‹ Études sur la paroleChapitre 92 sur 126 · CHAPITRE Xl · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xl

peuple devait se rencontrer avec Dieu. Là on faisait aspersion du sang par sept fois (parce que c'était là que Dieu se rencontrait avec son peuple), témoignage parfait aux yeux de Dieu de Fexpiation faite pour le péché; En venant donc à la porte du Tabernacle, on trouvait toujours la vertu de ce sang, dont Taspersion avait' été faite.

Le sacrificateur jetait dans le feu, du cèdre, de l'hysope et du cramoisi, c'est-à-dire, tout ce qui était de Thomme , et sa gloire humaine dans le monde. Du cèdre jusqu'à Thysope est l'expression de la nature depuis sa plus haute élévation jusqu'à son abaissement le plus profond. Le cramoisi est la gloire extérieure (le monde si l'on veut). Tout était brûlé dans le feu qui consumait Christ, Sacrifice pour le péché. Puis, si quelqu'un se souillait, ne fût-ce que par sa négligence, Dieu tenait compte de la souillure, n'importe par quel ^oyen elle était contractée. Pour purifier celui ?^i s'était souillé, on prenait de l'eau vive, on y ^^ttait les cendres de la génisse, et l'homme était aspergé le troisième et le septième jour ; alors il ^'ait net. Cela signifie que l'Esprit de Dieu, sans appliquer de nouveau du sang à l'âme, prend les ^^Viffrances de Christ, preuve que le péché et tout ^^ qui est de l'homme naturel et du monde ont été Consumés dans sa mort expiatoire, et lui en fait '-^^Ipplication. C'est la preuve, la conviction intime ^\ae rien n'est ni ne peut être imçxAè.^m ^<^^

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donne au cœur la conviction profondément douloureuse de s'être souillé malgré la rédemption, et par les péchés pour lesquels Christ a souffert en Taccomplissant, et cela en présence, mais, hélas ! dans Toubli de ses souffrances pour ca péchés, même pour ce péché aux mouvemente duquel on se laisse aller si légèrement maintenant; sentiment encore plus profond moralement que celui d'avoir les péchés imputés; car c'est dans le fond des meilleurs sentiments du nouvel homme qui juge par le Saint-Esprit et selon Dieu , et qui prend connaissance des souffrances de Christ et du péché, ainsi qu'il est vu en Lui sur la croii. Le premier sentiment, c'est de l'amertume, quoique sans la pensée d'imputation , de l'amertume , justement parce qu'il n'y a point d'fmputation , que l'on a péché contre l'amour aussi bien que contre la sainteté, et qu'il faut se soumettre à cette cod* viction. Mais enfin (et c'est pourquoi il y avait la seconde aspersion , il me semble), c'e^t la conscience de cet amour et de la profonde grâce de Jésus et la joie de ce que nous sommes parfaitement nets, par l'œuvre de cet amour. Les détaib montrent l'exactitude de Dieu quant à ces souillures , bien qu'il nous en purifie. Ils montrent aussi que tous ceux qui s'occupent du péché d'autrui , même par devoir pour le purifier , sont souillés; non comme le coupable, il est vrai, mais on ne peut avoir affaire avec le péché sans

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^^ souiller. Enfin , la valeur de la grâce et de la ^a^crificature est mise en évidence.

Marie la prophétesse meurt; Israël vieillit, pour ainsi dire, dans le désert; et la voix qui Glxantait des chants de triomphe en montant du Sein de la mer Rouge, est muette dans le tombeau. Aussi n'y avait-il point d'eau. Le trajet se prolongeait, les ressources étaient loin d'augmenter; ^11 contraire, on voyait disparaître ce qu'il y avait ^u de joie et de témoignage. Le peuple s'attroupe Contre Moïse et contre Aaron. Dieu le dirige^ vers la. provision qu'il avait faite pour les murmures. Si nous avons vu sa sainteté, nous voyons maintenant ses ressources et sa bénédiction .

Prends la verge ^ dit Dieu; Il n'en connaît point <i'autres maintenant, et ;?ar/^ au rocher, et il vous donnera sou eau. On n'a qu'à montrer le signe Oe grâce de la sacrificature intervenant de la part de Dieu selon la grâce dont II à revêtu son autorité, et dire le mot, et tout ce dont le peuple a besoin sera obtenu immédiatement. Ce n'était pas précisément cette grâce qui avait accompagné le peuple depuis la mer Rouge jusqu'à Sinaï. Ce n'é- Wt pas non plus l'autorité qui punissait le péché; flïais c'était la grâce qui, prenant connaissance du péché et des besoins, restaurait des souillures de ^*^Ti et obtenait tout ce qui répondait aux autres- •^^îs Moïse, touf en prenant la verge selon le ^^tiunaDdejnent de Dieu, aigri pat \a Tè)ùÇi\\\wv ?Wl

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peuple, pense à son autorité et à leur rébellion il n'entre pas dans les conseils de la grâce et parl^« sans sagesse. La rébellion du peuple et le mépris de son autorité ont plus de prise sur son espri IL que Tintelligence de la grâce de Dieu ;. il frappe le rocher de sa verge. C'est ce qui a dû se faire la première fois. Christ a dû être frappé , pour que Teau en sortît en faveur de son peuple ; mais il n'a pas dû être frappé plus d'une fois. Maintenant, sous la sacrificature, nous n'avons qu'à parler selon la puissance vivante de cette sacrificature que Dieu a établie, et il y a réponse en grâpe a tous nos besoins. On en gâterait les fruits et les fleurs, si j'ose ainsi dire, en frappant av-ec ; ce n'est plus l'idée qui s'y trouve renfermée. Moïse n'a pas sanctifié Dieu , il n'a pas attaché l'importance qui était due au caractère que Dieu a pris : il n'a pas respecté Dieu dans la position qu'il av^t voulu prendre ; mais Dieu s'est sanctifié d'autant plus, car II a agi en grâce et désaltéré le peuple, malgré cela. Moïse s'est glorifié lui-même, et de- , vaut Dieu il a été abaissé. Il n'a pas su sortir de la position où il avait été placé, pour entrer dans les pensées de la grâce abondante, souveraine et bonne de son Dieu, qui dépassait en compassion la justice et l'autorité sous lesquelles II avait placé son peuple. Toutefois, Dieu n'abandonne pas son pauvre serviteur. Que nous sommes petits au prix de sa grâce !

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