‹ Études sur la pathologie du reinChapitre 19 sur 94 · Gazette médicale, 1881, p · texte numérisé non relu

Gazette médicale, 1881, p

2, FursrinGer et WelGert, cités par Lépine (Note add., VII, au Traité de Bartels, p. 638), 1884,

tement observées à la place qu’elles occupent dans le corps de la cellule.

Dans les maladies générales, elles sont, soit très petites, soit de dimensions moyennes, rarement volumineuses.

Elles n'occupent pas dans les cellules, de siège de prédilection ; on les trouve aussi bien à leur partie moyenne qu’à la base ou au sommet, comme les granulations albumineuses que nous décrivions précédemment dans l’exsudat intracellulaire.

Quand elles sont abondantes, elles indiquent le dernier degré de la dégénérescence granulo-graisseuse, et il est à remarquer que, dans ces conditions, les lésions exsudatives sont presque nulles. Si l’on veut donner à cette altération le nom d’inflammation parenchymateuse, on peut dire que cette inflammation atteint son dernier terme avec la dégénérescence graisseuse avancée, et que le protoplasma ne fonctionne plus. D'ailleurs, il existe en même temps une altération analogue du noyau : il est vésiculeux et se colore mal sous l'influence des réactifs. L'irritation cellulaire a été très violente ou très rapide, et la cellule a été détruite sans passer par la période d’exsudation.

Si l’on veut se rendre compte du degré que présente parfois la dégénérescence graisseuse des cellules des tubes contournés, il suffit de jeter les yeux sur les figures 9 et 10 de la planche XV. La figure 9 montre une section durein d’un cobaye, vingt-quatre heures après l’empoisonnement par le phosphore; la figure 10, une section d’un tube (branche ascendante de l’anse de Henle), quatre jours après l'empoisonnement par le phosphore.

Sur cette dernière figure, il est impossible de retrouver la trace des noyaux, la graisse infiltre tout le protoplasma cellulaire, les cellules sont volumineuses, mais leur extrémité libre est encore reconnaissable. Les cellules ainsi altérées sont totalement mortifiées.

Des altérations presque identiques peuvent être observées dans l’ictère grave; la figure 10 de la planche XV pourrait être présentée comme un type de l’altération des tubes du rein dans ce cas particulier.

Il s’en faut cependant, que la graisse se dépose dans les cellules du rein en présentant toujours la disposition que nous venons (l'indiquer. La description précédente ne s’applique qu'aux processus aigus ou rapides dans lesquels la vitalité des

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