‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 266 sur 513 · Cic. De Oral. 'II · texte numérisé non relu

Cic. De Oral. 'II

POÉSIE LATIiNE 11 — 9

130 ANC1EN^E TRAGÉDIE LATINE

Vldi ego te aslante ope barbarica

Teclis cœlatis lacunatis,

iuro ebore instructam repifice.

Hsecommavidiinnamman, Priamo vi vitam evilan, jovis aram sanguine turpari.

Vidi, videre quod sum P'^P-^^^^fe™,

Hectoris natum de muro jactaner .

. V «o rtnplaues rudesses, même quel-

Quelques f^'^f^^^'^jftlL eviia^i, grâces su-

ques allitérations, urbe o^'^^'J' , ^ers, ne leur

?années qui sont comme la da.e de ce ^^j ^^

enlèvent ^^^^^^TJ^Zl, d'expression louchante mouvement passionne a ,^ ^^^ ^^^,^^^ ^^^^^,

qui charma eut a bon ^^ ^^^^ ^^^,, jans ses ou-

dans sa mémoire, les rameM ^^ correspon-

vrages pt"'"^°P'^'t;;'aef^ a d'enthousiasme, écho des danceS et «'^l^ «^^f ^^ -f '^'ore accueilli au théâtre ce ^^^l^^utï^rtaife "LrîLps réclamation un peu Tgrine contre les dédains d'un goût nouveau.

Euphorionis contemnitur.

• u- fo-.t narler la douleur, il n'a pas prête Si Ennius a si bien fa't P^ 'eM^ ^ dése poir, à l'égare- Uespa-sionsvj.lenl aleflroi, ^^^^^ ^P ^^ ^^

ment d'esprit, à la haine au ^(cmco», les

une expression moins vive, lemoin, a belles Jaroles de cet autre Oreste .

TOUS les maux m'accablent à la fois ^^^ ^^^ La frayeur abat mon âme e en banmt i^ ^^^^.^^^^ ^ menace d'une ^e â« ".nts d u ^^^^^ ^^ ^^ ^^

|&Vs"S --^"-"" 'P'^^'^"^ '^"■"'"'' '"" '

.. los rassa-es auxquels il a élé renvoyé plus haut,

ENMUS.

Multissummodiscircumvenlus, morbo, exilio, atque inopia: Tum pavor sapientiam omncm mi exanimato expectorât- Mater terribilem minatur vitae cruciatum et neceni, ' Quae nemo est tara fîrmo ingenio et tanta confidentia Quin réfugiât timido sanguen, atque exalbescat metu '.

et quand il croit voir les furies, car il ne les voit pas réellement comme le pense M. Ribbeck, les expression*; de Cicéron, qui cite ce passage, le montrent bien :

Elles approchent, elles approchent : les voilà ! les voilà' les voihi ! elles me cherchent. .. Viens à mon aide, écarte de moi ce lléau, cette flamme qui me torture. Ces femmes à la ceinture de serpents, sont près de moi, elles m'entourent dy leurs torches ardentes....

Incedunt, incedunt. adsunt, adsunt, adsunt, me expetunt.

Fer mi auxilium, pestem abige a me, flammiferam hanc vim,

p^^, 1 ^ • • , . . , rquœ me excruciat.

Cœruleo mcinctae angui mcedunt, circumslant cumardent.bus

[taedis*.

Témoin encore, dans le ThyeslCy la fameuse imprécation de Thyeste contre Atrée, deux fois citée, et avec de grands éloges, sinon pour le philosophe, du moins pour le poète, parCicéron»; dont un vers se lit, textuellement rapporté' parmi les fragments de Lucilius*; et qui a fourni au successeur de Lucilius, à Horace, cette locution proverbiale Thyesteas preces\ des imprécations à la Thyeste. Elle est d'une admirable énergie; elle témoigne de la vigueur poétique, conservée par Ennius jusque dans les derniers jours de sa verte vieillesse. Car le Thyeste, nous l'avons déjà dit« fut son dernier ouvrage, son adieu à l'art et presque à la vie'. ^

l' ^A^ ^J'^L' l!' ^^' ^'^^' ^^ ^^" '^^' Gaillard. Cf. De Fin. IV. 23 2. Acad U, 28. O. Ribbeck, p. 15 .q., 209. ' ^

*ip. iitf ? ^^^^>^>^l'i^on. XIV. . Luculentis versJbus. X, a Thves.

lenlis « ''''''•^^^^•••- P°^»^ ^"Igi animes, non sapientuip, me

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