‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 153 sur 513 · Fragm. incert., VII; ihid., p. 22. — 3. P · texte numérisé non relu

Fragm. incert., VII; ihid., p. 22. — 3. P

Lequel vaut mieux, d'épouser une vierge ou une veuve? — Une vierge, si c'est du vin nouveau.

Utrum est melius virginemne an viduam uxorem ducere? — Virginem, si musta est'.

Névius, qui, par les grâces de son style, semble avoir, non pas seulement effacé Livius Andronicus, mais rivalisé avec Plaute, y a mêlé, comme Plaute (certains de ses titres, de ses fragments, le donnent à penser*}, des traits d'une gaieté moins délicate à l'adresse de la portion la plus grossière de son public. Le poète comique qui s'adresse à tous, est bien obligé de faire, dans ses œuvres, la part de tous. Horace n'a pas assez tenu compte de cette situation, quand, au nom de l'urbanité de son temps, il a fait le procès à la plaisanterie peu choisie, il est vrai, do Plaute'; Boileau l'oubliait lui-même quand il disait de Molière qu'il alHait Tabarin à Térence ^ Térence a pu se repentir d'avoir recherché trop exclusivement des suffrages aristocratiques.

Un des principaux agréments de la comédie de Plaute, c'est qu'à l'abri du manteau grec^ du pallium, elle se permettait quelquefois de toucher aux choses romaines. On a des raisons de croire que la comédie de Névius en usait, à cet ég^rd, plus librement encore ; et peut-être est-ce à cette hardiesse satirique qu'a trait l'expression singulière du grammairien Volcatius Sedigitus, Nxvius qui fervet*^. Les mois de liberté, de servitude reviennent souvent dans ses vers^ et paraissent y avoir eu une portée plus grande que celle qu'ils pouvaient recevoir du siijet particujier de k comédie. Souvent aussi on y rencontre, en quelque sorte dépaysé par son application à des personnages grecs, ce nom

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