‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 278 sur 513 · Fabuî. cxxi · texte numérisé non relu

Fabuî. cxxi

Il — 10

ANCIENNE TRAGÉDIE LATINE

PACUVIUS

quand son aïeul les lui fait reconnaître pour son frère et

pour sa sœur.

On ne peut s'étonner que, dans une pièce oii paraissaien les deux Chrysès, des prêtres d'Apollon, il ait été question de l'art augurai. Mais on voudrait que des fragments plus étendus, plus suivis, fissent comprendre comment il en était parlé si diversement, tantôt avec respect, tantôt avec ironie, avec mépris, du ton d'Ennius dans la tirade du Télamon sur le charlatanisme des devins*.

Oreste, à ce qu'il semble, abordant les deux Chrysès, les saluait en ces termes :

Antiques concitoyens, amis de mes ancêtres, confidents des conseils célestes, interprètes des présages que donnent le vol des oiseaux et les entrailles des victimes....

Cives antiqui, amici majorum meum,

Gonsilium socii, augurium atque extum interprètes*....

De là, Tordre des fragments nous fait passer tout à coup à des vers oii l'un des personnages, qu'on a si respectueusement traités d'augures, s'exprime sur l'art des augures avec une spirituelle irrévérence :

Pour ceux qui entendent la langue des oiseaux, à qui le foie d'un animal en apprend plus que le leur, je suis d'avis qu'on les entende, mais non qu'on les écoute.

.... nam isti qui linguam avium intellegunt, Plu^que ex alieno jecore sapiunt quam ex suo, Magis audiendum quam auscultandum oenseo *.

Dans le traité De la Divination, son avocat Q. Cicéron, en

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