Asinar. — 2. Bacchid. — 3. Epidic. — 4. Deipn., VI
PLAUTE ET TERENCE
de certains ministres du culte, chargés de garder les offrandes portées dans les temples et en prenant leur part, serviteurs et convives des dieux, ceux auxquels ils n'ont pu donner que leur nom de parasites, et cela par métaphore, et assez tard, au temps du fils d'Aristophane et de la Comédie moyenne*, ceux qui auparavant s'appelaient flatteurs et eussent pu garder ce nom.
C'est par métaphore aussi, je le crois et m'écarte encore en cela de l'opinion de M. Meyer', que quelques acteurs sont nommés dans des inscriptions funéraires parasites d'Apollon^. On a voulu, par ce titre, rendre hommage à leur art, à leur talent, et non rappeler qu'ils joignaient à leur profession comique une sorte d'otfice religieux. J'y vois comme l'équivalent du Aiovu^jtaxoi xr/vTrai, du AtovuaoxoXaxcç des Grecs*. C'est ce qui me paraît résulter même de cette épigramme de Martial*, alléguée cependant par M. Meyer, où le poëte fait dire au célèbre mime Latinus :
Appelez-moi, j'y consens, le parasite de Phébus, pourvu que Rome sache que je suis le serviteur de son Jupiter.
Vos me laurigeri parasitum dicite Phœbi, Roraa sui lamulum dum sciât esse Jovis.
Si chargée que fût, sur la scène antique, l'image des parasites de tout ordre, car ils y paraissaient sous des traits divers, selon le degré de leur fortune, de leur esprit, de leur faveur, plus souvent de leur misère et de leur dégradation, à quelque excès d'exagération bouffonne qu'on y portât leur avidité famélique, leur gaieté de commande, la lâcheté de leurs complaisances intéressées, leur patience à souffrir les affronts et les violences, ils avaient de lointains modèles dans la société réelle et à tous ses étages. C'est ce dont témoigne, pour les plus bas, le mot de Diogène, à la vue des souris qui viennent dans son tonneau prendre leur
1. Alhen. ibid. Cf. Meineke, Hist, crit. comic. gr.3?c., p. 377.