‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 154 sur 513 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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6. Agitatoria^ IVagm., III; TarctUilla, fragm. I; Fragm. inccrt V. Voy. 0. Ribbeck, p. 6, 16, 22.

LES ANCIENS POETES LATINS

LIVIUS ANDRONICUS ET NEVIUS

de rois* dont on usait volontiers à Rome, par rancune à l'égard de la monarchie, par mauvais vouloir à Tégard de Taristocratie, pour désigner les grands et les riches. Mais voici qui, prêtant à des allusions plus personnelles, a du certainement émouvoir la passion politique : c'est ce dialogue que Gice'ron fait citer*, dans un temps bien voisin de Névius, par un homme d'État qui a pu y trouver, à une certaine époque, l'expression de ses sentiments, par l'adversaire du jeune Scipion, par le vieux Gaton :

Dites-moi, je vous prie, comment avez-vous laissé périr si vite votre république, un Etat si puissant?

— Il nous était venu force orateurs nouveaux, de peu de sens, et bien jeunes.

Cedo qui vestram rem publicam tantam amisistis tam cito?

— Proveniebant oratores novi, stulti adulescentuli^.

Ces appels de la comédie de Névius, en dehors de l'intérêt dramati(jue, à des préoccupations d'une autre nature, devaient amener Timitation, non pas de l'Ancienne comédie d'Athènes, qui, toute en allusions politiques et littéraires, ne pouvait intéresser que des Athéniens, mais de son esprit d'agression personnelle*. Des attaques contre les personnes trouvaient place, probablement, daus ces prologues dont les fragments de Névius ont conservé la trace* et dont nous pouvons nous former quelque idée par les morceaux de ce genre qui ouvrent les comédies de Plante et de Téreuce. C'est chez l'un et chez l'autre une sorte de préface qui fait connaître l'origine grecque, le titre, le sujet, quelquefois même le plan de la pièce, préface mêlée,

1. Tarentillaj fragm. I. Fragm. incert., IV. Voy. 0. Ribbeck.

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