‹ Études sur la pathologie du reinChapitre 47 sur 94 · LÉSIONS DU TISSU CONJONCTIF · texte numérisé non relu

LÉSIONS DU TISSU CONJONCTIF

une infiltration æœdémateuse de l'organe, comme dans la plupart des affections cardiaques.

Mais il se présente bien d’autres faits où le tissu conjonctif est dense, compacte, dès le début, sans avoir présenté à aucun moment l’état muqueux. Dans beaucoup de néphrites interstitielles, les travées de tissu conjonctif qui sillonnent l'organe sont en tous points comparables à celles de la cirrhose atrophique du foie à marche lente. Cette disposition du tissu conjonctif et des cellules qui sont incrustées dans sa substance, s’observe à toutes les périodes des seléroses rénales et en particulier dans les atrophies qui dérivent de lésions chroniques du système vasculaire. Le stade embryonnaire peut aussi manquer, ou, quand on l'observe, n'être représenté que par de très rares éléments immédiatement accolés aux bandes de tissu conjonctif adulte. Ces éléments se laissent envahir par la matière fibroïde et font bientôt partie de la masse du tissu conjonctif,

Dans les formes aiguës des néphrites, sous l'influence des congestions et de l’inflammation rénale, le tissu conjonctif présente des lésions inflammatoires qui consistent d’abord dans la présence d’un assez grand nombre de cellules rondes (cellules embryonnaires ou cellules lymphatiques) dans le système lacunaire du tissu conjonctif. On voit ces éléments cellulaires disposés dans les cloisons qui séparent les tubuli et dans le tissu qui entoure les glomérules. Cette lésion n’est pas absolument constante, et elle est variable suivant les points du rein examinés.

Dans les premières périodes des néphrites, tout permet de croire que cette infiltration leucocytique est un phénomène de diapédèse. Les noyaux des cellules embryonnaires sont très irrégulièrement distribués dans le tissu, mais se présentent toujours accolés aux tubes urinifères ou à la capsule glomérulaire en colonies plus ou moins nombreuses. Quand on examine des néphrites à une période plus avancée, il est très rare de retrouver les mêmes figures ; aussi doit-on en conclure, ou bien que les nodules embryonnaires ont été résorbés, ou qu'ils se sont transformés en tissu conjonctif parfait.

L'augmentation du tissu conjonctif entre les tubes dans le cours des néphrites subaiguës n’est pas un fait rare; il se présente alors sous la forme fibrillaire et dissocie les divers élé-

LEEDS LWESF RICINC

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