‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 316 sur 513 · l'ro ^eit. LVI siiq · texte numérisé non relu

l'ro ^eit. LVI siiq

ATTIUS

devenu, par l'art, par le zèle amical et patriotique du tragédien, comme l'avocat de cette noble cause. Le lécit d j Cicéron, à la place du drame perdu, nous en rend un autre tout historique où s'encadrent admirablement, avec un sens nouveau, quelques-uns des fragments qui viennent d'être rappelés. Cicéron a donné à l'un d'eux et même à l'application qu'en avait faite Ésopus, un autre cadre foit piquant. C'est dans cette lettre* oii il mande à Pétus qu'jl a soupe chez Volumnius Euirapelus, en compagnie de la fameuse Cylheris, lui Cicéron , « que contemplaient les Grecs, qui fixait tous l.urs regards! »

Quem aspectabant, cujus ob os Grnji ora obvertebant sua!

On conçoit qu'un commerce si familier avec la tragédie imitée des Grecs permit aux Romaias de se passer, comme ils l'ont fait, ce qui est bien regrettable, de la tragédie à «ujet romain, de la fabula prxtexta.

Auius est, des tragi jues de Rome, le seul dont les fragments puissent nous donner quelque idée de cette sorte de trng'die. Par une heureuse fortune refusée à Névius, a Paciivius, quelque chose s'est conservé de deux pièces oii il avait traité de grands sujets nationaux, l'expulsion des r(ds par le premier Brutus, et au temps des vertus républicaines, un de ces dévouements qu'une tradition de famille inspirait aux Décius.

On a supposé, non sans vrais3inblance^, qu'Attius avait (knl le premier de ces deux ouvrages pour les représentations dramatiques données en 620, à l'occasion du triomphe de son ami Décimus Brutus Mais si le Brutus fut en effet une tragédie de circonstance, il lui a été donné de s'établir au théâtre comme un monument dura.'jle et de Tévénement qu'il retraçait, et du ^^énie de son aute t. En 696 ou 697, c'était une de ces tragédies d'où l'acteur É-opus, par la puissance de son art et les heureuses inspirations de

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