 56 ans en 1543, ce qui lui donne, par conséquent, 26 ans en 1513-

[Ihid., Vi >57i, -396 i;i -i40i, Vidiimis de 1S13. — Mss. Gougnon. 202 à 204 cl 2û6.)

Migonnet (Pierre).

1578. 1 57Q, ouvrier ; il est appelé Pierre Migonët l'aîné. Mss. Gougnon, 206. — Boyer, La Mon., 102.)

Molin (Berthomier du).

II septembre 149H. prévôt des monnayeurs. affilié au Serment de l'Empire.

(Mss. Gougnon, 201.)

Molin (Guillaume).

1425, ouvrier.

(Ibid., 197.)

Montagu (François).

François iVlontagu. écuyer, sieur delà Brosse, conseiller du Roi, président du grenier à sel de Bourges, échevin de la ville en 165 1 et 1652, est indiqué comme étant garde de la Monnaie en 1656 et i68j. 11 armait à un cerj /i.7i.s.z«/, rainé Jdi , élevé sni' une /errasse de sinople, ou au ccrfd'iir passant sur une terrasse de sinople.

(Arch. Cher, B 24^2. —La Thaum., liv. III, ch. CXXXIX et CXL. — Toulgoet-Tréanna : Les recherches de noblesseen Berry, Mém. Antiq. Centre, \\\\. 1^6.)

Montel (Jean-Baptiste du).

1784, essayeur par commission.

(Ahnanach des Monnaies pour 1784.)

Montolois La veuve de Jacques". i';7y. la veuve de Jacques Montolois ou Montholois était un olHcier de la Monnaie ne travaillant pas. (Boyer, La Mon., 102.)

ETL'DES SUR I.A NUMISMATIQUE DU BEKHY yg

Montolois Jean).

1566, était procureur au présidial et appartenait à la .Monnaie, sans indication de profession.

(Mss. Gougnon, 205.)

Moreau.

1666, 1667, grelKer de la .Monnaie.

(Arch. Cher, B 2.4.18 el 2452.

Moreau (Claude).

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