‹ Etudes sur la poésie latine [microform]Chapitre 345 sur 513 · Gic. Limon.j apud Suet., Vit Terent · texte numérisé non relu

Gic. Limon.j apud Suet., Vit Terent

PLAUTE EF TÉRENCE

Gicéron, ne retirait de ces mérites que ce qu'on a appelé d'après lui du nom de vis comica^ :

Toi aussi, tu obtiendras une jilace parmi les grands poètes, ô demi-j\I(^nanf^re, et à juste titre, ami, comme tu les, du pur langage. Et plût aux dieux qu'à tes écrits si doux ne manquât point la force comique, que par là ils se soutinssent mi-ux auprès drs Grecs, que dans c^tte partie de l'art tu méritasses plus d'estime ! C'est la seule chose qui te manque, ô Térence, et je m'en afflige.

Tu quoque, tu in summis, o dimidiate Menander, Ponei i^ et merito, puri sernT nis amator. Lenibus atque ulinam scrii t s adjuncta foret vis Comica et aequato virtus polbrel honore Cuni lirœcis, neque in hac despectus parte jacere Unum hoc maceror et doleo tibi déesse, Terenti'.

D'une aulre part, le mot de Montaigne : « Getluy-cy sent bien mieulx son gentilhomme, » peut se prêter à exprimer l'opinion bien diflérente de cette foule dont le goût plébéien repoussait, comme trop aristocratique pour elle, la comédie de Téience.

Ces dilï'érences de génie, de goût, d'art, de succès entre deux grands poètes ont été indiquées bien des fois par M. Meyer, dans les parallèles nombreux où il les a rapprochés, au sujet de personnages, de situations, qui se trouvent également chez l'un et chez l'autre, mais fort diversement présentés. Malheureusement sa très-juste admiration pour Plaute l'a rendu plus d'une fois injuste à l'égard de Térence. Depuis les attaques dont Térence s'est plaint, avec tant d'émotion, dans ses prologues, jamais peut-être il n'avait été plus sévèrement, plus rigoureusement traité, et cela d'après des raisons qui ont bien, j'en conviens, quelque chose de fondé, mais que l'on risque fort de fausser pour

1. Selon Meineke, De Menandri et Philemonis vita et scriptis, et plusieurs critiques dont il s'ai'puie, entre auirts Bentley et F. A. Wolf, cette expression consacrée résulte d'une manière fautive de ponctuer les vers 'le César. Il veut que l'on place une virgule après vis, et que l'on fasse rapporter comica non pas à ce mot, mais à virtus du vers suivant.

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