‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 14 sur 513 · DES ÉTUDES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

DES ÉTUDES CLASSIQUES

toute date et de tout caractère qu'enferme l'encemte de Rome, et dont un grand poëte de notre temps a peint si haèlement, si éloquemraent l'imposante et sublime contusion :

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Uu Home sort du sein de ses propres ruines, L'œ 1 voit dans ce chaos, confusément épars, D antiques monuments, de modernes remparts Des théâtres croulants, dont les frontons superbes Dorment dans la poussière ou rampent sous les herbes Les palais des héros par les ronces couverts, '

Des dieux couchés au seuil de leurs temples déserts L obélisque éternel ombrageant la chaumière, La colonne portant une image étrangère, L'herbe dans !e Forum, les fleurs dans les tombeaux Et ces vieux Panthéons peuplés de dieux nouveaux* Tanrlis que, s'élevant de distance en d stance '

Un faible bruit de vie interrompt ce silence'.'

Ces églises catholiques bâties par une religion nouvelle par un art nouveau, avec les magnifiques débris des temples du paganisme, me figuraient la poésie latine des modernes, où un art industrieux a de même assemblé des lambeaux empruntés aux poèmes de l'antiquité, mais à laquelle cependant n'ont pas toujours manqué l'inspiration et la vie.

Ces autels construits sans art par les martyrs dans les catacombes m'offraient une image de la poésie chrétienne des premiers temps, rude et grossière aussi, mais où une foi naïve a quelquefois triomphé de l'imperfection de Ja forme.

Venaient ensuite frapper mes regards les monuments des divers âges de l'empire, avec ces alternatives communes à la poésie de cette époque, d'un goût épuisé qui fait effort pour renaître, et d'une barbarie progressive, qui suit la^décadence des institutions et des mœurs, la ruine de TEtat, et finit par tout envahir.

Quelques morceaux plus achevés me paraissaient contemporains par le goût comme par la date de la poésie des

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