‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 244 sur 513 · Trad. de M. Naiidet. — 4. Captiv. ]l, ii · texte numérisé non relu

Trad. de M. Naiidet. — 4. Captiv. ]l, ii

Les mieux appris désapprennent, quand on veut leur apprendre ce qu'ils ont appris de reste '.

Memorem immemorem facit, qui monet quod memor meminit*.

Plus tard, grâce au progrès naturel d'un goût meilleur, Térence, usant plus discrètement de l'allittération, se contentait, par exemple, d'opposer l'un à l'autre, dans deux mots presque entièrement pareils, l'extravagance et i'amour :

Nam inceptio est amentium, haud amantium*.

Nous pouvons, à meilleur titre, rapprocher de Plaute et de Térence Ennius, qui a d'ailleurs fait comme eux des comédies*, et que Volcatius Sedigitus* a compris dans la liste- des auteurs principaux de la Fabula palliata, au dixième rang, il est vrai, et par déférence pour son antiquité. Des fra^^ments de ses Satires, le plus véritablement satirique est ce tableau du parasite et de son patron, dont Plaute n'eût pas désavoué l'énergie comique, et que Térence a comme traduit ^

Quand il te voit venir baigné, parfumé, tout joyeux, libre de tous s 'ucis, avec des dents si bien plantées et une main si agile, le corps dé^^agé, la tête haute, tout prêt à t'élancer, comme un loup, pour engloutir le bien d'autrui, dis-moi que peut penser le maître de la maison? Il cherche d'un air triste à sauver son dîner, et toi tu le dévores en riant.

1. Trad de M Naudet. — 2. P^eudoi. IV, i,30. — 3. i4ndr. I, iv, Vè.

4. Ambracia, Cupuncula, Pancratiastœ. selon M. Vahien: Cupuncula, Fancratiastfs, selon M. 0. Hi^.>beck iComic. lat. reh?.), qu» voit dans Ambracia une fabula prœtexta. Térence loue les comédies d'Eniii'is dans le prologue de VAndrienne, v. 18.

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