Cic. Tuacul. 1, 48. . , ^ . j ir
5 i> 265 Telle a éié, bien avant, l'opinion de Boissonade. Voyez son a.licle sur le Cresphonte d' Euripide {Journal de l'Empire, 6 avril 1806- Critinue liiteratre sous le premier Empire, 1863, t. 1, p. p4j, erdans soa Eimpide , 1826, t. V, p. 455, sa note sur le quatrième fragment du Cresphonte.
ENNIUS
On prête à un philosophe moderne ce mot d'une sagesse égoïste : « J'aurais la main pleine de vérités, que je ne l'ouvrirais pas. » Telle n'était pas, à ce qu'il semble, le sagesse d'Ennius. On est tenté de lui appliquer ce qu'il faisait dire à quelqu'un de ses personnages tragiques, et que peut-être il s'appliquait intérieurement à lui-même :
Le sage étoufferait plus facilementla flamme dans sa bouche embrasée, qu'il n'y retiendrait d'utiles paroles.
,... Flammam sapiens faciUus ore in ardente opprimit Quam bona dicta teneat*.
Montrer honnêtement le chemin à celui qui s'égare, c'est comme lui laisser allumer sori flambeau au nôtre, qui n'en éclaire pas moins pour avoir allumé le sien*.
.... Homo qui erranti comiter monstratviam Quasi liimen de suo lumine accendat, facit : Nihilominus ipsi lucet, cum ilii accenderit*.
Ennius, grand imitateur d'Euripide, comme lui sentencieux, a été comme lui pathétique A l'expression des passions se prêtait fort bien un style dont le naturel, la franchise loués par les anciens, allaient, selon eux, jusqu'à la négligence*. Ce caractère est sensible dans des fragments* qui nous rendent toute une scène de son Alexandre, c'est-k-dire de son Paris®. Ce fils de Priam, longtemps caché parmi les bergers de l'Ida, vient d'être reconnu, et, à l'instant, se révèlent à l'esprit prophétique de sa sœur Cassandre les suites funestes de cette reconnaissance. Sadi-