‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 239 sur 513 · P. Lxv sqq. 155 sqq. ~ 5. Uist. xxviii · texte numérisé non relu

P. Lxv sqq. 155 sqq. ~ 5. Uist. xxviii

ENNIUS. 95

Et Neptunus ssevus undis asperis pausam dedi ; Sol equis itor repressit ungulis volantibus; Constitere amnes perennes; arbores vento vacant".

A un récit de la bataille de Zama, retracé dans la même pièce, appartenait, selon M. Vahlen, un hexamètre^ qui eût pu avoir sa place dans les Annales et qu'on y a quelquefois introduit. Il est bien énergique, mais aussi bien lourd, tout en spondées et sans césure. G*est un de ceux dont Lucilius s'est moqué, comme étant peu dignes de leur auteur'; mais ce qu'il y a repris, dans une plaisanterie d'assez mauvais goût, se justifie non-seulement par d'autres passages du même Ennius, mais par une belle imitation de Virgile*.

Des longs javelots, lancés de toutes parts, la plaine resplendit et se hérisse.

Sparsis hastis longis campus splendet et horret.

On entrevoit dans quelques citations, bien incomplètes, de Cicéron*, dans une autre de Nonius*, la trace d'une belle apostrophe de Scipion félicitant sa patrie qui n'a plus à craindre de redoutables ennemis, autour de laquelle ses travaux ont comme élevé un rempart ; attestant les vastes et riches plaines de l'Afrique, théâtre de sa victoire :

Desine Roma tuos hostes....

Nam tibi munimenta mei peperere labores.

Testes sunt Lati campi, quos gerit Africa terra politos^.

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