‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 176 sur 513 · Ilist., XXVII · texte numérisé non relu

Ilist., XXVII

LES ANCIENS POETES LATINS

déjà, cent quatre-vingt-douze ans auparavant, grand honneur pour la poésie naissante, ce noble rôle. Il fit de lui un personnage presque divin. Tout scribe qu'il était, c'est ainsi que dans la Rome des premiers siècles on appelait un peu dédaigneusement les poètes, il y avait des jours o\i les scribes, les poètes ses confrères, et avec eux les comédiens de ce théâtre qu'il avait fondé, pouvaient aller déposer des offrandes en son honneur dans le temple de Minerve, situé sur le mont Aventin*.

On rencontre un peu plus loin, dans l'histoire de Tite- Live *, à la date de 582, un fait absolument semblable : même terreur publique, même prescription des aruspices, mêmes cérémonies expiatoires. Le chœur est composé d'un nombre pareil de jeunes Romaines, sainte troupe, à la fois

gracieuse et pudique, festis moveri jussa diebus

paulum pudibunda, comme dit Horace'. Mais l'hymne qu'elles font entendre est, cette fois, d'un poète resté moins célèbre que Livius Andronicus, de P. Licinius Tegula, que l'on appelle ailleurs Licinius Imbrex. Ici s'arrête l'histoire de la poésie lyrique des Romains; il faut traverser cent cinquante ans et plus pour retrouver le chœur des jeunes romaines, docilis modorum vatis Horatî'^y et, quelque temps auparavant, vatis Catulli^,...

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