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en 1875, cet auteur a décrit les amas que forment quelquefois les micro-organismes dans les organes internes, dans le foie et exceptionnellement dans le rein. M. Weigert attribue aux micro-organismes de la variole, la propriété de déterminer la mortification des cellules avec lesquelles ils sont en contact, /a nécrose de coagulation. D'après lui, le rein n’échapperait pas à cette règle. Quant aux lésions de la néphrite variolique, elles ne diffèrent pas de celles que nous avons décrites à propos des néphrites diffuses aiguës. (Voir chapitre V.)
Searlatine. — Jusqu'ici les examens des reins scarlatineux n'ont pas réussi à démontrer d’une façon absolue la présence de micro-organismes accompagnant la néphrite scarlatineuse. Carl Friedlander n’a réussi à trouver les microbes de la scarlatine que dans un petit nombre de cas‘. On observe cependant des micro-organismes dans les reins de personnes qui ont succombé à des affections complexes à la suite de la scarlatine. Ainsi M. Babes ?, qui n’a jamais rencontré de microbes à la suite de la néphrite scarlatineuse simple, en a vu dans un cas de scarlatine terminée par la diphthérie. Dans un autre fait de fièvre typhoïde compliquée de scarlatine pendant la convalescence de la dothiénentérie, et suivie d'une néphrite scarlatineuse, avec urine sanguinolente, anasarque et urémie mortelle, M. Babes a trouvé dans le sang des vaisseaux capillaires du rein une quantité énorme de petits diplococci un peu allongés, de 0,295 à Ou,3 d'épaisseur, fortement colorés par les couleurs d’aniline, et réunis quelquefois en chainettes de quatre grains. Il y avait très peu de ces bactéries dans le sang des autres organes. Le
rein était atteint d'une néphrite très caractérisée. M. Babes pense que ces bactéries ne sont caractéristiques ni de la fièvre typhoïde ni de la scarlatine, maladies qui s'étaient succédé chez ce même malade. Il rapproche ce fait d’un autre cas observé par lui où une articulation atteinte d’arthrite développée après la scarlatine, présentait un grand nombre de bactéries.
Ilter Theile. Uber pockenähntiche Gebilde in parenchymalüsen Organe und deren Beziehung zur Bacteriencolonien. Breslau, 1875.
Weigert employait à cette époque, pour la recherche des microbes, le violet d'hématoxyline, pour colorer des coupes traitées d'abord par un bain de potasse. Le violet de méthyl B en coloration simple, réussit beaucoup mieux.