‹ Études sur la paroleChapitre 49 sur 126 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Dans ce qui précède, ii s'agit des relations des sacrificateurs avec Dieu , et de ce qui convient à Mre relation avec Lui , dans notre qualité de sacrificateurs. La génisse rousse {Nomb. XIX) était le moyen de purification destiné à maintenir Jes relations ordjnaires du peuple , considéré comme peuple d'adorateurs, avec TÉternel. Ses cendres étaient mises dans Teau vive ; ce qui veut dire que le Saint-Esprit applique par la Parole les souffrances de Christ pour le péché , au cœur et à la conscience de Thomme, dans le but de le purifier. Ces souffrances pouvaient avoir toute leur force morale de purification, puisque, en les rap- . pelant, le Saint-Esprit démontrait que le péché avait été consumé, quant à l'imputation , par le feu du jugement de Dieu, dans le sacrifice de Christ luimême. Le sang de la génisse avait été mis par sept fois devant la porte du Tabernacle , lieu où nous venons de voir que Dieu se rencontre avec le peuple.

Enfin>, nous avons Fhuile et Fencens .

L'huile odoriférante n'était que pour les sacrificateurs ; l'homme, dans sa nature d'homme, ne pouvait participer à l'onction de l'Esprit représentée par cette huile. A Christ seul peut convenir le type du parfum aromatique , qui signifie lés grâces précieuses qui se trouvent en sa personne .

i26 EXODE

Le Sabbat * est ajouté au Tabernacle d'assignation , comme un signe entre Dieu et le peuple, ainsi que cela est arrivé chaque fois qullf a établi une forme nouvelle de relation avec Lui.

Car, ce qui distingue le- peuple de Dieu, c'est d'avoir part à Son repos.

Enfin, Dieu donne à Moïse les deux tables de la loi. •

Pendant que Dieu préparait les choses précieuses qui se rattachaient à ses relations avec son peuple*, celui-ci, qui ne portait pas ses pen-

1 Voyez , pour le Sabbat : Gen. II, 2, 3 ; — Exod, XVI, 5, 22, 3Ô ; XX, 8; XXXI, 12-17; XXXIV, 21 ; XXXV, 2; - Uv, XXin, 3, ; XIX, 3, 30; - Noml, XV, 32 ; - Deut, V; 12 ; —Lév, XXIV, 8; -^Esaïe LVin,13; -^Ëzéch, XX, 12; NéL IX, 14.

^ Le Tabernacle a iinB double signification qui se présente

s d'abord à la pensée. Il était la manifestation de la gloire des choses célestes {Héb. IX, 20-23), et le moyen pour un peuple pécheur de se rapprocher dé Dieu en elles, ^lais, en outre, il est intéressant de l'envisager sous" un autre point de vue. Premièrement, il signifie les cieux mômes, car Christ n'est pas entré dans le Tabernacle, mais dans le ciel. L'univers lui-même, dans un certain sens, est la maison de Dieu. Mais, de plus, l'unité de l'Eglise, comme édifice céleste, est représentée par le Tabernacle. Nous sommes sa maison , le Tabernacle de Dieu en Esprit, le corps de Christ. Les deux sens, l'unîvere et le coi*ps de l'Église, sont liés étroitement au commencement du III® aux Hébreux, Christ Dieu a bâti toutes choses ; or, nous sommes sa maison. Il remplit tout en tous, mais demeure dans l'Église ; ce sont deux cercles concentriques, quoique bien différents dans leur nature. Com-

parez aussi la prière d'Éph. 111, \^,^\, cçxi \\fe ^\vssv^^

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