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A. —— LÉSIONS DU TISSU CONJONCTIF

Les lésions que subit ce tissu dans les néphrites sont variées et en rapport avec la nature et la durée de la maladie.

Dans la congestion simple, les cellules du tissu conjonctif altirent à elles une plus grande quantité de liquide nourricier qu'à l’état normal; leur noyau devient plus volumineux, le protoplasma de la cellule est granuleux, apparent; toute Ia cellule grossit.

Si la congestion est plus intense et persistante, comme cela a lieu dans les maladies du cœur non compensées, l’extravasation de la matière colorante qui accompagne cet état peut se manifester par des granulations de pigment autour des cellules, dans la trame fibreuse du rein. Presque toujours aussi les cellules plasmatiques entrent alors en prolifération et augmentent de nombre. Il en résulte que les septa cellulaires intertubulaires sont épaissis. Les éléments cellulaires qui les composent appartiennent aux cellules du tissu conjonctif. La trame celluleuse du rein est ainsi épaissie, plus résistante qu’à l’état normal, et l'organe tout entier devenu plus dense résiste énergiquement quand on veut l’écraser avec l’ongle.

Hortolès admet que les cellules du tissu conjonctif néoformé sont presque toujours, au début, des cellules de tissu conjonctif muqueux et il intitule un de ses chapitres « Histologie pathologie de la néphrite subaiguë — Stade embryonnaire et muqueux, de la lésion ». Il ne nous semble pas que ce passage du tissu conjonctif par le stade muqueux soit un phénomène constant. On l'observe toutefois lorsqu'il existe en même temps

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