‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 281 sur 513 · De Nat. rer. V · texte numérisé non relu

De Nat. rer. V

ANCI2NNE TRAGÉDIE LATINE

de quelque emphase d'expressioD, de ce qu^Iorace a appelé ampuUas, sesqidpcdalia verba^.

. La tragédie grecque avait eu ses lieux communs descriptifs : ils reparurent, mais plus marqués, dans la tragédi,> latine, et ils n'ont pas manqué depuis à la tragédie moderne. Parmi les morceaux de ce genre, parure des pièces de Pacuvius, il faut mettre au premier rang ses descriptions de tempête. Celle qui, selon les traditions épique-assaillit à leur retour la flotte des vainqueurs de Troie, que les trafiques grecs ont eu si souvent à rappeler, qu'Eschyle entre autres, a si dramatiquement introduite, si énergiquement exprimée dans une belle scène de son Agamemnon^ Pacuvius, à son tour, l'avait décrite par deux fois, dans son Dulorestes, dans son Teuccr. J'ai eu occasion» de citer* d'apprécier la première de ces deux peintures, où les traits les plus caractéristiques sont choisis et ordonnés avec une vérité déjà virgilienne. Je ne dois y revenir que pour compléter ma citation par un détail que je n'avais pas dû y comprendre. Le pcëte en commençant faisait contraster les signes d'une heureuse navigation avec ce grand désordie des éléments qui allait l'interrompre; il représentait les Grecs pleins de la joie de leur départ et s'amusant à contempler les jeux des poissons, autour de leurs vaisseaux sans pouvoir se rassasier du spectacle : *

Profectione laeti piscium lasciviam Intuentur, nec tuendi capere satietas potest.

A l'occasion du même événement, très-probablement car c était dans une tragédie d'Egisthe, l'antique Livius Andronicus avait déjà retracé la même image par des vers dont il est curieux et instructif de comparer la rudesse avec l'élégance déjà sensible des vers de Pacuvius :

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