‹ Études sur la paroleChapitre 2 sur 126 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

A ht seconde édition des Btndes sur le

Pentateaque

La première édition de la première partie des Études sur la Parole étant épuisée , j'ai profité de la publication de cette seconde édition pour revoir rapidement ce que j'ai écrit sur les cinq livres de Moïse. Rien n*est changé du fonds. Je ne doute pas que les aperçus que j'ai publiés ne contiennent la vraie pensée de Dieu dans les passages dont j'ai cherché à çxposer le contenu. On se plaignait de ce que l'explication de la Genèse était trop brève et

qu'elle manquait de développement. J'ai beaucoup ajouté à cette partie ; elle est augmentée à peu près d'une moitié. J'ai voulu imprimer ces remarques supplémentaires à part , pour ceux qui possèdent la première édition. Des circonstances hors de mon pouvoir ont em- . péché , pour le moment , l'accomplissement de mon intention. J'espère les faire imprimer au plus tôt. Au reste, ce ne sont que des développements , et ceux qui ont la première édition possèdent déjà le résumé de tout.

Cher lecteur,

Je viens vous présenter , dans ces pages , le commencement d'un travail qui , je Tespère , pourra vous être utile dans l'étude du précieux Livre de Dieu. Je désire aussi que les aperçus que vous y trouverez , vous faisant entrevoir une partie des richesses contenues dans la Parole, vous engagent à l'étudier avec plus de soin. Je crois être sensible, plus sensible même que vous ne pourriez l'être, aux grandes et nombreuses imperfections qui se trouvent dahs cet écrit. Pour peu qu'on estime la Parole comme elle mérite d'êlre estimée, pour peu qu'on ait senti son caractère divin, tout travail d'homme qui s'y rapporte sera, aux yeux • du croyant, bien pâle, bien pauvre. Je le sens, et je |r tiens à dire quelques mots, pour vous expliquer le but ^ que je me suis proposé en publiant ces réflexions ,

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et vous faire savoir ce qu'il faut attendre en les parcourant.

Il y a quelques années qu'un frère m'a engagé d'entreprendre ce travail , et , jusqu'à présent, j'avais reculé devant cette tâche; plus encore par le sentiment de ma faiblesse pour une telle entreprise, qu'à cause de mes occupations dans l'œuvre du Seigneur , quoique celles-ci soient entrées pour quelque chose dans le retard qui y a été apporté. Le sentiment que le Seigneur est près, me disposait plutôt à me vouer à l'œuvre qu'à entreprendre un travail de cabinet. Les besoins des frères qui sont aussi dans le champ , et, pour la plupart , d'une manière plus utile que moi , m'ont décidé à me mettre à ce travail , sans , je l'espère, sortir de l'humilité qui me convient et à laquelle j'aimerais mieux demeurer iidèle que d'accomplir un travail -quelconque. Plusieurs considérations, cependant , pesaient dans la balance poUr m'empécher de commencer un ouvrage pareil.

Premièrement, Timmense responsabilité qui se rattache , lorsqu'il s'agit de ta Parole de Dieu , à celui qui veut donner une direction à là pensée des chrétiens, et, quelque modestement que ce soit, présenter des idées comme étant l'intention de l'Esprit de Dieu. .Qtielle grave faute que de mal diriger les chers enfants de Dîetf danfe rihtelUgence de ses pensées et de $a volonté , que de dontier comme le but de ses précieuses communications , ce qui né l'est pas !

Une autre considération aussi m'arrêtait ; c'était la crainte qû^on ne supposât trouver , dans ce travail ,

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le contenu de la Parole. Le grave et sérieux mal de tous les commentaires, est qu'ils donnent lieu à cette pensée et qu'ils prêtent ainsi à la paresse du cœur et au manque de spiritualité qui se contentent de quelques explications , lesquelles , pour être bonnes en elles-mêmes, ne donnent que quelques idées suggérées par la Parole et sont infiniment loin de communiquer sa vie , sa force et. ses richesses. Rien de plus nuisible que cette paresse qui aime mieux s'arrêter à ces quelques pensées, que de sonder la Parole divine elle-même, qui se refuse à l'âme qui ne cherche pas auprès du Seigneur, dans la diligence, la spiritualité et le dévouement , l'intelligence que Lui seul peut donner. Le lecteur ne trouvera ici aucune prétention à lui donner le contenu de la Parole. Il trouvera , du inoins, tel a été mon désir et le but de mon travail, Quelques jalons qui l'aideront dans l'étude de la Bible, mais qui ne lui serviront de rien sans cette étude. Je lui aurais rendu un mauvais service , si je l'avais aidé à - ramasser des idées , en le détournant de la Parole vivante et vraie qui nous met en communication avec Dieu lui-même , place nos cœurs sous son regard et notre conscience sous cet œil qui voit tout, qui juge tout; mais qui le voit pour nous guérir et pour nous bénir.

Une autre considération plus personnelle a un peu pesé sur moi : c'est que vraiment la tâche était trèsgrande. L'influence de cette pensée a disparu devant l'espérance d'être utile à mes frères et devant la grande jouissance que ce travail me promettait et que , en

La Genèse.

Cher Frère,

Je me propose de vous donner un court résumé des principaux sujets de chaque livre de la Bible , espérant que cela pourra être de quelque secours aux frères dans Tétude du précieux volume que notre Dieu nous a donné.

Je ne prétends 'pas du tout vous présenter le contenu de chaque livre , mais . seulement ( dans la mesure de connaissance que Dieu m'accorde) une espèce d'index des sujets , les divisions des livres par sujets , et , autant ^que j'en suis capable , le but que s'est proposé TEsprit de Dieu dans chacun d'eux.

La Bible est un tout qui nous présente Dieu sortant de sa plénitude intrinsèque pour manifester tout ce qu'il est, et pour faire entrer avec Lui, dans la jouissance de cette plénitude , ceux qui , ayant été rendus participants de sa nature , sont devenus capables de comprendre et d'aimer ses conseils et Lui-même.

La création a servi de sphère à cette manifestation de Dieu. Mais , comme manifestation , elle aurait été tout à fait imparfaite , quoiqu'elle déclarât sa gloire jusqu'à un certain point.

De plus, le péché élanl entré dans le monde , rétat de la création qui en était résulté , et les effets de la Providence qui réglaient Tordre et les détails de cette création , tendaient , dans la condition où se trouvait Thomme , à lui donner une fausse idée de Dieu. Car, par le fait. que Fhomme rapportait à Dieu cette création et ce gouvernement, il y voyait une puissance qui n'appartenait qu'au Créateur , et , en même temps , Fexistence du mal renversait dans son esprit toutes les idées qu'il pouvait se former de sa puissante bonté,.

Tandis que l'intelligence de l'homme se consumait en vains efforts pour expliquer cet état de choses , les superstitions et la philosophie vinrent mettre le comblera son égarement. D'un côté, les superstitions faussaient encore plus les idées erronées que l'homme s'était faites de Dieu ; et , de l'autre , la philosophie l'amenait à en nier l'existence , par l'effet de l'incertitude où le plongeaient les efforts que faisait son esprit naturel pour se , soustraire à l'empire des superstitions. Ces superstitions n'étaient, en effet, que Satan qui s'était emparé de l'idée de Dieu dans le cœur des hommes , pour la dégrader et fournir sous ce

CHAPITRS I S

Dom UD aliment à leurs convoitises , qu'il consacrait par le nom de dieux qui, en réalité, étaient des démons . Et la philosophie n'était que les efforts inutiles de Fesprit humain pour s'élever à ridée de Dieu , hauteur à laquelle il était incapable d'atteindre , ^t à laquelle , en conséquence; il renonçait en s'en faisant gloire.

La loi même de Dieu, qui revendiquait son autorité, en déclarant la responsabilité de l'homme devant Lui , ne révélait Dieu que dans l'exercice du jugement; elle exigeait que l'homme fût ce qu'il aurait dû être, sans manifester ce que Dieu lui-même était, si ce n'est en justice. Elle ne le révélait nullement comme agissant en grâce , au milieu de. la scène d ignorance et de misère que le péché avait introduite dans l'humanité ; et , à vrai dire , elle ne le pouvait pas , car elle avait pour objet d'exiger de l'homme une certaine ligne de conduite , dont le législateur se constituait juge à la fin de la carrière de celui qui y était soumis. Mais le Fils de Dieu , c'est Dieu lui-même au milieu de toute cette scène ; c'est le Témoin fidèle de tout ce que Dieu est dans ses rapports avec elle. En un mot, c'est le Fils qui révèle Dieu lui-même, et qui devient ainsi nécessairement le centre de tous ses conseils et de toute la manifestation de sa gloire, aussi bien que le but dé toutes ses voies.

Nous trouverons donc trois grands sujets dans

la Bible : — La Création , maintenant assujettie aux conséquences de la chute ; — la Loi , qui donnait une règle à l'homme au milieu de cette création , pour voir s'il pouvait y vivre selon Dieu et y être béni , — et le Fils de Dieu.

La Création et la Loi sont liées au principe de la responsabilité de la créature , et nous trouverons tout ce qui est en rapport avec elles coupable ou corrompu. Le Fils, au contraire, manifestation du Père, l'expression de son amour, l'empreinte de la substance de Dieu , nous apparaîtra souffrant en amour, au milieu de cette création déchue et de là contradiction d'un peuple rebelle ; accomplissant plus tard, en bénédiction, par sa puissance et par son autorité, tous les conseils de Dieu dans la réunion de toutes choses dans les cieux et sur la terre , ceux-là mêmes qui l'ont haï et rejeté étant forcés de le reconnaître comme le Seigneur , à la gloire de Dieu le Père ; et , enfin , lorsqu'il se sera tout assujetti, remettant le royaume de sa gloire comme Fils de l'homme à Dieu le Père, afin que Dieu soit tout en tous.

Outre tout cela, il y a, dans les conseils de Dieu, un peuple, dont le Dieu que nous connaissons en Jésus s'entoure , et qui doit jouir éternellement avec Dieu de sa faveur et de sa bénédiction; et un peuple terrestre en qui Dieu manifeste sur la terre les principes de son gouvernement et de son immanquable fidélité. C'est à ce peuple ,

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