Cf. Enn. Anti. 111 ; fragm. apud Serv. in ^n. IX
Haud temere'st, quod tu tristi cum mente gubernas.
4. Cf. Att. Dccii fragm. apud Non.; Pacuv. Ptvibœx fiagm. apud Non.; lit. Liv. XIX, 27; et plus haut, p. 197.
5. Cf. Enn. Ann. I ; fragm. apud Cic. De Divin. I, 48; et plus haut, p. 53— 6. De Ling. lat. VI, 7 ; Vil, 72.
ANCIENNE TRAGÉDIE LATINE
Chez Tite-Live* se trouve ranalyse d'un discours tenu par Brutus au peuple romain, pour lui faire prononcer la déchéance des Tarquins. C'est à un discours semblable qu'il faut probablement ra[)porter le vers dont raction d'Esopus et les acclamations des Romains firent une application glorieuse à Cicéron, alors exilé*; la nom de l'orateur y était prononcé, non pas, comme on l'a dit®, par une substitution au nom de Brutus ou de Junius, que portait le texte, substitution qui eijt été, de la part de l'acteur, une licence bien audacieuse et bien étrange, mais parce que ce nom était celui du roi populaire dont les libérales institutions, abolies par Tarquin, offraient uu texte favorable aux attaques de Brutus contre la tyrannie. C'est, je n'en doute guère, de Servius TuUius ainsi rappelé qu'il était question dans ce passage :
Tullius, qui avait fondé la liberté de Rome. TuUius, qui libertatem civibus stabiliverat.
Un dernier fragment me reste à rapporter. Il y est question de l'établissement du consulat, et même de i'étymologie*, depuis diversement expliquée, du titre de consul. C'est précisément au sujet de cette controverse que l'a cité VarroLi';
Que celui dont les conseils régiront l'État s'appelle consul.
Qui recte consulat, consul cluat.
Niebuhr* s'est autorisé du Brutus d'Atiius pour avancer qu'à la différence des tragédies grecques, il n'y avait, dans les tragédies dont les Romains empruntaient la matière à leur histoire, dans leurs fables prétextes, ni unité de lieu, ni unité de temps. En effet, dit-il, la consulta! ion de Tar-