‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 328 sur 513 · ANCIENNE COMÉDIE LATINE. — LES ATKLLANES ET LES MLMES · texte numérisé non relu

ANCIENNE COMÉDIE LATINE. — LES ATKLLANES ET LES MLMES

J>T,AUTE ET TÉRENCE

(Journal des savants, cahiers de septembre 1848, p. 555 ; avril, ju'n 1849

ÉTUDES SUR LE TiiRATRE LATIN, par Maurice Me\ier, docteur es lettres professeur suppliant de poésie latine au Collège de France Paris * 1847, in-8° de 348 pages. '

Le caractère de ces études^ dignes de beaucoup d'intérêt est une curiosité savante attirée de préférence par les obscurités, souvent impénétrables, qui entourent le berceau de l'art dranalique des Romains, ou bien encore par les perspectives nouvelles que les monuments de leur théâtre classique peuvent ouvrir sur l'histoire de leurs mœurs. On peut les diviser en deux parties, de dimensions fort inégales. Dans Tune, qui ne comprend qu'un petit nombre de pages, l'auteur, reproduisant, je crois, une tlièse de littérature soutenue par lui en 1842, traite des essais de comédie indigène qui, à Rome, ont précédé les atellanes, et plus particulièrement des atellanes elles-mêmes; dans l'autre qui est, à vrai dire, le livre lui-même, résumant une partie de son enseignement au Collège de France, il s'occupe d'une

L s ATELLANES ET LES MIMES.

manière générale de quelques-uns des personnages principaux empruntés par les comiques latins au théâtre grec et à la société romaine, les parasites, les femmeSy les esclaves. C'est de la première qu'il sera question dans cet aiticle. . M. Meyer y revient à un sujet souvent touché par les historiens des lettres latines et qui, depuis un certain nombre d'années avait, à plusieurs reprises, attiré l'attention, exercé l'érudition et la sagacité de quelques philologues étrangers, tels que MM. Schober* et Munk% et aussi de nos savants et ingénieux compatriotes MM. Génin^et Magnin\ Ainsi devancé, il ne pouvait chercher la nouveauté de son travail dans la découverte impossible de faits absolument nouveaux; il devait plutôt se proposer d'amener les faits déjà réunis, malheureusement en bien petit nombre, à plus de précision et de clarté. Mais cela était encore bien difficile, car il s'agissait d'une littérature sans monuments, presque sans ruines, que nous font seuls connaître des témoignages déjà bien éloignés d'elle, et la plupart bien vagues et bien obscurs.

C'est ce qu'on peut dire même des beaux vers ou Virgile*^ et Horace* ont rappelé le premier âge de l'antique comédie latine. Comme documents littéraires ils sont insuffisants. Nous y voyons que, dans le Latium, ainsi que dans l'Attique, les loisirs de la vie des champs, particulièrement après les moissons et les vendanges, furent de bonne heure égayés par des dialogues, à peu près improvisés, sur un mètre grossier, le mètre saturnien"^, et dans lesquels les

1. Ucher die Atel'anischen schauspirle der Romcr, Leipsick, 1825. De atellanarum eiodiis, Brcslau, 1830. De salirœ initiis^ Naisse,

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