‹ Études sur la paroleChapitre 14 sur 126 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

a appartenir à Dieu , sur le principe de la promesse et de là confiance en la parole que Dieu avait prononcée :

«Sors de ton pays et d'avec ta parenté, et de la maison de ton père , et viens au pays que Je te montrerai. » C'était là un événement bien solennel; c'était en principe le jugement du monde , quoique selon la grâce envers ceux qui étaient appelés à en sortir.

Au commencement, Abraham tenait encore à sa famille, ou, du moins, il n'a pas rompu avec elle; et bien qu'il quitte sa patrie sur l'appel de Dieu, il reste aussi loin qu'auparavant de la terre de la promesse ; car, lorsqu'il est ^insi appelé , l'homme doit être entièrement à Dieu sur un nouveau principe.

Enfin , il part, comme Dieu le lui avait dit. Nous voyons donc Abram , appelé par la manifestation de la gloire de Dieu (Comp. Act. VII), pour le voyage de la foi. 11 reçoit la promesse, soit d'une postérité nombreuse, soit de la bénédiction de toutes les familles de la terre en lui * .

Il part; il arrive. Il n'y a pas beaucoup d'expériences dans une marche qui est toute de foi ; la

^ Cette dernière promesse ne se répète qu'au chap. XXII , où elle est confirmée; mais en étant appliquée à sa se- "*^e; celle de la terre et d'une nombreuse postérité esl 'Clivent uàreasée à lui et à sa semence.

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puissaoce àe Dk» s'y déploie. Dans rhistoire de Jacob, au contraire, on rems^^que un grand nombre d'expériences, et souvent de très-pénibles. Arrivé en Canaan , Abram n'y possède rien ; car sa vie doit toujours être une vie de foi, et en comparant ce chapitre avec Hébr. XI , nous voyons ce. qui résulte pour les croyants, du fait d'être laissés sur la terre comme étrangers et voyageurs , sans être mis en possession de ce qui leur est promis. Dans l'obéissance de la foi, Abram entre dans la terre promise, et là il n'a pas même où poser te pied; mais par cela même (car Dieu, quoiqu'il puisse éprouver, ne peut laisser la foi sans réponse), le patriarche a devant lui la cité qui a des fondements et la meilleure patrie. Lorsqu'il ne possédait rien encore , l'énergie de la foi par la grâce le place dans une position qui le met for- • cément en rapport avec des choses meilleures et plus élevées. De même, en pratique, îious sommes entrés dans TÉglise ici-bas ; mais il y a la marche de la foi, non pas la possession, et la source céleste de tout est devant nous. A Ur, Abram ne pouvait pas voir la patrie céleste. Dans le pays de la promesse, c'était l'objet naturel de son âme. Selon la grâce, tel est notre cas.

Mais l'Éternel se révèle à lui pour l'admettre dans sa communion, s'entretient avec lui, lui développe comment la promesse sera accomplie , et alors Abram lui rend culte. Le fidèle pèlerin et

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étranger n'a, sur la terre, que sa tente et son autel .

C'est ici la seconde partie de la vie de la foi. La révélation de Dieu , quand nous sommes loin de Lui, nous fait partir dans le chemin de la foi et dirige notre marche vers le ciel ; quand nous jouissons de notre part céleste, Dieu se révèle à nous pour la communion, le culte et une pleine manifestation de ses voies. Le Cananéen est dans le pays, mais TÉternel se révèle , montre l'héritier et l'héritage pour l'époque où le Cananéen sera loin : ainsi Abram adore par la foi , comme cidevant il marchait par la foi. C'est là la complète et double portion de la foi.

Le reste de ce chapitre est l'historique de son Hianque de foi. Pressé par les circonstances , Abram ne consulte pas Dieu ; il se trouve en pré- •sence du monde où il cherche asile et secours, et renie sa vraie relation avec sa femme , précisément comme cela a eu lieu relativement à l'Église. U est chéri du monde que Dieu juge enfin, et d'où 11 le renvoie. Depuis le moment où Abram s'est mis en chemin pour l'Egypte jusqu'à son retour au point de départ, il n'a point eu d'autel élevé à l'Éternel. Quand il eut quitté l'Egypte et qu'il eut repris sa position d'étranger en Canaan , il eut son iutel comtne précédemment. Quel avertissement pour les chrétiens, quant aux relations de l'Église avec Christ ! Quoique le monde puisse parfois venir bd aide à FÉgUse , ces reUlm^ ^^^^ ^^^^^"^

ne peuvent être maintenues dès que nous recherchons cette aide. Rappelons ici une remarque faite ailleurs, que, dans les types, la femme représente la position où Ton se trouve , Thomme, la conduite , soit fidèle , soit infidèle , de ceux qui s'y trouvent.

XIII. Puis nous trouvons dans la conduite d'Abram avec Lot le désintéressement et le renoncement que produit la vraie foi. Il fait contraste avec la conduite de celui qui , tout en étant croyant , n'avait fait que suivre, quant à sa marche, la foi d' autrui. Lot est mis maintenant à l'épreuve par les circonstances qui surgissent, et cela, remarquez-le , dans le moment même où ils venaient ensemble de rompre leurs rapports d'incrédulité avec le monde où ils avaient cherché un refuge extérieur. Lot l'avait fait comme Abram, mais, dans le fond du cœur et dans sa volonté, il aimait les aises de ce monde. Abram était revenu en esprit et franchement à sa part de pèlerin en Canaan, peut-être avec une plus profonde expérience. Lot choisit le monde qui lui paraît beau, non comme TÉgypte , mais pour ses propres aises et comme ce qui lui semblait être Canaan : le monde qui , bientôt après, fut la scène et l'objet de ce qu'il n'apercevait pas au moment même de son choix, savoir : des jugements assurés de Dieu.

Le renoncement d' Abram donne lieu à une connêissance bien plus claire de Vétewdvie et des

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