‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 157 sur 513 · A. Gell. Nocl. att., VI, 8. — 4. Uist., IX · texte numérisé non relu

A. Gell. Nocl. att., VI, 8. — 4. Uist., IX

LES AJs'CIENS POÈTES L.\TINS.

cette satire des mœurs relâchées de ScipioD, comme aussi (le mot paîlium, dont se sert le poète, le donne à penser) de sa grécomanie :

Cet homme, qui a accompli tant de grandes choses, qui s'est acquis tant de gloire, dont les hauts faits vivent maintenant dans tous les esprits, qui seul est admiré des nations, celui-là même, son père l'emmena un jour de chez son amie, légèrement vêtu ; il n'avait qu'un manteau.

Etiam qui res magnas manu ssepe gessitgloriose,

Cujus facta viva nunc vigent, qui apud gentes solus prœstat,

Eum suus pater cum pallio uno ab âmica abduxit *.

Si dans ces vers on ne peut méconnaître Scipion, du moins n'y est-il pas nommé. Névius a-t-il poussé plus loin laudace, et est-ce un vers de comédie que celui où il a livré au ridicule, et a un ridicule qui devint proverbiaP, le nom de Métellas? On est là-dessus très-partagé ; le vers, admis dans les fragments comiques par M. Bothe, en est retranché par M. Ribbeck, et la même opposition se remarque entre les opinions de M. Klussmann' et de M. Berchem*. Ce qu'on peut dire, et ce qu'on a dit", c'est que la mesure de ce vers n est pas, comme le prétend M. Berchem, et comme Ta pensé sans doute M. Ribbeck, un obstacle à ce qu'on y voie un fragment de comédie, puisque c'est un vers ïambique. Il n'y a de saturnien, et de cité comme tel par les grammairiens anciens <', que le vers par lequel répliquèrent les Métellus. Le poëte avait dit, à l'occasion, probablement, de l'avènement au consulat, ou illégal, ou mal justifié, d'un Métellus (peut-ôlrj Q. Gécilius Métellus, consul en 548 "^j , il avait dit, jouant sur le mot

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