CHAPITRE XIV
détails de l'héritage dans lequel la bénédiction que Dieu a attachée à la promesse trouvera son accomplissement, et à une certitude encore bien plus ferme de Tinfaillibilité de la promesse elle-même. En un mot, nous avons sous les yeux le croyant agissant dans l'esprit de la vocation céleste , le croyant fidèle, et, d'un autre côté, le croyant mondain.
Abram conserve maintenant sa nouvelle position ; il demeure en Canaan , où il dresse sa tente de pèlerin et bâtit son autel : c'était la marche de l'homme céleste. Lot avait élevé les yeux, poussé par sa volonté propre et par sa convoitise , et il avait aperçu la plaine du Jourdain bien arrosée. Pourquoi n'en jouirait-il pas ? Dieu fait lever les yeux à Abram, et lui montre toute l'étendue de la promesse, et, avec la promesse. Il lui dit de s'y promener xlàns sa longueur et dans sa largeur, pour réaliser, dans son expérience, la connaissance ^e toute l'étendue de la promesse qui lui est faite. Bientôt la scèiïe change : ce qui est lié au monde doit en subir les vicissitudes. L'homme pieux, quoique inconséquent , ne peut être content du mal. Lot souffre (2. Pier. II , 7, 8) de la part de l'iniquité dont il est environné, et subit les ravages de la puissance du monde , dont Abram est vainqueur et dont il ne veut rien recevoir pour s'enrichir ; telles sont, à la fois, la juste disciçUne et les Bdèles voies de Dieu. C'est ce c\\\\ Àoww^ \w\
à la manifestation du Roi sacrificateur, Roi de jus* tice et Roi de paix (type de Christ, Roi millénial du monde), bénissant Abram victorieux, et de la part d'Abram bénissant le Dieu Très-Haut qui avait livré ses ennemis entre ses mains.
Dans ce tableau donc nous est représenté le triomphe final de la famille de la foi sur le prince du monde, triomphe réalisé en esprit par l'Église, dans ses espérances célestes et dans son union avec Christ, et qui sera réalisé littéralement sur la terre par les Juifs , pour lesquels le Christ sera sacrificateur selon le type de Melchisédek. Ce type sera pleinement accompli dans la position qu'ir aura prise de sacrificateur sur son trône, médiateur dans ce même caractère, bénissant l'homme de la part de Dieu, et bénissant Dieu de la part de l'homme ; Dieu lui-même prenant le caractère de possesseur des cieux et de la terre.
Quand Dieu s'est ainsi révélé selon sa bénédiction établie en puissance sur^la terre, par le moyen du Roi-Sacrificateur Melchisédek, il est naturel que la bénédiction actuelle du peuple é|u y trouve place. Aussi , dans le chapitre XV, nous lisons l'instruction précise de l'Éternel à Abram pour ce qui regarde sa postérité terrestre et la terre qu'il lui donne , le tout confirmé par une alliance où Dieu, lumière qui conduit et fournaise qui éprouve , daigne s'obliger à l'accomplissement de ce qu'il a promis. La mort rend la