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ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE DU REIN

qui permet d'isoler ces tubes, préalablement soumis à l'action de l'acide chlorhydrique.

Dans la région médullaire, si la coupe est bien parallèle à l'axe, et, sans aucune injection, on observe très facilement les anses de Henle descendant à différentes hauteurs.

b. Les coupes transversales, c'est-à-dire perpendiculaires à l'axe des pyramides, donnent des résultats très différents suivant les points sur lesquels elles portent.

Dans la partie immédiatement sous-jacente à la capsule (cortex corticis, Hyrtl), les canaux intermédiaires dominent, mais il y a peu de glomérules.

Dans la région labyrinthique, les figures offrent une très grande régularité et les tubes sont disposés par zones distinctes. On voit les artères glomérulaires et les glomérules qui en dépendent limiter des espaces assez régulièrement circulaires, au centre desquels sont réunis les tubes droits et les tubes collecteurs, en même temps que quelques branches grèles de Henle. Entre la zone des glomérules et la région des tubes collecteurs, il existe une partie beaucoup plus sombre qui contient les tubes contournés. M. Charcot a proposé pour dénommer cet ensemble l'expression de lobule rénal. L'expression peut être conservée, mais il est nécessaire de rappeler qu'elle ne correspond à rien de réel : le lobule rénal est déterminé par une coupe pratiquée à un certain niveau, c’est un lobule fictif. L’anatomie topographique démontre, en effet, que le rein ne peut être décomposé qu'en une série de pyramides de plus en plus petites. La plus petite de toutes ces pyramides (pyramide élémentaire), correspond à une irradiation médullaire flanquée des systèmes labyrinthiques qui y aboutissent. Or la description du lobule rénal ne correspond qu’à une partie très restreinte de l'ensemble des pyramides élémentaires. D'un autre côté, lorsqu'on a bien présente à l'esprit la disposition des artères glomérulaires et des tubes sur une coupe longitudinale, on s'explique très facilement l'aspect des coupes transversales au niveau du labyrinthe.

L'anatomie pathologique montre en outre (MM. Charcot et Gombault ont contribué à mettre ce fait en évidence), que les lésions ne sont pas commandées, dans leur distribution générale, par la disposition de la pyramide élémentaire; mais que, dans bien des cas, le tube urinifère, depuis le glomérule jusqu’à

la papille, conserve son indépendance et peut s’altérer dans toute son étendue, isolément, sans que les tubes voisins présentent la moindre altération.

C’est là un fait d’une grande importance; nous aurons l'occasion de le relever par la suite, il nous permettra d'expliquer l’évolution de certaines néphrites, dont le type le plus remarquable appartient à une espèce de la néphrite saturnine.

Au niveau de la substance médullaire, les coupes transversales, suivant le point où elles portent, montrent la section des branches grêles et des branches montantes de l’anse de Henle, ou seulement celle des branches grêles et des tubes collecteurs. Tout près de la papille, les coupes transversales ne contiennent plus que la section des gros tubes collecteurs et des capillaires sanguins.

Quand on expérimente sur les animaux, il est bon de savoir que la topographie rénale offre quelques variantes. Ainsi, chez le lapin, les tubes droits et ies pièces intermédiaires sont plus faciles à déterminer. On devra tenir compte également, pour l'interprétation des phénomènes pathologiques, de toutes les particularités inhérentes à chaque espèce animale. Ainsi il est des animaux, comme le cobaye, dont l'urine est très riche en carbonate de chaux. Sous l'influence des perturbations apportées dans la sécrétion urinaire par les néphrites expérimentales, il se produit presque constamment chez eux des concrétions calcaires dans les tubes, concrétions qui peuvent en amener l’oblitération complète.

VII. — rechnique à suivre pour l'examen anatomopathologique du rein chez l'homme.

Pour terminer ce préambule anatomique, nous indiquerons rapidement les procédés d'examen qui nous ont paru les meilleurs pour l'étude dés altérations du rein.

Pour l'examen des détails et des lésions délicates, soit des cellules, soit du glomérule, aucun réactif, jusqu’à présent, ne peut être comparé à l'acide osmique en solution au 1/100 dans l'eau distillée. Des fragments de substance rénale de forme cubique ou tétraédrique, coupés nettement avec un scalpel bien affilé ou un rasoir, d’un volume de 1/4 à 1/2 centimètre cube,

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