‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 330 sur 513 · Ibid., 157 sqq · texte numérisé non relu

Ibid., 157 sqq

ANCIENNE COMEDIE LATINE

paysans, le visage couvert d'un masque d'écorce, se renvoyaient les uns aux autres de rustiques injures ; nous y voyons que celte poésie, appelée ftsccnnine^ probabîeineut de la ville campanienne* ou falisque^ Fcscennia^ son premierberceau, et qui, par la suite, donna son nomades attaques ou à des divertissements poétiques du caractère le plus violent et le plus licencieux, après s'être jouée innocemment, tomba enfin dans des excès que dut répriner la sévérité des \J \ois, celle des Douze Tables, l'an de Rome 302. Lî sans 'doute est l'origine commune de la satire, d'une certaine poésie pastorale, le carmen amœbcum^ enfin de la comédie ; mais elle y est confusément; et pour se borner au dernier genre, le seul dont il soil ici quesiion, il faut se résignera ignorer si les interlociteurs des dialogues fescennins y parlaient pour leur propre compte, ou bien si, revêtant un personnage étranger, ils étaient déjà les acteurs d'un petit drame comique. M. Meyer ne décide pas la question, et même il ne la pose pomt, ce que je suis loin de lui ro^^rocher, car il n'eût pu la résoudre. Il se contente de voir daLs la poésie fescennine « un genre de comédie^ » qu'il appelle satire, par aniicipation , je crois, le nom de satura n'ayant élé donné qu'à un développement nouveau, par lequel la poésie fescennine fit un |as de plus vers le drame.

Ce fut sous le consulat de G. Sulpitius Paelicus et de G. Liciniiis Stolon, l'an 389 de Rome. De cette époque date, selon Tite-Live* et Valère Maxime*, qui l'a répété, rinstilutiou ]Temière des jeux scéniques chez les Romains, jusque là divertis par les jeux du cirque. Ils possédaient dt'jà dans leur poésie fescennine le dialogue. Des danses exécutées au son de la fliite, dans une cérémonie expiatoire, par des artistes venus d'Étrurie, leur donnèrent l'idée d'y joindre un acLompagnement musical et mimique. De là un composé d'abord un peu confus, lequel reçut, d'un mot qui

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