‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 237 sur 513 · InslUut. orat. X, i, 9j · texte numérisé non relu

InslUut. orat. X, i, 9j

LES ANCIENS POÈTES LATINS

tecedent des satires mènippées de Varron; les autres qui par une inteotion plus déterminée, une marche plus régu' hère, l'emploi plus limité et plus continu de certaines formes de versification, ont ouvert la voie aux compositions d Horace, de Perse, de Juvénal et de leurs successeurs modernes.

On attribue à Ennius, soit quatre*, soit six* livres de satires; c'est-à-dire quatre ou six satires, selon la manière généralement reçue d'entendre le mot liber dans ces sortes de désignations. Quant à ce titre satires, pour quelques pièces du recueil, il revenait à Mélanges, s'il est vrai qu'il faille y comprendre, avec M. Vahlen, outre un poème sur les Sabmes', le poème en l'honneur du premier Africain le Scipion'. Les fragments qu'on en a sont insuffisants pour le reconstruire; on y apprend toutefois, qu'il était écrit en vers de diverses mesures, et aussi de divers tons, le récit et le dialogue s'y trouvant mêlés. Au départ de Scipion pour TAfrique, début probable de l'ouvrage, une conjecture adoptée par M. Vahlen rapporîe cette belle peinture qui s accorde avec le récit de Tite-Live " :

La vaste voûte du ciel s'est arrêtée en silence; Neptune a laissé reposer sps ondes mouvantes; le soleil retient ses coursiers aux pieds ;.ilés; les fleuves suspendent leur cours éternelles arbres ne sont plus agités par le vent. '

.... Mundus cœli vastus constitit silentio,

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